La «fabuleuse» 16e édition du Festival de la poutine

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Par Louis-Philippe Samson
La «fabuleuse» 16e édition du Festival de la poutine
Le spectacle des Cowboys Fringants a été l'une des prestations les plus marquantes de l'histoire du Festival de la poutine. (Photo : Ghyslain Bergeron)

FESTIVAL. Le rideau est tombé, samedi soir, sur le Festival de la poutine de 2023. Spectacles marquants, foules records et poutines décadentes ont marqué cette 16e édition qualifiée de «fabuleuse» par le directeur général Simon Proulx.

Avant même le premier jour de l’événement, le comité organisateur s’attendait à vivre une grande édition. Effectivement, la programmation, avec Les Cowboys Fringants en tête, a été l’une des plus relevées des dernières années et le rythme des ventes des laissez-passer laissait présager un fort engouement. Avec deux soirées à guichets fermés, c’est donc un total record de 31 000 personnes qui ont pris part au Festival de la poutine.

«Cette année, nous étions heureux de pouvoir permettre à un peu plus de gens d’entrer sur le site en réorganisant l’avant de la scène, a expliqué Simon Proulx. Le site est tout de même limité par les infrastructures autour, mais il y a aussi la deuxième scène qui nous permet d’augmenter la jauge et de faire grandir l’événement. Les espoirs que nous avions se sont matérialisés alors que nous avons eu trois grosses soirées.»

En ouverture de festival, Roxane Bruneau a livré une performance qui a su captiver la foule qui ne s’est pas laissée déranger par les quelques goutes de pluie qui sont tombées. Vendredi, la soirée menée par Fouki, Jay Scott, Koriass et Souldia a créé une ambiance de fête rarement vue au centre Marcel-Dionne.

«Roxane Bruneau a été une tête d’affiche solide. C’est un soir qui est habituellement moins achalandé, mais il y avait aussi d’autres noms comme Allyson Pétrin, Les Louanges, Clay and Friends et Dumas qui ont attiré des gens su le site. Tandis que vendredi, personne ne pouvait rester insensible au party que les quatre artistes ont mis sur la scène. Les gens ont été dans l’ambiance dès le début», a raconté le directeur général.

Alors que plusieurs festivaliers ont dû être évacués par les équipes d’Ambulance Saint-Jean vendredi, Simon Proulx a affirmé que le festival s’est rapidement adapté en augmentant les effectifs en fonction le samedi soir.

Justement, en ce dernier soir de spectacles, Les Cowboys Fringants ont livré l’une des prestations les plus marquantes de l’histoire du Festival de la poutine. Le passage du groupe de Repentigny s’est même étiré après le coup des 23 heures.

«On pourrait pratiquement dire que c’était le spectacle le plus attendu au Québec. Ça a été un scénario de rêve. Nous savions que Les Cowboys voulaient vraiment être ici. Nous étions conscients de tout ce qui s’est passé pour eux cet été et ça a été un show vraiment fantastique et très émotif. Le groupe nous a demandé si c’était un problème de terminer plus tard et je ne voyais pas qui aurait pu se plaindre de la situation. C’était très généreux de leur part; il y avait un sentiment que quelque chose de grand se passait», a témoigné le chanteur du groupe Les Trois Accords.

Par ailleurs, Simon Proulx a souligné la surprise que leur a faite la chanteuse Lydia Képinski en reprenant leur chanson Youri à sa façon durant sa prestation vendredi. La prestation du chanteur Les Louanges a également «jeté à terre» le directeur général qui a salué l’excellent travail qui a été fait pour attirer autant d’artistes renommés à Drummondville cette année.

La Fourchette d’or

Percevant une ambiance de compétition de plus en plus intense ces dernières années, les organisateurs du Festival de la poutine ont pris la décision de ne pas remettre le prix de la Fourchette d’or cette année. Cependant, chacun des poutiniers présents a reçu une Fourchette d’or symbolique des mains de Pierre-Luc Boisvert afin de les remercier de leur présence et de leur travail.

«Nous avons toujours voulu que le concours soit un truc bon enfant et pas très sérieux. Les restaurants sont devenus très fiers de le remporter et ça a créé un climat compétitif. On ne voulait pas que ça aille plus loin que ce l’était. Nous considérons maintenant que le prix est d’être présent au festival. Nous étions aussi dans les grosses ligues en matière de poutines. On peut même compter une crise de foie au sein de notre équipe qui a été obtenue dans l’objectif de tester tous les produits», a raconté Simon Proulx.

De plus, le partenariat entre l’événement et le CALACS La Passerelle sera assurément inscrit aux protocoles ces prochaines années, a assuré M. Proulx. Bien qu’un bilan n’ait pas encore été dressé moins de 24 heures après la conclusion du festival, le directeur général a réaffirmé son intention de poursuivre cette collaboration.

«Pour nous, il s’agit d’une belle addition à notre système de sécurité. Les protocoles mis en place ont répondu au besoin. C’est un truc qui va s’inscrire à long terme dans ce que nous faisons pour la sécurité de nos visiteurs», a-t-il dit.

Finalement, Simon Proulx a confirmé que le Festival de la poutine sera de retour en 2024 pour une 17e édition. Avec le spectre de travaux majeurs au centre Marcel-Dionne pointant à l’horizon, le directeur général a dit que toutes les options seront observées, le moment venu, quant à la présentation des festivités, mais qu’il était encore trop tôt pour s’avancer sur le sujet à l’heure actuelle.

 

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