Les vélos électriques, une véritable révolution

Photo de Lise Tremblay
Par Lise Tremblay
Les vélos électriques, une véritable révolution
Les vélos électriques sont de plus en plus populaires sur les pistes locales. (Photo : Ghyslain Bergeron)

VIE ACTIVE. De plus en plus présents sur les pistes cyclables et les routes de la région, les vélos électriques sont là pour rester. Utilisés tant pour le plaisir qu’en substitut à l’automobile en zone urbaine, ils ne constituent ni plus ni moins qu’une révolution, selon Vélo Québec.

La porte-parole de Vélo Québec, Magali Brebonne, espère d’ailleurs que le gouvernement du Québec innove en créant des incitatifs pour convaincre les gens d’adopter ce moyen de transport à la fois écologique et bénéfique pour la santé.

Magali Brebonne, porte-parole de Vélo Québec. (Photo gracieuseté)

«On voit le gouvernement proposer des incitatifs très généreux pour les véhicules électriques, mais c’est dommage, car on a l’impression qu’il ne comprend pas à quel point les vélos à assistance électrique sont un outil essentiel dans nos habitudes de développement durable. Ça mérite d’être soutenu de la même façon.»

Il s’agit pour Vélo Québec d’un cheval de bataille, qui espère un changement de mentalité rapide au sein des élus, sur la base de l’environnement et même de la montée inflationniste.

«La popularité explose. On a peu de chiffres récents pour documenter tout ça, mais on sait qu’en 2020, le quart des vélos qui étaient vendus étaient à assistance électrique. Maintenant, on soupçonne que c’est nettement davantage. La popularité saute aux yeux, mais on est en retard sur l’Europe là où c’est très populaire pour les déplacements urbains. Ç’a même boosté le tourisme», expose Mme Brebonne.

Prisés généralement par une clientèle retraitée au Québec, les vélos électriques présentent plusieurs avantages : ils permettent aux utilisateurs de suivre leur conjoint un peu plus en forme, de parcourir de plus grandes distances, de prendre part à des sorties plus régulièrement et d’améliorer leur condition physique.

«Puisque les gens ont tendance à utiliser plus fréquemment leur vélo électrique, même s’ils ne fournissent que 80 % d’effort, ils obtiennent des bénéfices sur leur santé, car ils bougent plus régulièrement. Il y a des gens qui disent que c’est de la triche, mais on ne voit pas les choses ainsi à Vélo Québec», ajoute la porte-parole.

Nicole Laplante, propriétaire du commerce Vélo Laplante de Drummondville qui a pignon sur rue depuis 61 ans. (Photo Ghyslain Bergeron)

À ses yeux, le vélo à assistance électrique, tout comme la trottinette électrique et bien sûr le vélo régulier, constitue largement une alternative intéressante.

«36 % des Québécois habitent à moins de 5 km de leur lieu de travail. C’est une distance qui est tout à fait facile à parcourir en vélo et davantage en vélo électrique, lorsque les infrastructures locales sont adéquates», souligne-t-elle, en rappelant cette possibilité d’économiser plusieurs dollars en carburant. Qui plus est, certains modèles à pneus plus larges peuvent être utilisés douze mois par année dans la belle province, ce qui ajoute au portefeuille.

Questionnée à savoir si la «révolution» des vélos électriques crée de la pression sur les villes québécoises pour qu’elles améliorent davantage leurs parcours cyclables, Mme Brebronne a été catégorique : les cités québécoises devront pédaler.

«Tous les engins de mobilité individuelle qui doivent cohabiter sur les voies cyclables auront besoin de plus d’espace. Les voies de 1,5 mètre de large sont maintenant trop étroites en raison de la vitesse de ceux-ci. Certainement, les villes devront prendre acte de cette réalité et concevoir des voies cyclables unidirectionnelles, séparées de la circulation et bien larges», affirme-t-elle.

C’est qu’en plus, Vélo Québec anticipe une continuité au chapitre des ventes de vélos électriques. Preuve que ce produit charme et étonne.

«Il s’agit d’embarquer sur ces vélos pour être tentés! On estime aussi que les vélos électriques disponibles en libre-service seront de plus en plus prisés dans les villes. C’est merveilleux, car il s’agit d’une porte d’entrée pour que les gens puissent en faire l’essai et partir à leur découverte. On croit aussi que le marché des vélos-cargos électriques se développera. C’est très intéressant, car ils ont le potentiel de remplacer la deuxième voiture d’une famille. Avant, ça prenait de bonnes jambes pour rouler en vélo-cargo. Maintenant, avec les modèles électriques, tout le monde pourra ramener son épicerie à la maison!», termine la porte-parole.

Vélo Laplante

Du bicycle à pédales à l’élégant vélo électrique, la propriétaire de Vélo Laplante, Nicole Laplante, en a vu défiler des styles au fil des six décennies qu’a traversé le commerce créé par son père. Jamais elle n’a été témoin d’une telle vague de popularité.

Le fondateur du commerce Vélo Laplante. (Photo Gracieuseté)

«Il y a trois ans, ma cousine, une grande voyageuse, m’a dit qu’en Europe 75 % des gens se déplaçaient en vélo électrique. Ça m’a donné un avant-goût de ce qui s’en venait. Déjà, l’an passé, 50 % des vélos que je vendais étaient électriques. Cette année, je m’attends à ce que la proportion de mes ventes soit à 60 %. Ils ont conquis les gens qui ne faisaient plus de vélo depuis 5 à 10 ans. Beaucoup de jeunes retraités en achètent. Ils se font des cadeaux. Il faut dire que c’est très agréable. Peu importe le dénivelé, le vent ou la distance, on peut aller où on veut et suivre qui on veut. Le bonheur est là. On pédale, mais sans se donner de misère», exprime Mme Laplante.

Selon ses besoins, des modèles de base peuvent offrir une autonomie allant de 40 à 80 kilomètres. Certains offrent même 100 kilomètres et d’autres, plus sophistiqués, permettent une autonomie allant jusqu’à 150 kilomètres. De façon générale, les batteries tolèrent entre 800 et 1000 charges complètes. Considérant les quatre saisons au Québec, les vélos électriques constituent donc un produit durable.

Point important : la vitesse maximale qu’ils peuvent atteindre est de 32 km/h, ce qui est nettement plus rapide qu’un coup de pédale à l’huile de genoux.

«Une fois que les gens goûtent à ça, ils en veulent un. Certains font plus de 2000 kilomètres par été», lance Mme Laplante, qui rappelle l’importance de bien les entretenir. Comme un vélo régulier, la chaîne doit être lubrifiée et les pneus doivent être gonflés régulièrement.

Si l’aventure vous intéresse, sachez que les modèles de base se détaillent à environ 2000 $. Le port du casque est obligatoire et l’ajout d’un porte-bagage, d’un miroir et évidemment d’un système antivol constituent des accessoires indispensables avant de partir à l’aventure.

 

Simple et toujours gratuit

Meta (Facebook et Instagram) bloque désormais vos nouvelles de L’Express en réponse à la loi C-18.

Pour rester connecté à la source, L’Express vous invite à télécharger son application. Vous pourrez ainsi continuer de lire vos nouvelles gratuitement, et ce, en temps réel.

Apple : https://apps.apple.com/ca/app/lexpress-de-drummondville/id1575799821?l=fr-CA

Androïd : https://play.google.com/store/apps/details?id=ca.journalexpress.app&hl=fr

Partager cet article