Le paranageur Vincent Desrosiers conclut une année exceptionnelle

Le paranageur Vincent Desrosiers conclut une année exceptionnelle

Vincent Desrosiers

Crédit photo : Gracieuseté

PARANATATION. Vincent Desrosiers est revenu très satisfait des deux championnats auxquels il a participé en fin de semaine dernière en Nouvelle-Écosse; le premier étant le championnat mondial des nageurs trisomiques (Down syndrome Swimming Championship) et le second les Jeux nationaux des Olympiques spéciaux.

Membre de l’équipe Canada composée de 23 nageurs trisomiques provenant de huit provinces canadiennes, le Drummondvillois de 30 ans a récolté une médaille de bronze au 100 m papillon, au terme d’une compétition serrée. Ce championnat unique réunissait 200 nageurs de 25 pays différents, tous trisomiques. Le défi d’une telle organisation est d’offrir une opportunité à ces nageurs «spéciaux», de performer avec d’autres nageurs ayant les mêmes limitations.

Comme le souligne la mère de Vincent, France Beaudoin, dans un courriel acheminé à L’Express, «le niveau s’élève à chaque compétition internationale et il devient plus difficile d’atteindre les finales. Nous sommes fiers de ses performances personnelles; sa meilleure marque étant une 10e place avec un meilleur temps à vie sur petit bassin au 800 libre en 12 :26».

Quelques jours plus tard, Vincent Desrosiers se rendait aux Jeux nationaux des Olympiques spéciaux en tant que membre de l’équipe Québec composée de 12 nageurs. Cette fois, il a fait toutes les finales, s’est payé trois meilleurs temps à vie au 100 m papillon, 200 m quatre nages et 200 m papillon, et il est revenu avec cinq médailles, deux d’or et trois d’argent. Toutes les provinces et les Territoires du Nord-Ouest étaient représentés en natation, seul sport présent partout au Canada.

D’ajouter France Beaudoin, «Vincent concluait ainsi une année de résultats exceptionnels. Déjà en avril au Championnat de l’est canadien, il était revenu avec une médaille d’or au 200 QNI et une médaille de bronze au 100 m papillon. Même à 30 ans pour un nageur trisomique, il prouve qu’il est encore possible de performer et son exemple est encourageant pour les plus jeunes. Le support de son club de natation, les Requins, est aussi une grande motivation pour lui». (JPB)