(Tribune libre) L’école de pilotage doit fermer

(Tribune libre) L’école de pilotage doit fermer
(Photo : Illustration, L'Express)

En réponse à l’article de L’Express du 22 février dernier intitulé «La Ville resserre les règles entourant l’école de pilotage», je dois cette réponse aux 90 signataires des districts 10 et 11 que je représente pour la fermeture de l’école de pilotage.

D’abord, Alexandre Cusson se prononce dans cet article comme président de la SDED à l’unique service du développement économique et en oublie ses devoirs de protection (subsidiarité) comme maire de Drummondville pour tous ses citoyens qui subissent des pollutions sonores et des gaz imposés par les activités de l’école de pilotage depuis l’été 2017.

Ses explications, en faveur de la continuité des opérations du promoteur Select Aviation, sont insultantes et révoltantes. Ses suggestions sont nulles et irrecevables quand il répète comme un perroquet «vouloir redonner la quiétude aux citoyen» et que «la ville n’a pas le pouvoir de faire fermer l’école… tout comme elle n’a pas le pouvoir de ne fermer aucun commerce», et ce, même si ce commerce en milieu urbain rend la population malade. Prenons en exemple le réseau routier. Il y a des lois sévères interdisant la circulation des quads et des motoneiges sur nos routes. On leur impose des circuits loin des habitants et des milieux urbains. Pourquoi les écoles de pilotage ne pourraient pas être soumises à ces mêmes lois?

Une résolution a été adoptée pour interdire les avions de décoller et d’atterrir entre 23h et 7h. Jusqu’ici, les vols se faisaient entre 23h30 et 7h30. Si ça, c’est un changement, de qui se moque-t-on? D’autres propositions inappropriées, sans lien avec nos demandes : encadrer les activités les fins de semaine et les jours fériés, charger des frais pour les atterrissages et les décollages. Depuis 2017, les vols ont toujours lieu par beau temps (week-end et jours fériés). Même s’il y avait des frais pour les décollages et atterrissages et qu’on les versait aux victimes, ça ne règlerait rien. Cela contreviendrait à notre santé et raccourcirait nos jours. Notre santé est non négociable.

Le maire Cusson ajoute d’autres propositions : «analyser les ressources humaines», «avoir suffisamment de personnel en place», «ajouter des caméras sur le site» et «renforcer le rôle du comité de vigilance». Rien dans tout ça ne redonnera la quiétude aux citoyens. Ce n’est que de la poudre aux yeux, des tentatives de duperie, de tromperie.

Le président de la SDED continue de faire le bonheur des entreprises. Il dit garder ouvert le canal de communication avec Select Aviation et les citoyens. Je peux vous affirmer, comme représentante des districts 10 et 11, que le canal n’est pas ouvert avec les citoyens. Comme représentante dans ce dossier, je confirme que deux seules rencontres ont eu lieu avec le maire, soit le 27 septembre 2018 et le 18 décembre 2018. À cette dernière rencontre, une firme aéronautique engagée par la ville depuis la fin de l’été 2018 se plaçait du côté du promoteur Select Aviation et du maire pour nous imposer ce commerce.

Il n’y a que la fermeture de cette école de pilotage qui nous fera retrouver notre quiétude perdue.

Henriette Yergeau

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