Le «bodypainting» : un art à découvrir

Le «bodypainting» : un art à découvrir
Judy Bolduc réalise des œuvres sur son corps à l’aide de pinceaux et d’un fusil de type "airbrush". (Photo : Gracieuseté)

MAGAZINE. Peindre une toile n’est pas chose facile, alors imaginez la complexité de faire apparaître une image sur un corps, avec toutes ses courbes. Judy Bolduc excelle en bodypainting depuis quelques années, allant même à utiliser son propre corps pour exprimer son art éphémère.

L’artiste de 30 ans se passionne pour le dessin depuis qu’elle a 14 ans. Avec les années, elle a su développer une expertise pour le bodypainting en apprenant les rudiments de cet art en regardant des vidéos sur Internet.

«Je suis autodidacte. J’ai beaucoup appris en regardant, pendant plusieurs heures, ce qui se fait sur le web. Quand je suis modèle pour des artistes, je regarde comment ils font et j’assimile leurs techniques», avoue Mme Bolduc qui est originaire de Jonquière.

En s’inspirant des plus grands dans le domaine, elle a su bien cibler ses achats pour pouvoir devenir meilleure dans ses réalisations.

La femme Gladiacoeur est la première réalisation effectuée avec son fusil «air brush».

«Je suis capable de peindre au pinceau, mais je me suis aussi équipée d’un compresseur air brush de qualité. Ça permet de faire des choses plus élaborées. Je planifie mes créations et j’ai toujours mon image en tête avant de commencer», explique l’artiste qui habite Drummondville depuis cinq ans.

Sa page Facebook regorge de réalisations plus originales les unes que les autres. Le plus fascinant est de réaliser que plusieurs sont des créations effectuées sur son propre corps.

«Ce n’est pas facile! Je dois peindre à l’envers en me regardant dans le miroir et je ne suis pas ambidextre. De plus, je continue mon apprentissage avec le fusil à peinture air brush. J’aime les trucs originaux», explique Judy Bolduc.

Ses œuvres peuvent prendre entre quatre et six heures avant d’être terminées. Si une séance photo est prévue, deux autres heures sont nécessaires avant que le sujet ne puisse se laver.

«L’un de mes dessins préférés est le visage d’un singe peint sur le dos d’un sujet. Il y a beaucoup de détails. J’ai pratiqué beaucoup sur moi pendant le confinement de la COVID-19. J’ai un faible pour mon premier test avec mon air brush qui fut la Gladiacoeur. Il a été fait avec la peinture à base d’alcool et j’ai terminé avec celle à l’eau. J’en suis bien fière», précise-t-elle en prenant le soin de dire que c’est sans danger pour la peau.

L’artiste concède toutefois qu’il est difficile de vivre de son art : «Je fais quelques contrats annuellement. La période de l’Halloween est toujours bonne, mais je peux faire diverses thématiques. J’ai de plus réalisé des maquillages d’effets spéciaux dans un court métrage d’horreur et joué un personnage. J’ai aussi créé le costume du tueur. J’aimerais faire des compétions un jour comme dans l’émission Skinwars. Et qui sait, peut-être dans le monde du cinéma! J’aime me donner des défis et je fais tout pour arriver à mes fins», lance-t-elle en conclusion.

 

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