«Il faut prendre ça au sérieux», dit une Drummondvilloise atteinte de la COVID-19 

«Il faut prendre ça au sérieux», dit une Drummondvilloise atteinte de la COVID-19 
Une Drummondvilloise atteinte du coronavius raconte ce que c’est de vivre avec ce virus. (Photo : Unsplash)

CORONAVIRUS. Une Drummondvilloise a été testée positive au coronavirus le 25 mars dernier. Cloîtrée à son domicile, elle a un message à transmettre à tous : «Il faut prendre ça au sérieux».

Tout a commencé avec quelques symptômes s’apparentant à un rhume. «Je faisais de la fièvre et j’avais mal à la gorge, mais sans plus. Ça ressemblait à un rhume qu’on attrape l’hiver», a raconté celle qui accepté de partager son histoire sous le couvert de l’anonymat.

Le 22 mars, elle réussit à obtenir un rendez-vous pour la clinique de dépistage à Drummondville, et ce, même si elle n’avait pas voyagé récemment. «J’ai appelé le 811 et j’ai expliqué mes symptômes. On m’a donné un rendez-vous à la clinique de dépistage», fait-elle savoir lors d’un entretien téléphonique avec L’Express.

Trois jours plus tard, le résultat est tombé : elle était atteinte du coronavirus. Elle ne sait toutefois pas comment elle a pu attraper le virus.

«J’ai pleuré», raconte celle qui dit craindre pour sa santé et même sa vie. La dame âgée de 39 ans a déjà eu par le passé des problèmes pulmonaires qui l’ont menée jusqu’à l’hospitalisation. D’ailleurs, elle a présentement recours à une machine qui lui fournit de l’oxygène, afin de l’aider à respirer.

Mis à part les difficultés respiratoires, elle ne présente pas de symptômes du coronavirus comme la toux ou des éternuements.

«Comme j’ai déjà eu des problèmes avec mes poumons, je suis très inquiète. Il faut garder le moral et se convaincre que tout va bien aller», lance-t-elle avec la voix déchirée.

Confinée dans sa chambre à coucher, elle se fait aussi un sang d’encre pour sa fille âgée de 14 ans avec qui elle vit. «On attend le résultat de son test de dépistage. Si elle n’a pas le coronavirus, elle ira vivre chez son père. Sinon, elle restera avec moi. En attendant, c’est très difficile, car je suis dans ma chambre et je ne peux pas m’occuper d’elle comme je le devrais», laisse-t-elle tomber avec émotions.

Un suivi rigoureux 

Chaque jour, un employé du service de la santé publique téléphone à la dame pour assurer un suivi.

«Une infirmière m’appelle tous les jours pour prendre de mes nouvelles et ma température. Une inhalothérapeute est aussi venue me voir. Bref, le suivi est vraiment bien et tout le monde est merveilleux. On peut leur faire confiance. Si j’ai à me rendre à l’hôpital, je dois appeler à l’avance pour prévenir que je suis positive. On a averti tous les résidants de mon bloc-appartement», souligne-t-elle, en ajoutant que le gouvernement du Québec «gère vraiment bien la situation».

Elle avait un message à transmettre à tous ceux qui minimisent les conséquences de cette pandémie : «Il y a des gens qui ne comprennent pas l’importance de respecter les consignes. Il faut prendre la situation avec sérieux. C’est difficile d’accepter le diagnostic, car on ne sait pas si l’on va passer au travers ou en mourir».

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