La persévérance scolaire passe par la communication

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Par Erika Aubin
La persévérance scolaire passe par la communication
Martin Côté enseigne l’anglais intensif aux jeunes de l’école Saint-Charles.  (Photo : Erika Aubin)

ÉDUCATION. La Semaine de la persévérance scolaire tire à sa fin et si Martin Côté, professeur d’anglais, en croit quelque chose, c’est que le bien-être de l’élève passe d’abord et avant tout par la relation et la communication.  

«En tant qu’enseignant, je pense qu’il vaut mieux investir dans une relation avec l’élève dès le début. Je ne parle pas d’une relation superficielle. Je veux connaître mes jeunes et savoir ce qu’ils aiment en dehors de la classe», a lancé Martin Côté, professeur en anglais intensif à l’école Saint-Charles.

Selon ces dires, développer une telle relation permet de proposer des projets éducatifs qui correspondent bien aux intérêts de la classe qui se trouve devant lui.

En rencontrant ses élèves, L’Express a pu remarquer qu’ils étaient heureux de se retrouver dans la classe de M. Côté «même si l’anglais décourage».

«Des fois, Martin est un peu fou. Il prend des marionnettes pour raconter des anecdotes», a lancé une jeune fille de sixième année. «On apprend en jouant et il ne nous stresse pas avec des gros examens», a fait savoir sa collègue.

«J’essaie vraiment de m’éloigner des manières traditionnelles d’enseigner. Et j’avoue que je suis très hyperactif; j’ai plus d’énergie que les élèves. Il n’y a pas une journée où je ne monte pas debout sur un bureau de classe», a-t-il ajouté à la blague.

Martin Côté avoue que le plus grand défi d’un professeur est de capter l’attention d’un jeune et que pour cela, «il faut l’impliquer et lui faire vivre la matière». «Par exemple, moi j’enseigne l’anglais et je pense que ce qui est le plus important, c’est la communication. Alors, chaque matin on passe beaucoup presque une période à se raconter des histoires ou à se parler de nos vies. Pendant ce temps, ils apprennent à communiquer en anglais», a-t-il expliqué.

«Martin nous dit toujours qu’il ne faut jamais lâcher !», s’est exclamé un jeune qui était également content que sa classe soit aménagée avec des tables de travail et non avec des pupitres individuels.

Les petites et les grands gestes

Les Journées de la persévérance scolaire au Québec avaient lieu du 11 au 15 février. Ce mouvement permet de mettre en lumière tous les petits et les grands gestes posés pour les jeunes.

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