Les tiques «sont là pour rester»

Emmanuelle LeBlond et Cynthia Giguère-Martel
Les tiques «sont là pour rester»
La tique à pattes noires est celle qui pique principalement les humains au Québec. (Photo : Deposit)

SANTÉ. Alors que les conditions environnementales sont favorables à la prolifération des tiques, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) affirme que ces parasites sont bel et bien là pour rester. La MRC de Drummond n’y échappe pas.

Selon Roxane Pelletier, conseillère scientifique dans l’équipe zoonoses de la direction des risques biologiques de l’INSPQ, les tiques ne sont pas nécessairement plus résistantes, mais elles sont capables de s’adapter au climat clément.

Les tiques à pattes noires tombent en phase de repos lorsque les températures sont très froides. Elles s’activent dès qu’il fait 4 °C ou plus, et ce, même s’il y a de la neige au sol. «Les conditions environnementales leur sont maintenant favorables, autant pour survivre à l’hiver que pour se reproduire au printemps», soutient-elle.

Roxane Pelletier explique qu’une tique a un cycle de vie de deux ans. «Elle a besoin de trois repas au courant de sa vie, donc c’est sûr que si on lui donne la chance de se nourrir plus tôt dans l’année, elle peut continuer son cycle de développement.»

Et ces parasites indésirables continuent leur migration sur le territoire. «Avant, il y en avait beaucoup moins au sud du Québec. Et maintenant, ç’a progressé. Tout a commencé aux États-Unis et ça se poursuit toujours plus vers le nord chaque année, à hauteur de 30 à 50 km annuellement.»

Les oiseaux migrateurs contribuent à la propagation des tiques, puisqu’ils peuvent en transporter sur eux vers les régions nordiques.

Une fois installés, ces parasites «sont là pour rester», affirme Roxane Pelletier.

«Il n’y a pas de programme d’épandage, un peu comme le contrôle des moustiques. Il faut vraiment s’adapter à leur présence. Il existe plusieurs méthodes de prévention pour se protéger et ne pas s’empêcher de sortir.»

Par exemple, il est suggéré aux randonneurs de rester dans les sentiers et de porter des vêtements pâles qui recouvrent le corps.

Notons que la tique à pattes noires est celle qui pique principalement les humains au Québec. Elle peut transmettre la maladie de Lyme, si elle est infectée par la bactérie Borrelia burgdorferi.

Les principaux animaux sauvages agissant comme réservoirs de la bactérie responsable de la maladie sont les rongeurs tels que la souris à pattes blanches.

Dans la MRC de Drummond, Drummondville, Saint-Eugène (nouveau risque en 2023), Saint-Lucien, Saint-Majorique-de-Grantham et Wickham font partie des municipalités qui ont un risque significatif et endémique.

Entre le 1er janvier et le 25 novembre 2023, un total de 17 cas de la maladie de Lyme ont été déclarés en Mauricie et au Centre-du-Québec, dont neuf acquis au Québec, trois hors province et cinq inconnu.

Rappelons que les symptômes de la maladie de Lyme peuvent apparaître entre autres sous forme de rougeurs de cinq centimètres de diamètre sur la peau ou des douleurs musculaires. Les animaux de compagnie risquent également d’être piqués. Dans leur cas, il est conseillé de consulter un vétérinaire.

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