Une Classique qui fera des petits

Une Classique qui fera des petits

La Classique hivernale de Drummondville a pris son envol vendredi soir, au stade temporaire ceinturant la patinoire Victor-Pepin.

Crédit photo : Ghyslain Bergeron

HOCKEY. La Classique hivernale de Drummondville fera des petits au cours des prochaines années. Plusieurs villes de la LHJMQ ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir l’événement, a fait savoir le commissaire Gilles Courteau. Et compte tenu de la visibilité exceptionnelle qu’elle a procuré à sa ville, le maire Alexandre Cusson n’a pas exclu l’idée de rapatrier l’activité à la patinoire Victor-Pepin.

En point de presse peu avant l’affrontement entre les Voltigeurs et le Phoenix, vendredi soir, Gilles Courteau a lancé des fleurs aux organisateurs drummondvillois.

«C’est un gros projet que la Ville de Drummondville et les Voltigeurs ont mené d’une main de maître. Tout l’engouement qui règne autour de l’événement est extraordinaire. Je suis content pour eux, car ils y ont mis beaucoup d’efforts. C’est une très belle configuration pour nos joueurs. Tout est fait en fonction d’être proche de l’action», a lancé le commissaire du circuit.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau. (Photo : Ghyslain Bergeron)

L’an prochain, la Classique sera de retour à Saint-Tite dans le cadre du 50e anniversaire des Cataractes de Shawinigan et de la LHJMQ. Un premier match en plein air avait eu lieu sur le site de festival western en 2015. Dans le futur, Gilles Courteau souhaite en faire un événement annuel. Déjà, le Phoenix de Sherbrooke, les Remparts de Québec et les Wildcats de Moncton ont démontré de l’intérêt.

«C’est de bon augure. C’est sans compter que l’expérience de Drummondville va servir aux autres villes. On a d’ailleurs un cahier de charges qu’on va ajuster à la suite de l’événement», a spécifié le commissaire.

D’autre part, Courteau s’est réjoui de voir de nombreux joueurs de la LHJMQ figurer parmi les meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LNH. «C’est une très bonne cuvée. Par exemple, Joe Veleno offre de bonnes performances depuis qu’il est à Drummondville. Les recruteurs savent ce qu’il est en mesure d’accomplir. Il sera un très bon candidat pour la première ronde.»

Démentant les rumeurs d’expansion ou de déménagement d’une équipe à Trois-Rivières, le commissaire a profité de l’occasion pour vanter la parité qui règne dans son circuit. «Le classement est très serré. C’est une ligue jeune et talentueuse. Les gens apprécient la qualité du spectacle. Il y a d’ailleurs une hausse d’assistance un peu partout.»

Une visibilité exceptionnelle

Également croisé sur place, Alexandre Cusson ne cachait pas son excitation à quelques minutes de l’événement.

«Je me rappelle de nos premières discussions au conseil municipal au sujet de cette patinoire réfrigérée en plein centre-ville. Dans mes rêves, je voyais cette Classique-là. On aurait aimé être les premiers à le faire, mais aujourd’hui, je suis ravi par la beauté du site», a lancé le maire, en insistant sur la visibilité exceptionnelle dont bénéficie Drummondville sur la scène nationale.

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, et son vis-à-vis de Sherbrooke, Steve Lussier. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«Ça coûte cher pour faire connaître notre ville dans les médias. Nos employeurs manquent de main d’œuvre. Pour convaincre les gens de déménager ici, il faut leur montrer que ça bouge dans notre ville. Que Drummondville, ce n’est pas une lointaine campagne. C’est une visibilité qui n’a pas de prix pour l’image de notre ville.»

Assumant le risque financier de la Classique, dont le budget est évalué à 600 000 $, les autorités municipales dresseront un bilan au lendemain de l’événement. Alors que les organisateurs visaient deux salles combles de 6000 spectateurs, seulement 4200 billets avaient été vendus peu avant le début du premier duel.

«On s’attend à ce que le match de samedi après-midi soit à guichets fermés. Pour atteindre l’équilibre budgétaire, on a besoin de 90 % de billets vendus au total, mais ça pourrait être moins si on dépasse nos prévisions ailleurs», a indiqué Cusson, en précisant que plus 2000 billets ont été vendus pour la partie midget AAA de dimanche.

Avant de procéder à la mise au jeu protocolaire, Cusson a confirmé l’intérêt de Drummondville afin d’organiser une autre Classique.

«Notre tour va revenir un jour, mais il faut savoir que ça demande beaucoup d’énergie. De plus, la LHJMQ attribue ces matchs-là au compte-goutte. Il faut le voir pour un événement unique. Je n’entrevois pas un retour dans le mandat actuel. On va faire les Jeux du Québec avant ça!», a-t-il dit en terminant.