Patrick Huard a le cinéma québécois tatoué sur le cœur

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Par Erika Aubin
Patrick Huard a le cinéma québécois tatoué sur le cœur
Patrick Huard est porte-parole de RVQC pour une deuxième année. (Photo : Marine Clément-Colson)

CINÉMA. «Les Rendez-vous Québec cinéma (RVQC) n’est pas un festival comme les autres, car il s’agit vraiment de rendez-vous entre les films, le public et les artisans. C’est rare que nous avons cette chance. C’est ça, la beauté de ce festival», a exposé Patrick Huard sur le tapis rouge.

Jeudi avait lieu la soirée d’ouverture de la deuxième édition des RVQC à Drummondville. Plusieurs artistes, tels que le porte-parole Patrick Huard, ont foulé le tapis rouge à l’entrée de l’emblématique Cinéma Capitol.

Avant la projection des films Avant qu’on explose et La disparition des lucioles, M. Huard est monté sur scène pour s’adresser au public. «Je suis à nouveau le porte-parole de l’événement puisque je veux continuer à convaincre les gens un par un que notre cinéma québécois est unique, car il a du cœur», a-t-il déclaré devant une salle bondée.

«Chaque film québécois qui sort vous appartient, car c’est nous tous qui le payons. Ce sont vos films et ils font partie de votre album photo. Ils pourront être montrés à nos enfants plus tard pour leur faire voir comment on parlait, comment on s’habillait ou encore la musique qui jouait», a ajouté l’humoriste et comédien.

Une soirée, deux projections

Les représentations ont débuté avec le film Avant qu’on explose, une comédie dramatique, réalisée par Rémi St-Michel, qui a su charmer le public. Il met en vedette Étienne Galloy dans le rôle de Pier-Luc, un adolescent qui souhaite perdre sa virginité avant le début de la Troisième guerre mondiale. La jeune équipe derrière ce film a abordé le sujet de l’anxiété chez les adolescents avec une touche d’humour. Un film qui sort d’un cadre plus traditionnel.

«Les paradigmes changent beaucoup dans le monde du cinéma, mais quand il y a de grands changements il y a aussi de grandes opportunités. Par exemple, Avant qu’on explose représente bien comment on peut faire d’excellents films avec un plus petit budget. Réalisateur, producteur et acteurs se sont lancés, sans complexes et sans peur dans ce projet», a souligné Patrick Huard.

Sébastien Pilote et Pierre-Luc Brillant

Par la suite, sont montés sur scène Sébastien Pilote et Pierre-Luc Brillant pour présenter La disparition des lucioles, un long-métrage tourné au Saguenay. Léonie (Karelle Tremblay) se sent constamment frustrée et cynique. Elle est partagée entre ses trois figures paternelles : son beau-père qu’elle déteste, son père absent et son professeur de guitare Steve (Pierre-Luc Brillant).

D’ailleurs, la relation ambiguë entre Léo et Steve plonge le spectateur dans l’intrigue et le désir. Le point fort de ce film est certainement les scènes bouleversantes. Seul le jeu des acteurs, sans dialogues, a le pouvoir de transmettre de fortes émotions à son spectateur.

Questionné à savoir ce que le titre du film représente, Sébastien Pilote a expliqué qu’il s’agissait en fait d’une métaphore. «Il y a réellement une disparition des lucioles dans le film. Les lucioles sont également des lueurs d’espoir et d’innocence et parfois on peut avoir l’impression qu’elles disparaissent. Mais pour voir la lumière des lucioles, il faut de la noirceur», a laissé savoir M. Pilote.

Également, Léo est un personnage inspiré de son enfance au Saguenay. «Par exemple, c’est vraiment moi qui ouvrais le terrain de balle-molle et je haïssais ça regarder les gens jouer alors j’allais lire des livres dans la cabane», a-t-il mentionné.

Une œuvre qui plonge dans l’univers de l’adolescence et de son innocence.

Coup de cœur de L’Express

Vendredi en matinée, L’Express a eu l’occasion de visionner en primeur Une colonie, réalisé par Geneviève Dulude-de Celles. Il sera présenté au Capitol ce soir à 19 h 30 dans le cadre des RDQC.

Mylia (Emilie Bierre), 12 ans, commence le secondaire. D’une grande timidité et quelque peu marginale, elle tentera de faire sa place dans ce monde parfois hostile. Sa route croise également celle de Jimmy, un camarade de classe autochtone qui vit dans la réserve d’Odanak, près de chez elle.

Ce long-métrage mène le spectateur à réfléchir sur la colonisation faite par les Européens d’abord en Amérique, puis en Afrique. Comment considère-t-on ces peuples? Quelle place leur est laissée? Un film qui est le reflet de la réalité que peuvent vivre les Amérindiens au Québec.

Pendant tout le weekend, plusieurs activités sont organisées dans le cadre des RVQC. Également, des projections de films ont lieu jusqu’à samedi au Cinéma Capitol.

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