Tricotés serrés, tricotés ensemble!

Dave Beaunoyer, président-éditeur
Tricotés serrés, tricotés ensemble!
Dave Beaunoyer. (Photo : Ghyslain Bergeron)

COMMENTAIRE. Nous ne vivrons assurément pas un Noël comme les autres. Une période des Fêtes qui n’atteindra pas son apogée avec l’ami Pierre qui finit la tête première dans le sapin et encore moins un jour de l’An avec l’étreinte d’une amie un peu pompette qui va vous dire­: «J’t’aime, t’es ma bessst». Cette pandémie inhumaine va nous obliger à sacrifier beaucoup de contacts sociaux pour, heureusement, nous concentrer que sur les contacts essentiels, dans les cas possibles. La famille proche sans artifices, pas à la sauvette de devoir aller ailleurs. Je crois que ce sera le temps de terminer le tricot et de s’emmitoufler dans le grand foulard de notre clan. Justement le temps, ce sera assurément ce que nous aurons en grande quantité en cette période et il sera probablement le plus beau des cadeaux.

Je sais qu’il y a de ces moments classiques, mythiques, essentiels à l’âme et au cœur comme Noël, le Nouvel An, la Fête nationale et j’en passe. J’ai un ami qui disait à chaque fois qu’on vivait ce genre de bonheur, celui qui nourrit l’âme et le cœur. ­ »Ce n’est pas où tu es qui est important, mais bien avec qui tu es! » J’aborde donc cette fin de 2020 avec la même approche. Je vais savourer le temps que j’aurai avec les personnes qui me sont le plus chères ­: ma douce moitié et nos enfants. Nous ferons de cette période unique, un temps bien investi.

Le temps, celui que l’on donne, que l’on offre. La vie en 2020 est bien faite quand même. On se véhicule plus facilement et la technologie nous permet de voir les gens qui, jadis, ne pouvaient être joints que par téléphone. Ne pas se rassembler ne signifie pas interdiction de se voir… à deux mètres.

Si on attendait le tournant de l’année 2000 avec son bogue, celle qui s’achève aura été un peu plus «boguante». Quand on est jeune, on trouve ça futile, voire vide de sens, quand mamie nous souhaite au tournant de l’année­: «Santé, succès dans tes études, amour et, surtout, d’avoir du fun…» Et bien, rien de ça n’est arrivé en 2020.

20/20 d’ailleurs, en optométrie, c’est une vision parfaite, espérons maintenant que cette vue de 2020 nous aura appris à apprécier l’imparfait qui nous a été servi. On demande aux jeunes sportifs de travailler à l’intérieur de ce qu’ils contrôlent, aux adultes, d’être résilients, c’est plus sérieux comme mot. Il y a beaucoup de frustrations face à 2020, mais je trouve qu’il y a encore plus de rapprochements (pas comme à O.D ou à 2 mètres bien entendu) à s’entraider, à s’appuyer et à se soutenir les uns les autres.

J’ai une belle pensée pour nos annonceurs, car si la vie et la santé en général ont pu nous faire état de tant de fragilité, la vie économique de ceux-ci l’est tout autant. Certes, il y a des domaines qui se sont tirés mieux d’affaire que d’autres, mais en général, les petits commerçants, les petites entreprises de 10 employés et moins, ont tenté de garder la tête hors de l’eau. Avec des employés mobilisés et des acheteurs enthousiastes à l’achat local, ils passent au travers de cette période historique. Plusieurs, malgré les difficultés, ont continué à investir en publicité pour vous dire qu’ils sont là pour vous. Comme c’est une roue qui tourne, sans eux, nous n’aurions pas pu être aussi présents pour vous rapporter toutes les actualités de la région. À comparer avec ce qui se passe ailleurs au Québec, force est de constater que notre communauté a su se mobiliser, se serrer les coudes et penser local pour ses achats et besoins professionnels au cours des derniers mois. Chapeau à tous! Sans vouloir abuser du thème, il faut être tricotés serrés pour accomplir tout ça…

En terminant, merci à l’équipe du Journal L’Express d’avoir été aussi solide et résiliente devant l’inconnu. Je suis fier d’avoir des collègues tels que vous. Lors de l’acquisition, nous avions titré­: «Nous sommes L’Express». Ces trois mots ont pris leur sens dans les dernières semaines. Merci de votre engagement.

À vous chères lectrices et chers lecteurs, je vous souhaite la meilleure des périodes des Fêtes. Je vous souhaite de la santé et du temps de qualité avec les gens que vous aimez. Je vais faire une mamie de moi-même­: je vous souhaite en 2021 de la santé, du succès dans vos études assis à l’école et… beaucoup d’amour.

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