Des créatures «incroyables, mais incomprises» – Martin Daunais

Des créatures «incroyables, mais incomprises» – Martin Daunais
Martin Daunais est un passionné des serpents. (Photo : Ghyslain Bergeron)

MAGAZINE. Quand on parle d’un animal de compagnie, on pense souvent à un chat, un chien ou un oiseau. Ceux de Martin n’ont pas de pattes ni de poils. Il voue une passion aux serpents, des animaux qui ont mauvaise réputation, mais qui sont à toutes fins inoffensives.

Ce n’est pas d’hier que Martin Daunais se passionne pour les animaux, surtout les reptiles. C’est en visitant un zoo alors qu’il était jeune que l’intérêt s’est développé, mais sa mère ne voulait rien entendre. «Un furet, un chat, un chien, un rat, une gerboise, n’importe quoi, mais pas un serpent! Il n’était pas du tout question que ça entre dans la maison», a expliqué M. Daunais en riant.

À l’époque, Martin Daunais possédait un Python de Birmanie de 13 pieds.

En 2003, il a reçu en cadeau son premier serpent, un Pueblan milk snake. C’est à ce moment-là qu’il a eu la piqûre et, en moins d’un mois, il en possédait trois.

«Ce sont des créatures incroyables, mais incomprises. Il y a beaucoup de mythes qui entourent les serpents, un peu comme les requins. Quand il y a une morsure, dans 99 % des cas, c’est une erreur humaine. Sans craindre ces animaux, il faut les respecter», a tenu à préciser l’erpétophile.

Après avoir appris en 2012 que sa conjointe de l’époque était enceinte, il a décidé de tout vendre. «Je ne me serais jamais pardonné qu’un accident survienne. Mes installations étaient sécuritaires, mais il n’y avait pas de chance à prendre», a raconté l’homme de 40 ans.

Une collection unique

Au cours des dernières années, M. Daunais a recommencé à acheter des serpents. À ce jour, il a investi près de 10 000 $ dans sa passion.

«J’ai acheté un incubateur dans lequel je garde mes serpents. J’en ai 29. C’est comme un passe-temps. Ce que j’aime le plus faire, c’est créer des «paint job» (différents types de motifs et de couleurs de peau). Ce sont comme mes œuvres d’art à moi. Il y a beaucoup de gymnastique pour faire de la reproduction. Je n’en fais pas un commerce, je ne fais que rehausser ma collection», a-t-il expliqué en précisant qu’aucun de ses serpents n’est venimeux.

Cet aimant des reptiles perfectionne son art en s’instruisant avec des vidéos trouvées sur le Web. «À l’époque, j’écoutais les émissions à la télé qui étaient animées par Steve Irwin. Maintenant, c’est plus facile d’avoir des réponses. Avec une espérance de vie de 20 à 40 ans, il faut en prendre bien soin.»

Un petit nouveau dans la famille

Adopté il y a seulement quelques semaines, Boudzo, un Varan du Nil, fait maintenant partie de la famille. «C’est un animal préhistorique! C’est fascinant. Il peut atteindre 5 à 6 pieds et l’animal est réparti de la façon suivante : 40 % de corps et 60 % de queue. On peut l’entraîner, le dompter, mais ce n’est pas pour les débutants», a conclu M. Daunais.

Ses serpents

  • Le plus petit : python royal de 2 pieds (jeune)
  • Le plus gros : Python de Birmanie de 13 pieds (décédé) et Boa à queue rouge de Colombie de 5 pieds et demi (actuel)
  • Le plus vieux : 12 ans
  • Ils sont nourris une fois par semaine avec des souris ou des rats vivants.

 

(Note de la rédaction : cet article a été rédigé avant la crise de la COVID-19)

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