« #ToiAussi, tu as un rôle à jouer » – Les CALACS

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Par Erika Aubin
« #ToiAussi, tu as un rôle à jouer » – Les CALACS
Le CALACS La Passerelle est fier de lancer la campagne Ça me regarde qui souhaite impliquer la population dans la lutte contre les agressions sexuelles. (Photo : Erika Aubin)

SOCIÉTÉ. Un an après le mouvement #MoiAussi qui a eu des échos à l’échelle planétaire, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) lance la campagne Ça me regarde. L’organisme souhaite encourager la population à s’engager et à passer aux actes pour lutter contre les violences sexuelles.

«Il est grand temps que la population s’investisse dans les luttes contre les violences à caractère sexuel. On est tous et toutes concernés par cette problématique sociale, pas seulement les victimes. #ToiAussi, tu as un rôle à jouer», explique Florence Vigneux, intervenante sociale.

Jocelyne Desjardins, porte-parole du CALACS La Passerelle de Drummondville, illustre la campagne par une mise en situation bien simple : «Si ton ami complimente de façon dégradante le physique d’une fille devant toi, c’est ta responsabilité d’intervenir et de lui dire que son commentaire est déplacé et irrespectueux. Cette campagne est un appel à tous les témoins d’agressions sexuelles qui se doivent de réagir et de se sentir impliqué.»

Le 21 septembre prochain se tiendra la 37e journée d’action contre la violence faite aux femmes. Pour souligner l’événement, le CALACS La Passerelle tiendra une activité interactive à la place Saint-Frédéric à compter de 18 h 30. Des mises en situation seront jouées par des comédiens et le public sera invité à analyser la situation et à expliquer ce qui aurait dû être fait autrement. L’activité aura lieu à l’extérieur, peu importe la température, et s’adresse à l’ensemble de la population.

#MoiAussi, une année mouvementée

Le mouvement #MoiAussi a eu des répercussions sur le nombre de demandes de service auprès de l’organisme. «On reçoit entre 110 et 125 nouvelles demandes par année. Évidemment, cette année a été très intense pour nous, surtout à partir de février, après que la poussière du mouvement soit retombée. On a pu répondre aux demandes, mais on avait de la broue dans le toupet», raconte Mme Vigneux. «Dieu merci, des montants supplémentaires nous ont été accordés et nous avons pu embaucher une sixième intervenante qui travaille fort», ajoute sa collègue, Mme Desjardins.

Les ateliers de prévention sont une priorité pour l’organisme et vont dans le même sens que la campagne, Ça me regarde. «Maintenant que les victimes ont davantage d’espace pour exprimer leur vécu, il est grand temps que la population renforce la mobilisation afin de créer un véritable changement de culture radical et permanent», soutient Mme Desjardins.

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