Faire une différence dans la vie des autres

Faire une différence dans la vie des autres

Depuis plus de deux décennies, Léo Bonin œuvre bénévolement au sein du mouvement scout de Drummondville.

Crédit photo : Photo gracieuseté

Par Jean-Claude Bonneau

COMMUNAUTÉ. Il y a de ces personnes qui souhaitent faire une différence dans la vie des autres, que ce soit dans le cadre de leur travail régulier ou encore en s’engageant à titre de bénévole dans une organisation à but non lucratif. Le Drummondvillois Léo Bonin fait partie de ces gens.

Dans la vie de tous les jours, Léo Bonin est membre l’Ordre professionnel des paramédics dont la mission est de garantir au public des soins de première ligne de qualité. Il a commencé sa carrière de technicien ambulancier à l’âge de 21 ans. Trente-huit ans plus tard, il fait partie des paramédics les plus chevronnés de l’équipe d’Ambulance BGR.

Il faut avoir les nerfs solides pour pratiquer cette profession. Et on pourrait penser qu’après chaque journée de travail, ces professionnels en soins de santé méritent un peu de repos. Pour notre interlocuteur, cette période de repos qui, normalement, permet de décrocher un peu s’est transformée en un engagement bénévole au sein d’une organisation fortement reconnue, les «scouts».

«J’ai joint le mouvement scout en 1994 comme parent bénévole et il faut croire que la fameuse phrase ¨Scout un jour, scout toujours¨ est vraiment venue me chercher», souligne celui dont la vie personnelle et professionnelle est ancrée sur des bases très solides et qui est très fier de ses 37 ans de mariage avec Linda Morin, de ses 38 ans comme paramédic et de ses 24 ans comme bénévole.

Des parcours atypiques

Que ce soit comme paramédic ou comme bénévole chez les scouts, Léo Bonin ne se gêne pas pour avouer que ce sont des concours de circonstances qui l’ont amené là où il est rendu aujourd’hui.

«Je n’étais sûrement pas destiné à devenir ambulancier. Comme premier emploi, j’ai travaillé chez Peerless à Acton Vale, de nuit. Puis, j’ai été engagé pour conduire une ambulance. Je n’avais aucune formation, même qu’à l’époque, ce n’était pas obligatoire. J’ai décidé par moi-même de suivre une formation de technicien médical d’urgence, une formation qui se donnait à Drummondville. Diplôme en mains, je suis donc devenu ambulancier. De 1980 à 1989, les ambulanciers étaient rémunérés au déplacement. Donc, pas de voyage, pas de paye. J’ai eu deux emplois, ambulancier et préposé aux bénéficiaires du Centre Frederick-George-Heriot, jusqu’en 1989 alors qu’est arrivée la grande réforme qui a permis aux paramédics d’obtenir des postes à temps plein», souligne ce père de famille de trois enfants.

Pendant ses moments libres, comme tout bon père, Léo Bonin accompagnait ses enfants dans leurs loisirs et «bang», on lui a rapidement mis le grappin dessus… dans le bon sens du terme… reconnaissant en lui des talents de leader.

«Au niveau du mouvement scout, c’est encore là un concours de circonstances qui m’a amené à m’engager pleinement. À l’époque, mon fils David était louveteau. À une réunion de parents, les responsables du mouvement ont laissé entendre qu’ils avaient besoin d’aide pour mettre sur pied un camp d’été. J’ai levé la main et ce fut le début de longue aventure.»

De bénévole pour mettre sur pied un camp d’été, Léo Bonin a rapidement, après une formation au niveau du scoutisme, joint l’équipe d’animateurs. Puis, après une autre formation brevetée, il a commencé à enseigner aux nouveaux animateurs.

De plus en plus engagé, il a fait partie des comités de gestion et il est aujourd’hui le président de Scouts Drummondville, une association qui réunit près de 90 jeunes, garçons et filles de 7 à 21 ans.

«Le mouvement scout existe depuis plus de cinquante ans à Drummondville et, même s’il a déjà attiré plus de jeunes, il est toujours très actif. L’organisme propose aux jeunes de nombreuses activités allant des cours de secourisme à des camps d’été et d’hiver, des activités qui n’ont rien de routinier. Le scoutisme, c’est un mouvement qui permet aux jeunes de vivre différentes expériences et c’est aussi une belle école de vie qui a su s’adapter au fil des années et qui souhaite toujours faire une différence dans la vie des jeunes», renchérit Léo Bonin qui sourit en affirmant que la pomme ne tombe jamais très loin du pommier, faisant référence à son fils qui a suivi ses traces et qui est devenu animateur scout.

Même s’il réussit très bien à concilier travail-famille-loisirs malgré des horaires parfois chargés, Léo Bonin mentionne à qui veut l’entendre que la vie a été bonne pour lui.

«J’aime ce que je fais et l’un, le paramédic, ne va pas sans l’autre, le bénévole scout. Ce parcours m’a permis de vivre de belles expériences et quand on peut faire une petite différence dans la vie de quelqu’un, c’est toujours gratifiant», conclut celui qui a déjà obtenu une reconnaissance du lieutenant-gouverneur du Québec pour service émérite.