Six mois, quinze pays, deux sacs à dos et… un mari

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Par Lise Tremblay
Six mois, quinze pays, deux sacs à dos et… un mari
Marie-Julie Tschiember et Éric Mathieu iront découvrir le monde à compter du 27 décembre prochain. (Photo : Ghyslain Bergeron)

AVENTURE. Elle dirige les Organismes René-Verrier et est confrontée à la mort chaque jour. Lui, il amorce une semi-retraite et a envie de ralentir pour mieux vivre. Mariés depuis cinq ans, Marie-Julie Tschiember et Éric Mathieu partiront le 27 décembre à la découverte de 15 pays, sac au dos.

La rencontre est conviviale. Il faut dire que rien n’est stressant lorsqu’il s’agit de raconter un projet de vie, celui de partir à l’aventure et d’aller à la rencontre de l’autre. Et de soi.

Fille d’un citoyen du monde malheureusement décédé trop tôt, Marie-Julie Tschiember caresse le rêve de lever les voiles depuis de nombreuses années.

«Je vais avoir 50 ans le 28 décembre. C’est le moment», lance-t-elle en frottant les oreilles de son chien. Avec son conjoint Éric Mathieu qui célébrera son 55e anniversaire de naissance en mai prochain, elle prendra un congé sabbatique de six mois et reviendra assurément toute transformée.

«Mon père est décédé à l’âge de 54 ans. C’est l’âge qu’a Éric en ce moment. Ça fait réfléchir, exprime la Drummondvilloise. Chaque jour, je suis témoin de la mort à la Maison René-Verrier. J’en vois des gens franchir la porte, des gens de tous les âges. J’observe que les gens meurent comme ils ont vécu. Certains disent : « J’aurais donc dû faire ceci ou cela quand j’avais la santé ». D’autres disent : « Je suis content, j’ai tout fait ce que je voulais faire dans ma vie ». Le temps est maintenant venu de réaliser nos rêves, de passer à l’action et d’avoir le courage de nos vertiges.»

(Photo : Ghyslain Bergeron)

Le grand départ du couple aura lieu le 27 décembre prochain avec pour seuls bagages deux sacs à dos. Premier arrêt : la Guadeloupe.

«On se sent actuellement comme si on est sur le bord d’une falaise. Plus on avance, plus on a l’impression qu’on se lance dans le vide. On va délaisser notre confort pour aller vivre plein d’affaires», ajoute Mme Tschiember, avec enthousiasme. «Quelque part, ça prend des couilles pour réaliser ses rêves», lance son conjoint, fervent amateur de kite surf.

En Guadeloupe, le couple ira rejoindre des amis quelques jours puis mettra les voiles sur la côte ouest, vers Los Angeles. Ensuite, il s’envolera vers la Polynésie française où il découvrira l’île de Bora-Bora puis ira vers la Nouvelle-Zélande en véhicule récréatif. Ensuite, Marie-Julie et Éric iront découvrir Bali en février, où ils loueront assurément des scooters. Le Vietnam, le Laos, le Japon – pour ses cerisiers en fleurs et ses lutteurs sumo -, le Sri Lanka, les Maldives (pour le kite surf), la Tanzanie, la Tunisie et le Portugal font aussi partie de leurs destinations.

Bien qu’ils miseront sur l’improvisation tout au long de leur aventure, ils ont tout de même pris soin de prévoir des activités et de faire quelques réservations, et ce, pour «éviter les attrape-touristes.» À peu près tous leurs vols et quelques hébergements ont été réservés.

«Il y a plusieurs personnes qui nous disent qu’on est très chanceux de pouvoir faire ça, mais dans les faits, on a fait des choix. Choisir, c’est renoncer. En partant six mois, on a décidé de couper dans les restos, de ne conserver qu’une voiture, etc.», communique M. Mathieu.

Tout au long de son voyage, le couple a l’intention d’aller à la rencontre de l’autre, de fouler des sentiers peu utilisés par les touristes.

«On a tous une vie et un quotidien, mais il y a tellement de vies plus riches que les nôtres en termes d’histoire et de vibration. J’ai hâte d’aller à la rencontre de l’habitant. On veut aller hors des sentiers battus, aller dans les marchés, discuter», laisse tomber Mme Tschiember. Celle-ci a requis l’aide d’une agence de voyages pour organiser certaines portions de l’aventure, et ce, pour s’assurer de limiter le plus possible les effets du décalage horaire entre les arrêts et de bénéficier de la meilleure météo possible.

Dans quel pays le couple terminera-t-il son voyage? Les amoureux ne le savent pas encore, choisissant de se laisser aller au gré du vent et des rencontres.

«On verra bien! Ensuite, il y aura notre retour. Va-t-on décider de rester dans notre maison ou de partir? On est pleinement conscient que ce voyage-là va nous métamorphoser. C’est inévitable. On va faire des rencontres incroyables qui vont peut-être nous changer à jamais. Juste prendre le temps d’observer l’environnement autour de nous sera un cadeau», termine Éric Mathieu.

 

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