Un blanchissage et un record d’équipe égalé

Photo de Jonathan Habashi
Par Jonathan Habashi
Un blanchissage et un record d’équipe égalé
Dans une classe à part, les Voltigeurs n’ont fait qu’une bouchée du Titan, vendredi soir, au Centre Marcel-Dionne. (Photo : Ghyslain Bergeron)

HOCKEY. Il y a de ces soirs où la parité en prend pour son rhume dans la LHJMQ. Littéralement seuls sur la patinoire du Centre Marcel-Dionne, vendredi soir, les Voltigeurs ont non seulement blanchi le Titan d’Acadie-Bathurst par le pointage de 6-0, mais ils ont égalé un record de concession datant de 2010 en limitant l’adversaire à seulement neuf lancers.

Misant sur le retour au jeu de Joseph Veleno, les Drummondvillois ont été en contrôle de la rondelle durant la majeure partie de la soirée. Après avoir vu le gardien Tyriq Outen repousser les 18 tirs dirigés vers lui au premier vingt, les protégés de Steve Hartley ont finalement ouvert les valves en marquant trois fois en deuxième période. La domination s’est poursuivie jusqu’au son de la sirène finale, le Titan encaissant ainsi une septième défaite consécutive.

Félix Lauzon et William Champagne. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«On n’avait pas aimé notre dernière performance et on voulait être meilleurs en tant qu’équipe. Ce soir, on a réussi à tuer les jeux très rapidement en zone neutre, a commenté Steve Hartley. C’est l’aspect où on a été le meilleur. On a été bon pour leur enlever du temps et de l’espace et notre relance a été excellente. C’est là que l’effet de rouleau compresseur a embarqué.»

Au terme de ce duel à sens unique ponctué de seulement quatre pénalités, les locaux ont surclassé les derniers de classe de la LHJMQ 49-9 au chapitre des lancers. Mince consolation, les plus récents champions de la coupe Memorial (6-31-0-1) sont parvenus à éviter le record de médiocrité de la LHJMQ de sept tirs effectués dans un match.

À son premier départ à domicile, le nouveau venu Anthony Morrone a donc signé l’un des jeux blancs les plus faciles de l’histoire du circuit. «Ce n’est pas évident pour un gardien de rester concentré dans de telles circonstances. Anthony a su garder son focus, ce qui lui a permis de faire quelques bons arrêts pour préserver son blanchissage en troisième période», a souligné Hartley, lui-même un ancien cerbère.

Veleno : «J’ai vécu de l’adversité»

Joseph Veleno et Jesse Sutton. (Photo : Ghyslain Bergeron)

À peine 48 heures après l’élimination du Canada face à la Finlande en quart de finale du championnat mondial junior disputé en Colombie-Britannique, Joseph Veleno a préparé trois buts, ceux de ses compagnons de trio Brandon Skubel (2-0) et Gregor MacLeod (1-1).  «Joe a contrôlé le jeu et il a créé de bonnes chances de marquer avec sa vitesse. On lui a donné l’option de se reposer dans sa famille, mais il tenait à jouer. On va lui donner quelques jours de repos ici et là plus tard», a indiqué Hartley, qui a également vu Cédric Desruisseaux (1-2), Nicolas Beaudin (0-3), Nicolas Guay (1-1) et Félix Lauzon (1-1) mettre l’épaule à la roue.

Ayant hérité de la première étoile du match, Veleno a dit sortir grandi de son expérience sur une patinoire de la LNH face aux meilleurs hockeyeurs juniors de la planète. «Je n’ai pas joué les mêmes minutes là-bas que je joue ici, mais j’ai accepté mon rôle. J’ai vécu de l’adversité que je n’avais jamais vécue avant. Toute cette expérience m’aidera dans le futur», a fait observer l’espoir des Red Wings de Détroit.

«Bien sûr, on visait un meilleur résultat, mais c’est un tournoi très court où les petits détails et la moindre erreur peuvent faire pencher la balance d’un côté», a-t-il ajouté.

Au passage, Veleno s’est porté à la défense de Maxime Comtois, qu’il a d’ailleurs joint au téléphone au cours des dernières heures. «Je lui a dit de ne pas focusser là-dessus. Tout le monde qui connaît son hockey sait que ce n’est pas la faute de Max si on a perdu. Il a été un capitaine incroyable pour nous.»

(Mise à jour) Dans la nuit de vendredi à samedi, les Ducks d’Anaheim ont annoncé que Maxime Comtois a joué avec une épaule séparée durant le tournoi. Il sera absent de la compétition pour environ deux semaines.

Un rêve d’enfance pour Gauthier

Le match aura aussi permis aux quelque 2400 partisans de voir à l’œuvre le jeune défenseur drummondvillois Kaylen Gauthier, fils de l’ex-capitaine des Voltigeurs Denis Gauthier. «Kaylen a démontré beaucoup de maturité dans son jeu. Il est très calme avec la rondelle et il garde son jeu simple», a fait observer Steve Hartley.

Kaylen Gauthier (Photo : Ghyslain Bergeron)

Désigné au sein de l’alignement partant, le produit des Sénateurs du Collège Saint-Bernard et des Cantonniers de Magog s’est exécuté devant de nombreux membres de sa famille. «J’ai tripé! Pour moi, c’est un rêve d’enfant de faire partie de cette équipe. Le seul conseil que mon père m’a donné, c’est vas-y, amuse-toi! Je me suis mis zéro pression. J’ai fait de mon mieux et ça s’est bien passé», a exprimé l’arrière de 16 ans, qui arborait le numéro 26 sous la bannière commémorant le retrait du numéro 21 de son paternel.

«La symbolique était forte. Ça restera un beau souvenir pour notre famille.»

Souvent comparé à Charles-David Beaudoin, le jeune Gauthier a vite constaté toute la rapidité du jeu dans la LHJMQ. «Les gars sont plus vites et plus forts. Il faut exécuter rapidement et avec plus de force sur chaque jeu. Maintenant, j’ai l’intention d’aller gagner dans le midget AAA et de revenir ici l’an prochain. J’ai toujours été très défensif, alors je veux améliorer mon jeu offensif pour devenir un défenseur complet.»

Les Voltigeurs (29-8-1-0) complèteront une séquence de trois matchs en autant de jours en rendant visite aux Cataractes de Shawinigan (10-24-1-2), samedi, dès 16 h. «Notre plus grand défi cette saison, c’est d’être à notre meilleur à chaque match. Peu importe l’adversaire, on doit démontrer de la maturité dans notre jeu», a rappelé Steve Hartley.

Partager cet article