Toujours moins d’étudiants en soins infirmiers; le Cégep en mode solutions

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Par Erika Aubin
Toujours moins d’étudiants en soins infirmiers; le Cégep en mode solutions
La décision a été prise, jeudi dernier, après une rencontre entre le CIUSSS et le syndicat des employés. (Photo : Archives, L'Express)

SOINS INFIRMIERS. Le Cégep de Drummondville voit son nombre d’étudiants inscrits au programme de soins infirmiers diminuer depuis plusieurs années. Le collège cherche activement des solutions pour redonner goût aux étudiants de choisir cette profession.

À la session d’automne 2018, le nombre d’étudiants en soins infirmiers au Cégep était de 165. En comparaison, il était de 227 à l’hiver 2016 et de 285 à l’automne 2014. «Nous remarquons une baisse des demandes d’admission en soins infirmiers. Toutefois, c’est un phénomène qui s’observe dans tous les réseaux collégiaux de la province et pas seulement à Drummondville», a fait savoir Mario Carrier, directeur des études.

Ce dernier croit que les conditions de travail difficiles dans le milieu a un impact sur le choix de carrière des étudiants. «Il y a eu beaucoup de témoignages dernièrement de professionnels dans le domaine de la santé qui sont au bout du rouleau. C’est certain que cela peut remettre en question les étudiants et même les décourager», a laissé entendre le directeur des études.

Cette situation le préoccupe grandement. Pour cette raison, son équipe et lui ont décidé de rapidement mettre en place des solutions pour redorer la notoriété du programme.

Des solutions proactives

«Nous travaillons actuellement à réviser le programme en soins infirmiers pour présenter à l’automne 2019 quelque chose d’innovateur. Par exemple, nous ajoutons un axe en gérontologie. Nous mettons aussi sur pied de nouvelles méthodes pédagogiques tels que la simulation haute fidélité grâce à des mannequins qui bougent», a expliqué M. Carrier.

Rappelons que l’an dernier, le Cégep a investi environ 235 000 $ pour des travaux de construction concernant le réaménagement des locaux.

Également, une entente a été établie avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) afin de permettre aux étudiants d’avoir un emploi dans leur domaine lors des périodes estivales. Selon Mario Carrier, il s’agit d’un atout pour un étudiant de pouvoir travailler pendant son parcours scolaire dans son futur domaine.

«Nous sommes dans une situation de plein emploi dans tous les domaines. Avant, les soins infirmiers étaient une valeur sûre. Maintenant, les étudiants ont tellement de choix. Pour ce qui est des prévisions pour la rentrée 2019, nous nous attendons à ce que le nombre d’étudiants reste stable», a-t-il conclu lors d’un entretien téléphonique avec L’Express.

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