Olympiques 1, Voltigeurs 4 : «Une leçon à tirer»

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Par Jonathan Habashi
Olympiques 1, Voltigeurs 4 : «Une leçon à tirer»
Maxime Comtois a marqué trois buts et les Voltigeurs ont défait les Olympiques 4-1, samedi soir, au Centre Marcel-Dionne. (Photo : Ghyslain Bergeron)

HOCKEY. Les jeunes loups des Olympiques se sont vaillamment défendus face à la rutilante machine des Voltigeurs, samedi soir, devant quelque 3000 spectateurs réunis au Centre Marcel-Dionne. La troisième puissance au pays a néanmoins décroché un gain de 4-1, prenant ainsi les devants 2-0 dans cette série quatre-de-sept.

Comme la veille, le bataillon drummondvillois a pris les devants tôt dans la rencontre, sans toutefois parvenir à asséner le coup de grâce à ses rivaux. S’accrochant à une mince avance de 2-1, les hommes de Steve Hartley ont joué avec le feu en accordant quelques échappées aux Gatinois en deuxième période. Le jeu de puissance a toutefois permis aux Rouges de respirer un peu plus librement en frappant tôt au troisième engagement.

«Ce soir, on a fait ce qu’on avait à faire pour gagner. J’ai adoré notre troisième période. En deuxième, on sentait la frustration parce qu’on venait de manquer quelques chances, mais on a réagi de la bonne façon en troisième. On n’a rien donné défensivement et on a marqué deux gros buts qui ont scellé l’issue du match. Ça démontre qu’en séries, on n’a pas besoin de gagner 10-0. Il faut juste jouer de la bonne façon», a analysé Steve Hartley en entrevue d’après-match.

Maxime Comtois célèbre après avoir porté la marque à 2-0 en première période. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«Dans un parcours éliminatoire, il y a des leçons à tirer, a poursuivi le pilote des Voltigeurs. Ce soir, c’en était une. En deuxième, on a forcé le jeu à quelques reprises, ce qui a donné lieu à des échappées. Pourtant, on n’a pas besoin de courir après les chances de marquer. Ça ne sert à rien de se frustrer. Il faut avoir confiance que si on continue à jouer de la bonne façon, ça va finir par payer.»

Imitant Joseph Veleno, auteur du même exploit la veille, Maxime Comtois a réussi son premier tour du chapeau en carrière en séries éliminatoires. «Hier, notre ligne a joué dans la dentelle, a admis Comtois. Ce soir, on voulait rebondir. On a porté attention aux détails, ce qui nous a permis d’obtenir plus de chances. En deuxième, on n’a pas été assez patient, mais en troisième, on est restés plus concentrés. On a simplement attendu nos chances pour marquer.»

«Ce soir, Comtois était moins statique qu’hier, a confirmé Hartley. Il a bougé ses pieds et il est allé dans la zone payante. Son acharnement devant le filet lui a permis d’avoir du succès.»

Morrone : «J’aime la pression»

Le chef d’orchestre des Voltigeurs a également souligné la performance du quatrième trio composé de Rémy Anglehart, Thomas Pelletier et Cédric Desruisseaux. «Cette ligne nous a apporté de l’énergie pendant toute la soirée. À chaque présence sur la patinoire, ils ont créé quelque chose. Leur énergie était contagieuse sur le banc.»

Rayé de l’alignement la veille, Desruisseaux a pris la place de Charles-Édouard Drouin dans la formation. «Il a bougé ses pieds et il a été physique. Cédric n’est pas le plus gros, mais quand il finit ses mises en échec, ça permet de créer des surnombres. Il a joué comme un gars qui ne voulait pas sortir de l’alignement. C’est ce qu’on veut voir des gars. Ils doivent nous forcer la main pour rendre nos décisions difficiles.»

Anthony Morrone n’a fait face qu’à 14 tirs. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Autre signe de la profondeur de l’équipe, pendant qu’Olivier Rodrigue soigne toujours sa blessure à l’aine, Anthony Morrone continue de se faire valoir devant le filet drummondvillois. Malgré le fait qu’il soit ennuyé par un virus, le gardien de 19 ans domine le circuit avec sa moyenne de 0,50 et son efficacité de 0,968 jusqu’ici en séries.

