Début de saison de motoneige plus tardif

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Par Louis-Philippe Samson
Début de saison de motoneige plus tardif
Le Club Motoneige ARDAD Drummondville peut compter sur une équipe d’une quinzaine de bénévoles qui aident à l’entretien des sentiers. (Photo : Archives)

MOTONEIGE. Les passionnés de motoneige ont dû attendre un peu plus longtemps qu’à l’habitude, mais ils peuvent désormais emprunter la quasi-totalité des sentiers entretenus par le Club Motoneige ARDAD. Cependant, un faible couvert de neige et des arbres affaissés posent encore quelques problèmes au club motoneigiste de la région.

Selon le président du club, Alain Champagne, la première tempête de neige n’a pas aidé à lancer la saison du club. «La neige qui est tombée était pesante, donc il y a beaucoup d’arbres dans les sentiers. Présentement, ça fait une semaine que des bénévoles coupent des arbres sur les sentiers», a-t-il fait savoir. Au moment d’écrire ces lignes, le club était encore à dégager les sentiers en direction de Durham-Sud, L’Avenir et Acton Vale.

La présence d’arbres et de branches dans les sentiers constitue le principal obstacle pour offrir des sentiers sécuritaires. Malgré tout, Alain Champagne affirme que les sentiers sont tout de même très beaux pour les conditions actuelles. «Tous les sentiers sont ouverts, sauf dans le secteur de L’Avenir. C’est trop dangereux encore pour y circuler. Pour le reste, on a eu des commentaires d’usagers, cette fin de semaine, qui nous ont dit qu’on avait “des assez beaux sentiers pour le peu de neige qu’on a”», a ajouté le président du club, qui compte environ 340 kilomètres de sentiers dans la région.

La quantité de neige qui couvre les sentiers est exceptionnellement faible cette année. Les sentiers sont praticables depuis environ une semaine seulement. «Même si on avait aussi commencé tard l’année passée, on avait plus de neige. Ça prendrait une belle tempête de 10 centimètres et tout le monde pourrait être aux oiseaux», a imagé Alain Champagne.

Afin que les tous les sentiers soient accessibles, l’ARDAD a dû effectuer quelques travaux, comme le remplacement et la réparation de certains ponts qui s’étaient affaissés, dont un tout neuf à Saint-Cyrille-de-Wendover. Le club a également investi dans l’achat d’un nouveau tracteur pour effectuer le surfaçage des sentiers.

Légère baisse

En raison de la pandémie et des relais fermés, plusieurs membres ont préféré ne pas renouveler leur abonnement pour la présente saison. Alors que le club comptait près de 1 400 membres en 2019-2020, il en regroupe une centaine de moins en 2020-2021, malgré l’ajout de quelques nouveaux membres. Avec l’implantation du couvre-feu à 20h, les motoneigistes ne peuvent pas autant parcourir les sentiers les soirs de semaine. Ils sont donc plus nombreux à y circuler les fins de semaine qu’en temps normal.

D’ailleurs, le président de l’ARDAD rappelle à ses membres l’importance de rester sur les sentiers balisés. Le club veut conserver ses droits de passages sur des terrains privés et zones agricoles en assurant leur respect. «On a eu quelques problèmes avec des motoneigistes moins respectueux. Il y en a qui se sont promenés dans les champs de cultivateurs sans permission. On a eu beaucoup de plaintes de cultivateurs après la première tempête», a commenté M. Champagne. Le club compte sur une dizaine d’agents de surveillances qui sillonnent les sentiers et qui s’assurent que les règlements sont suivis.

Le Club Motoneige ARDAD a également repoussé ses journées portes ouvertes en raison du contexte sanitaire et du manque de neige. Elles se tiendront finalement les 27 et 28 février prochains.

Chez les concessionnaires

Chez Performance NC, on a constaté une certaine hausse de la demande en motoneige, cette saison, malgré les contraintes sanitaires qui limitent le magasinage en boutique. Le président de l’entreprise, Alain Jr Carrier, a signalé que l’approvisionnement en motoneiges et en pièces de rechange auprès de son fournisseur BRP va bon train.

De son côté, MotoSport 100 limites a vu les manufacturiers Polaris et Yamaha couper de près de moitié son carnet de commandes en raison des fermetures d’usines occasionnées par la COVID-19. Malgré cela, le propriétaire, Martin Allard, n’a pas vécu d’énormes problèmes, bien qu’il n’ait pas pu bénéficier d’une proposition de modèles aussi large qu’à l’habitude.

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