Nouveaux parcs industriels : des entreprises cognent déjà à la porte

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Par Marilyne Demers
Nouveaux parcs industriels : des entreprises cognent déjà à la porte
La Vitrine 55. (Photo : Gino Hamel)

AFFAIRES. Les parcs industriels de Drummondville affichant presque complets, deux nouveaux projets sont présentement en élaboration. Des entreprises cognent déjà à la porte, selon la Ville. 

La Ville de Drummondville travaille à la création d’un nouveau parc industriel, qui doit permettre d’ajouter 28,5 millions de pieds carrés pour compléter la Vitrine 55, dans le secteur Saint-Nicéphore. Lundi, les élus municipaux ont retenu les services de la firme BC2 Groupe conseil au montant de près de 50 000 $ pour sa planification.

La réserve de terrain est presque épuisée dans le parc industriel Vitrine 55; il ne reste que 1,2 millions de pieds carrés disponibles sur un total de 12,5 millions de pieds carrés. La Ville envisage un horizon de cinq ans et plus pour la création de cette nouvelle zone.

Le parc industriel Saint-Charles aura une superficie de trois millions de pieds carrés. (Photo d’archives – Ghyslain Bergeron)

Le parc industriel Saint-Charles, en bordure de l’autoroute 20, devrait pour sa part accueillir des entreprises d’ici «deux ou trois ans», bien que l’échéancier initial visait 2022. Drummondville attend un retour du ministère de l’Environnement, qui doit étudier le site d’une superficie d’environ 3 millions de pieds carrés en raison de la présence de milieux humides et hydriques.

Chose certaine, des entreprises ont déjà démontré un intérêt à s’installer tant au parc industriel Saint-Charles qu’au nouveau parc industriel qui complétera la Vitrine 55. «On a de beaux projets en ce moment qui sont sur la table», a brièvement fait savoir la mairesse de Drummondville, Stéphanie Lacoste, qui siège également à la présidence de la Société de développement économique de Drummondville (SDED).

D’ici à ce que les nouveaux parcs industriels soient prêts, la Ville estime qu’elle pourrait rendre disponible des terrains industriels déjà développés totalisant 8,6 millions de pieds carrés. Il s’agit de sections non utilisées par des entreprises et qui pourraient être mises en vente. «Ce sont des terrains très grands qui auraient une possibilité de densification. Il faut travailler avec ces terrains-là qui ont déjà le bon zonage pour être en mesure de bien meubler les parcs déjà existants», mentionne Stéphanie Lacoste.

Un parc industriel repensé  
Étant à l’étape de la planification, la Ville de Drummondville réfléchit déjà à l’orientation qu’elle souhaite donner au nouveau parc industriel prévu dans le secteur Saint-Nicéphore.

L’appareil municipal veut notamment prioriser des entreprises qui seront complémentaires à celles qui sont déjà implantées à Drummondville. «On veut que ce soient des industries qui vont être en soutien aux entreprises qui sont déjà sur le territoire pour pouvoir promouvoir l’économie circulaire et aller chercher des industries qui vont être plus numériques et robotisées. On a sur le territoire le CNIMI. Donc c’est vraiment cette vision du manufacturier 4.0 qu’on veut», indique la mairesse de Drummondville.

«Lorsqu’on implante une industrie chez nous, l’objectif est de créer de la richesse pour l’ensemble des citoyens. Par exemple, en allant chercher de meilleurs emplois. On peut aussi travailler avec les institutions d’enseignement sur le territoire pour aller chercher les formations nécessaires pour pouvoir relever ce défi. C’est le genre de collaboration qu’on veut faire. On veut s’assurer que ce ne soit plus du pied carré pour du pied carré, mais bien de l’implantation créatrice de richesse pour les Drummondvillois», poursuit-elle.

Il est aussi prévu que les milieux naturels soient davantage préservés. «On a développé des politiques de conservation des milieux naturels. On le sait que lorsqu’on a des milieux verts autour des usines, ça permet aux employés de pouvoir profiter de ces espaces lors de leurs pauses et ça crée du bonheur. Donc l’un et l’autre ne sont pas incompatibles en soi», soutient-elle.

Rappelons que la Ville a réservé une somme de 135 000 $ dans son budget d’investissement 2022 pour les démarches préparatoires liées à la création du futur parc.

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