La Ville double son budget alloué à la mobilité durable

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Par Cynthia Martel
La Ville double son budget alloué à la mobilité durable
La Ville injectera 1,9 M$ dans les corridors de mobilité active et 1,2 M$ dans la réfection de trottoirs. Sur cette photo, la rue Saint-Laurent. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Mobilité durable. La Ville de Drummondville injectera 4,6 M$ dans la mobilité durable en 2021, soit le double de cette année.

Environ 2,3 M$ étaient destinés à la mobilité durable en 2020, tel que le prévoyait le budget d’investissement de la Ville.

Dans le Programme triennal d’immobilisations (PTI) 2021-2022-2023 adopté lundi soir, d’importantes sommes seront de nouveau consenties pour ce volet, et ce, conformément au Plan d’action en mobilité durable.

La Ville ira ainsi de l’avant avec la réalisation de 4,9 kilomètres de corridors de mobilité active, à hauteur de 1,9 M$. En guise de comparaison, l’an dernier, le budget alloué était de 800 000 $.

«Il faut par contre mentionner que sur le 1,9 M$, il y a 1,2 M$ qui est destiné uniquement pour la portion piste cyclable de la phase deux de la promenade Rivia», précise le maire de Drummondville, Alain Carrier.

Les pistes cyclables existantes seront rénovées pour un montant de 510 000 $.

D’autre part, une somme de 1,2 M$ sera affectée à la réfection de trottoirs, tandis que 713 000 $ seront consacrés à la construction de nouveaux aménagements piétonniers, totalisant 2,2 kilomètres. En 2020, la Ville avait réservé un budget de 353 000 $ pour la réfection de trottoirs.

Transport en commun

Par ailleurs, le transport en commun bénéficiera d’un investissement de 338 000 $ pour améliorer l’offre de service, notamment grâce à l’implantation d’outils technologiques pour un système d’information aux passagers ainsi qu’un de vente et de perception tarifaire.

«L’ajout de ces équipements technologiques nous permettra aussi d’offrir une connexion WiFi à bord des autobus, une commodité en demande qui sera très appréciée de la part des usagers de notre service de transport en commun, j’en suis convaincu», affirme M. Carrier.

Sécurisation des rues

«Un autre volet important de notre Plan de mobilité durable concerne la sécurité optimale de nos rues. Le conseil municipal a à coeur la sécurité de la population, de toutes les tranches d’âge, et c’est pourquoi nous poursuivons nos efforts en ce sens», souligne le maire.

De ce fait, soulignons que différentes mesures d’apaisement de la circulation seront mises en place aux quatre coins de la ville, pour une somme de 105 000 $.

De plus, un montant de 290 000 $ permettra la mise à jour ou encore, l’ajout de feux de circulation ou de feux piétons ou sonores, et ce, en fonction de l’analyse des réalités des différentes intersections visées par ces interventions.

Avec l’arrivée de la nouvelle école primaire situe sur la rue des Tours, près du parc Boisé-de-la-Marconi, la Ville souhaite sécuriser les abords, et ce, grâce à la réalisation d’un projet de signalisation, de trottoirs, de traverses piétonnes et de bordures, un chantier de l’ordre de 594 000 $.

«Nous faisons de gros efforts pour la qualité de nos routes. C’est essentiel à mes yeux. La mobilité durable, c’est bon pour le corps, l’esprit, l’économie, la sécurité, et l’environnement aussi. C’est pour toutes ces raisons qu’à Drummondville, on se met en action pour la mobilité durable, dès maintenant», tient à souligner le premier magistrat.

«Repenser le chemin Hemming»

Toujours dans l’optique de favoriser le transport actif des citoyens et de mettre en valeur des lieux précis, le maire de Drummondville, Alain Carrier, souhaite aménager une piste cyclable sécuritaire sur le chemin Hemming. Un projet qu’il espère concrétiser en 2023, s’il est réélu.

«J’ai personnellement demandé à nos deux députés à l’Assemblée nationale une enveloppe financière qui nous permettrait de repenser le chemin Hemming, en 2023, en y intégrant un véritable corridor de mobilité active qui relierait le centre-ville au parc Kounak en toute sécurité. De là, les cyclistes pourraient prendre le ponton, traverser la rivière, et revenir vers le centre-ville en empruntant le boulevard Allard, ce qui constituerait une boucle cyclable «signature» en bordure de l’eau», explique-t-il.

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