Une marche pour décrier les violences sexuelles faites aux femmes

Une marche pour décrier les violences sexuelles faites aux femmes
La Rose des vents est une maison d'accueil et d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale. (Photo : Depositphoto)

COMMUNAUTÉ. Le CALACS La Passerelle, centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel soulignera le vendredi 20 septembre prochain la 38e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes. Une marche de solidarité sera notamment organisée.

Il s’agira d’une marche de solidarité envers les survivantes d’agression à caractère sexuel. Toute la population drummondvilloise est invitée à la Place St-Frédéric à 18h30, pour le début des activités. L’invitation s’adresse à chacun des membres de la communauté, afin qu’il s’engage dans la lutte contre les violences sexuelles en exerçant son pouvoir pour enrayer ce fléau.

Un outil de sensibilisation portant sur les facteurs qui placent les femmes dans des contextes de vulnérabilité face aux violences sexuelles sera aussi lancé.

Cette théorie des contextes de vulnérabilité est en effet à la base de l’intervention féministe et s’inscrit en faux contre l’idée répandue que les victimes de violence sexuelle se placent elles-mêmes dans des situations risquées.

Ainsi, trois principaux facteurs sur lesquels il est possible d’agir afin de limiter les contextes qui rendent les femmes plus susceptibles de subir de la violence sexuelle sont ciblés : l’isolement, la dépendance et le manque d’information.

Le dépliant créé par les CALACS, en fournissant des pistes d’action, a donc pour but d’outiller la population afin que toutes et tous portent les défis liés à la lutte contre les agressions.

«Soutenir le développement d’un réseau social respectueux, permettre la prise de décision autonome, déconstruire les mythes et préjugés entourant le phénomène de la violence sexuelle, sont autant de moyens et d’attitudes qui peuvent être adoptées afin de favoriser le pouvoir d’agir des femmes et ainsi, réduire leur vulnérabilité face aux agressions à caractère sexuel», soutient Jocelyne Desjardins, porte-parole du CALACS La Passerelle.

La violence sexuelle, définie comme un acte de domination reposant sur un rapport de pouvoir, est par ailleurs nourrie par les différents systèmes de discrimination. Ainsi en est-il pour les femmes qui ont un statut d’immigration précaire, les femmes qui ont des limitations fonctionnelles, les femmes qui sont visées par des préjugés racistes, les femmes qui sont jugées sur leur identité ou leur orientation sexuelle.

Toutes ces formes de discrimination accentuent la vulnérabilité des femmes face à la violence sexuelle. Il importe donc de s’y attaquer activement afin de créer un monde juste et équitable, dans lequel plus aucune femme ne vivra dans la peur d’être agressée sexuellement. (LT)

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