«On a connu un petit relâchement en deuxième, mais on s’est bien repris en troisième, a commenté Morrone, qui n’a fait face qu’à 14 tirs. Les gars ont super bien joué devant moi. On ne donne pas beaucoup de chances, alors j’essaie de toujours être prêt. Je suis un gars qui aime le challenge et la pression, a-t-il ajouté. En dedans de moi, je suis content quand il y a une échappée. Ça ne me stresse pas.»

La série se déplacera maintenant du côté du Centre Robert-Guertin, mardi et mercredi soir, à compter de 19 h 30. «Notre mentalité ne doit pas changer, a averti Steve Hartley. On doit transporter ça sur la route. Robert-Guertin, c’est un aréna où c’est dur de jouer en séries. Je l’ai vécu quand j’étais à Halifax. Si tu veux gagner la coupe, tu veux passer par Gatineau. C’est un aréna mythique et les fans sont bruyants, mais on est prêt à faire face à de défi-là.»

Landry : «Ce sera différent à Gatineau»

Dans le camp des Olympiques, Éric Landry s’est déclaré satisfait de la prestation de son équipe face à un adversaire nettement supérieur sur papier. «On a joué une partie très solide. Durant les deux premières périodes, on a compétitionné à un niveau plus qu’acceptable. On était dans le coup et ça a donné un vrai match. Ça n’avait rien à voir avec la partie d’hier. On a créé de belles chances de marquer. Nos quatre échappées auraient pu être un tournant. En troisième, ils ont marqué un but qui nous a fait mal. Ça a changé les émotions de nos joueurs et on a été moins constants à partir de là», s’est dit d’avis l’ancien hockeyeur professionnel.

Maxime Comtois devant Rémi Poirier. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Pour un deuxième soir de suite, Rémi Poirier a permis à son équipe d’espérer pendant la majeure partie du match. Le gardien originaire de Farnham a repoussé 35 des 39 tirs dirigés vers lui. «Rémi nous a gardés dans la partie. Ce n’est pas toujours facile pour un gardien de ne pas avoir de marge de manœuvre. Il a su tenir le fort le plus longtemps possible», a souligné Landry, qui doit toujours composer avec l’absence du capitaine Gabriel Bilodeau (blessure) et du gardien Creed Jones (mononucléose).

«On a joué un très bon match sur la route, mais de revenir à la maison et d’avoir le dernier changement, ça va faire un monde de différence, a ajouté le pilote des Olympiques. Ce soir, ils ont envoyé leur grosse ligne contre nos joueurs de 16 ans. C’est le prix à payer pour gagner en expérience, mais ça ne risque pas d’arriver à Gatineau.»

Le fil du match

Au premier vingt, deux buts en l’espace de 95 secondes ont permis aux Voltigeurs de s’emparer d’une avance de 2-0. Profitant d’une sortie hasardeuse de Rémi Poirier derrière son filet, Rémy Anglehart a remis la rondelle à Gregor MacLeod qui n’a eu qu’à lancer dans une cage abandonnée. Repéré par Xavier Simoneau, Maxime Comtois s’est ensuite amené presque seul devant le gardien des Olympiques qu’il a battu du côté du bloqueur.

Avant la fin de l’engagement, Mathieu Bizier a inscrit le premier but des Gatinois dans cette série, déjouant Anthony Morrone après avoir accepté une passe de Charles-Antoine Roy.

Peut-être trop confiants, les Voltigeurs ont offert trois échappées aux Olympiques en deuxième période, mais chaque fois, Morrone veillait au grain. Profitant d’un avantage numérique, Comtois a accepté une passe de Dawson Mercer devant le filet pour porter la marque à 3-1 au début du troisième engagement. Avec un peu plus de sept minutes à écouler au tableau, l’espoir des Ducks a complété son tour du chapeau en jumelant ses efforts à ceux de Nicolas Guay et Xavier Simoneau.

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