Charles Richard-Hamelin : un pianiste de renommée internationale avec l’OSD

Photo de Jean-Pierre Boisvert
Par Jean-Pierre Boisvert
Charles Richard-Hamelin : un pianiste de renommée internationale avec l’OSD
Charles Richard-Hamelin (Photo : Tirée de son site web)

MUSIQUE. Le pianiste québécois de renommée internationale Charles Richard-Hamelin fera équipe avec l’Orchestre symphonique de Drummondville pour offrir un concerto pour piano dont on dit qu’il est le plus important de Beethoven.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven, Charles Richard-Hamelin et l’OSD uniront en effet leurs talents pour présenter, le 9 avril à la Maison des arts Desjardins, le Concerto pour piano no5 en mi bémol majeur, op.73, «Empereur», une œuvre majeure, énergique et spectaculaire.

Si cette pièce est souvent considérée comme le premier concerto romantique du célèbre compositeur allemand né à Bonn en décembre 1770, sa conception, commencée en 1808, a été interrompue par les bombardements et l’occupation de Vienne par l’armée de Napoléon au printemps suivant. On raconte que ce contexte particulier peut expliquer le caractère militaire de l’œuvre.

«Il faut faire attention ici pour comprendre que le thème romantique n’est pas synonyme de musique aux chandelles, souligne Charles Richard-Hamelin lors d’un récent entretien téléphonique. Il fait appel au genre des grandes symphonies et ce concerto exige beaucoup d’énergie. Beethoven cherchait toujours à explorer des instruments plus puissants et il travaillait même avec des constructeurs de piano pour mettre au point des modèles plus forts. Il voulait continuellement repousser les limites de l’instrument». Il est spécifié que les dimensions symphoniques de ce concerto requièrent l’utilisation du grand piano moderne, ce que les œuvres concertantes de Mozart ou même les premiers concertos de Beethoven n’exigeaient pas.

Ce ne sera pas la première visite du distingué pianiste à Drummondville. Il y a deux ans, accompagné de l’OSD, il avait interprété une œuvre de Brahms. «Ce sera un grand plaisir de renouer avec l’orchestre et avec le chef Julien (Proulx). On est toujours plus à l’aise dans ces conditions, d’autant plus qu’il y a là un excellent piano Fazioli», ne manque-t-il pas de faire observer, ajoutant que la qualité de l’instrument fait une différence au point où on s’abandonne ou pas dans l’exécution.

Charles Richard-Hamelin a remporté plusieurs prix dont le plus important a sans doute été la médaille d’argent qu’il a récolté en 2015 lors du Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie. «Participer à des concours est la seule façon de se faire connaître et devenir le premier Canadien à se classer en finale à Varsovie, qui est sans doute le plus gros au monde, a lancé ma carrière», admet le pianiste qui a grandi à Joliette. Il a depuis lors été l’invité de plusieurs festivals, joué avec de grands orchestres et collaboré avec des chefs de grande renommée comme Kent Nagano.

Sous le campanile à Saint-Bonaventure

Les gens de Saint-Bonaventure auront pour leur part le privilège de l’entendre en récital solo le 31 mai dans l’église de l’endroit. Celui qui a été invité par la Société des concerts sous le campanile offrira deux sonates de Beethoven, dont «Clair de lune», et les 24 préludes de Chopin. Il s’agit de vingt-quatre pièces courtes (entre 30 secondes et 5 minutes), écrites chacune dans une tonalité différente en suivant le cycle des quintes.

«Un récital solo est très différent d’une performance avec orchestre où le pianiste est la vedette. En solo, on a plus de liberté», met-il en perspective.

Charles Richard-Hamelin s’est attiré de nombreux éloges, mais retenons le commentaire de Christophe Huss, critique au journal Le Devoir : «À 30 ans, Charles Richard-Hamelin est déjà un trésor national».

Partager cet article