Elle fait pleurer les dragons et conclut une entente

Elle fait pleurer les dragons et conclut une entente
Marie-Ève Chamberland (en bleu) et son partenaire Charles-Olivier Dumont sont entourés par les dragons investisseurs. (Photo : Yanick MacDonald)

AFFAIRES. Il y a deux ans presque jour pour jour, Marie-Ève Chamberland, une Drummondvilloise exilée à Québec, lançait Un cadeau du ciel, une entreprise qui devait révolutionner l’héritage des gens. Elle peut maintenant dire «mission accomplie» en ayant fait craquer trois investisseurs lors de son passage à l’émission Dans l’œil du dragon, mercredi soir, sur les ondes de Radio-Canada.

C’est à la suite du décès de sa grand-mère, il y a quelques années, que Mme Chamberland a commencé à penser à son entreprise. La femme d’affaires précise qu’après quelques années de recherches, elle s’est rendue compte que son entreprise était la première en Amérique du Nord et même en Europe à offrir une expérience de la sorte.

«Le concept est simple : laisser un souvenir sous forme d’un héritage affectif par le biais de cartes avec un message personnalisé, des messages vidéo, une collection de bijoux ou une expérience de réalité virtuelle. Le produit sera livré au moment indiqué par le client, par exemple, un mois après son décès ou le premier Noël après son départ», a expliqué Mme Chamberland.

Après s’être fait tirer les oreilles pas son entourage pour qu’elle participe à l’émission Dans l’œil du dragon, Marie-Ève Chamberland a tenté sa chance en novembre 2019. «C’est un long processus qui se déroule en plusieurs étapes. J’ai franchi l’entrevue téléphonique pour ensuite aller rencontrer l’équipe en personne. Il s’est créé un lien avec eux. Ils sont vraiment là pour nous aider. J’ai finalement participé au tournage de l’émission le 24 février dernier. Ç’a été tout un défi de garder le secret jusqu’à tout récemment», a-t-elle avoué.

Marie-Ève Chamberland. (Photo gracieuseté)

Fébrile, l’entrepreneure a passé tout près d’une heure sur le plateau de l’émission afin de tenter de convaincre les dragons d’investir dans son entreprise. «De loin l’une des expériences les plus «challengeantes» de ma vie. Tu ne peux pas te «planter» devant des milliers de téléspectateurs. Je jouais le tout pour le tout et je voulais une entente. J’ai été touchée par les paroles des dragons qui me disaient que mon concept était solide et pertinent», a ajouté Mme Chamberland.

À la suite de sa présentation, qui a été entrecoupée par des retouches de maquillage auprès des dragons émus par sa prestation, trois investisseurs lui ont fait une proposition.

«Je demandais 87 000 $ pour 10 % de l’entreprise. Je suis allée dans le «bunker» avec mon partenaire Charles-Olivier Dumont de Victoriaville & Co. pour discuter de l’offre des dragons qui était de 95 000 $ pour 15 %. Je ne sais pas si ça s’est déjà fait, mais nous avons proposé deux contre-offres du même coup et ils ont accepté celle de 115 000 $ pour 15 %. Je suis vraiment contente», a-t-elle précisé.

Isabèle Chevalier, Georges Karam et la dragonne invitée Anne Marcotte ont levé la main pour embarquer dans l’aventure Un cadeau du ciel.

Au lendemain de son passage à la télé, Marie-Ève Chamberland est impressionnée par l’impact que cette visibilité a apporté. «Ç’a été instantané. Déjà que, juste avec le «teaser» de l’émission, nous avions 12 points de service de plus en seulement trois jours. Ce matin, j’avais peur que mon site internet n’ait pas supporté l’achalandage, mais il a tenu le coup. J’ai une belle équipe et on travaille tous de la maison. Vous m’auriez demandé de rêver au déroulement de mon passage à l’émission Dans l’œil du dragon et je n’aurais jamais même osé rêver aussi grand et intensément», a-t-elle exprimé en conclusion.

Un cadeau du ciel a réalisé au cours des deux dernières années des ententes avec Victoriaville & Co, un partenaire financier important et le distributeur officiel de ses produits et services; Jean-Marie Lapointe, cofondateur de l’Hymne à la vie, un hommage, sous forme de célébration, fait à un être cher dans un contexte de fin de vie ou de moment significatif; ainsi que Josée Masson,  directrice générale de Deuil-Jeunesse, qui collabore avec son équipe de travailleurs sociaux et assure l’accompagnement dans le deuil.

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