L’heure de la retraite a sonné pour Sylvio Fréchette

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Par Mathieu Fontaine
L’heure de la retraite a sonné pour Sylvio Fréchette
Le joueur d’avant-champ a décidé de se retirer à titre de joueur, mais il restera impliqué dans le baseball drummondvillois. (Photo : Ghyslain Bergeron)

BASEBALL. Après une carrière de plus de 30 ans, Sylvio Fréchette ne sera pas de retour pour la prochaine saison. Ce faisant, il laisse derrière lui un héritage impérissable pour le baseball drumondvillois.

C’est un Sylvio Fréchette très émotif qui a accepté de se confier au Journal L’Express la semaine dernière. «J’ai perdu ma freshness qui faisait de moi un bon joueur. Ce n’est pas une décision facile, mais c’est le temps de ma retirer», a-t-il déclaré en début d’entrevue.

Âgé de 45 ans, l’homme de fer du baseball drummondvillois avoue que la dernière saison n’a pas été de tout repos et que l’arrivée de jeunes joueurs de talent a facilité sa décision. «Honnêtement, je n’étais plus satisfait de mon jeu, lance-t-il. En plus des blessures, je sentais que la compétition interne devenait de plus en plus forte. J’ai toujours dit que je me retirerais quand je trouverais quelqu’un de meilleur que moi. Les jeunes poussent et ils ont du talent et je leur laisse toute la place», ajoute-t-il.

Toutefois, son retrait du baseball ne signifie pas qu’on ne le reverra pas près des terrains la saison prochaine. «Le baseball va rester dans ma vie et mon désir de victoire va toujours rester! En plus de mes implications avec le Collège, je vais continuer de suivre mon fils qui va jouer midget AAA. S’ils ont besoin de moi pour les pratiques ou quoi que ce soit, je serai là», assure celui qui s’occupe du programme multisport au Collège Sanit-Bernard.

Se retirer au sommet

Même s’il a dû rater le dernier match de la série finale du Brock de Drummondville, Fréchette a pu vivre son dernier moment de gloire lors de la septième rencontre de la demi-finale face aux Pub du parvis de Cap-Rouge/Saint-Augustin. «Le septième match de la demi-finale reste le moment fort de ma dernière saison. J’avais de la misère à faire la différence cette année et, finalement, j’ai réussi à la faire dans le match le plus important de l’année. C’est sûr que c’est un moment spécial», raconte-t-il.

D’ailleurs, Fréchette n’a pas manqué de féliciter ses coéquipiers du Brock pour l’obtention des grands honneurs de la LBSMQ. «J’ai toujours dit à mes coéquipiers que les meilleurs championnats sont ceux qui sont les plus difficiles à gagner. Nous en avons eu un bon exemple cette année. J’aurais aimé être là pour célébrer avec les gars, mais avec ma blessure, ce n’était pas possible. Ils ont fait tout un travail pour vaincre les Jarrets noirs», affirme-t-il.

Des souvenirs impérissables

En se retirant, Sylvio Fréchette met un terme à une carrière bien remplie. En plus d’avoir joué tout son baseball mineur à Drummondville, le frappeur de puissance aura eu la chance de jouer midget AAA et junior élite dans sa ville natale, avant de s’exiler en Australie et à Montréal, le temps de quelques saisons.

Au final, ce ne sont toutefois pas les victoires et les nombreux honneurs individuels qui manqueront le plus à Fréchette. «Tous les championnats demeurent spéciaux! J’ai reçu quelques honneurs individuels aussi, mais le plus beau souvenir, ça reste la gang. Tous les moments d’équipe resteront gravés dans ma mémoire à tout jamais. C’est définitivement la raison pour laquelle j’ai joué aussi longtemps», avoue-t-il.

Il tenait d’ailleurs à remercier plusieurs personnes qui ont fait la différence tout au long de son parcours. «Les gens ont toujours été présents pour moi et se sont déplacés en grand nombre pour me voir. J’ai toujours donné le meilleur de moi-même pour leur donner un bon show et j’espère qu’ils ont apprécié, relate celui qui remercie aussi les nombreux bénévoles du baseball drummondvillois et ceux qui l’ont entouré comme Daniel Manseau, Dany Després, Patrick Lemay, Yves Lessard, Manon Salvas, Mathieu Audet et plus encore. Sans eux, je n’aurais jamais pu jouer aussi longtemps», ajoute-t-il.

D’ailleurs, Mathieu Audet, son coéquipier et entraîneur-chef du Brock de Drummondville, n’avait que de bons mots pour Fréchette. «Sylvio manquera grandement à notre équipe, mais il nous avait préparés à son départ. Je suis persuadé que dans 50, 100 ans, nous parlerons encore de l’homme qu’est Sylvio et de son apport au milieu du baseball drummondvillois. Il a le statut de légende pour moi, et je m’occuperai personnellement que sa carrière soit honorée dans le cadre de la prochaine saison», garantit-il.

Pour terminer, Sylvio Fréchette invite les gens à poursuivre leur implication dans le baseball drummondvillois pour assurer la pérennité du succès qu’il obtient. Il voit d’ailleurs d’un bon œil les récentes déclarations du maire Cusson. «Le baseball est en santé et les investissements de la Ville sont une bonne nouvelle. J’aurais aimé pouvoir jouer dans les nouvelles installations, mais à 45 ans, il faut savoir arrêter», conclut-il.

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