Commentaire : les Voltigeurs doivent être considérés comme favoris

Commentaire : les Voltigeurs doivent être considérés comme favoris
Malgré les sept points séparant les deux équipes au classement en saison régulière, les Voltigeurs partent favoris pour vaincre le Drakkar, selon les journalistes Jonathan Habashi et Louis-Philippe Samson. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)

COMMENTAIRE. Cent cinquante et un. C’est le nombre de matchs d’expérience supplémentaires que possèdent les joueurs des Voltigeurs en séries éliminatoires comparativement à leurs vis-à-vis du Drakkar.

Lors de la dernière période des transactions, le directeur général Yanick Lemay a payé le gros prix pour mettre la main sur trois champions du trophée Gilles-Courteau et de la coupe Memorial. Avec un vécu de 55 parties lors de la danse printanière, Mikael Huchette détient d’ailleurs la palme du joueur le plus expérimenté à travers la LHJMQ.

Dans le dernier duel de la demi-finale contre les Tigres, c’est justement Mikael Huchette qui a pris les choses en main chez les Voltigeurs. Dominant sur tous les plans, le long des bandes comme au cercle des mises en jeu, le vétéran de 20 ans a été directement à l’origine des trois buts des siens, propulsant ainsi l’équipe en finale. Une performance herculéenne, certainement l’une des plus exceptionnelles qu’on a pu voir sur la glace du centre Marcel-Dionne ces 20 dernières années.

Les joueurs des Voltigeurs possèdent 595 matchs d’expérience en séries, comparativement à 444 pour ceux du Drakkar. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

L’autre grande étoile de cette soirée a sans contredit été Alexis Gendron. Comme Huchette, celui qui a amorcé la présente campagne chez les professionnels s’est levé au moment où le match était sur la ligne. Au moment où la pression était la plus forte, là où des joueurs moins expérimentés deviennent parfois paralysés par les émotions, Gendron et Huchette avaient l’air d’hommes parmi les enfants sur la patinoire.

On pourrait ajouter le nom de Vsevolod Komarov à cette liste de joueurs qui semblent carburer à la pression et capables d’élever leur jeu d’un cran dans les moments corsés. Ou encore celui d’Ethan Gauthier, qui, dans un moment d’anthologie, a mis fin à la saison des Tigres avec une percutante mise en échec dès les premiers instants de la prolongation.

Stupéfiante force de caractère

Si, à mes yeux -et en dépit d’un écart de sept points favorisant Baie-Comeau en saison régulière-, les Voltigeurs partent favoris pour vaincre le Drakkar en finale, c’est aussi en raison de la stupéfiante force de caractère que l’équipe dégage depuis un certain temps. C’est comme si toutes les épreuves traversées par cette bande de joueurs au cours des 18 derniers mois, à commencer par le congédiement de Steve Hartley, avaient soudé des liens indéfectibles au sein de ce groupe.

À ce sujet, je me suis souvenu d’un entretien que j’ai eu avec le dépisteur-chef Jean-Sébastien Perron il y a environ un an. En relisant ses propos, je me suis demandé si ce vieux loup du hockey avait des dons de voyance! À ce moment-là, les protégés d’Éric Bélanger empilaient défaite par-dessus défaite, au point où leur place en séries éliminatoires n’était plus assurée. Au moment où l’équipe venait d’atteindre le fond du baril, Jean-Sébastien Perron voyait les choses d’un autre œil.

Jean-Sébastien Perron. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

«Il faut reconnaître que ces gars-là n’ont jamais abandonné. Ils ont eu toutes les occasions de baisser les bras, mais ils ne l’ont pas fait. Ils se sont accrochés. Même si certaines journées, c’était difficile de garder le focus, ils ont continué à représenter les Voltigeurs de leur mieux. Je suis très fier de voir ces gars-là aller à la guerre.»

«Je crois beaucoup en cette gang-là, avait ajouté l’homme de hockey. Ils sont en train de devenir un groupe très soudé. Tout ce qu’ils ont vécu va les préparer à affronter les défis qu’ils vont rencontrer dans le futur. Je pense que ça les a aidés à se découvrir comme individus et comme groupe. Je suis convaincu qu’une fois rendus en séries, ils seront prêts à faire face à n’importe quel défi.»

«Si c’est vrai que l’adversité rend plus fort et que c’est là que tu apprends, à mes yeux, aucun autre club n’a autant appris que nous cette année», avait pris soin d’ajouter celui qui supervise le recrutement chez les Rouges depuis 2016.

À peine quelques semaines plus tard, les Voltigeurs surprenaient les Tigres, causant ainsi l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la LHJMQ étant donné l’écart de 25 points séparant les deux clubs.

Les sages paroles de Jean-Sébastien Perron m’ont rappelé la dernière conquête de la coupe du Président par les Voltigeurs. Avant de tout rafler sur son passage en 2009, la troupe de Guy Boucher avait traversé une saison de misère l’année précédente, étant reléguée au 60e et dernier rang au Canada. Tous ces malheurs avaient permis à l’équipe de souder des liens qui, l’année suivante, étaient devenus… indestructibles.

Ma prédiction : les Voltigeurs en sept.

La prédiction de Louis-Philippe Samson

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Les Voltigeurs ont remporté trois des quatre affrontements contre le Drakkar cette saison. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

Le Drakkar a été l’équipe à battre toute la saison et ils le demeurent en séries éliminatoires. Vantée régulièrement depuis le début du tournoi printanier, la profondeur des Voltigeurs fera face à son test le plus important. C’est en finale que les Voltigeurs réaliseront l’impact de la perte de Maveric Lamoureux en fin de saison régulière.

Cette finale pour l’obtention du trophée Gilles-Courteau et d’un laissez-passer pour le tournoi de la coupe Memorial, ne l’oublions pas, devrait assurément proposer le hockey le plus relevé de la saison 2023-2024 de la LHJMQ entre deux équipes qui évoluent actuellement au sommet de leur art.

D’ailleurs, en saison régulière, les Voltigeurs ont remporté trois de leurs quatre affrontements face aux Baie-Comois, dont un par la marque de 4-0. Si le passé se montre réellement garant du futur, les Rouges sont légitimement l’équipe qui a le plus de chances de venir à bout du Drakkar.

Drummondville en sept.

Expérience en séries (incluant le tournoi de la coupe Memorial)

Joueurs des Voltigeurs : 595 matchs

Joueurs du Drakkar : 444 matchs

Sylvain Favreau : 41 matchs, dont une finale

Jean-François Grégoire : 31 matchs

Les joueurs des Voltigeurs célébrant leur victoire de 4-0 contre le Drakkar, le 1er février dernier. (Photo d’archives, Ghyslain Bergeron)

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