«J’ai réalisé un rêve» — Édouard Biron-Larocque

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Par Emmanuelle LeBlond
«J’ai réalisé un rêve» — Édouard Biron-Larocque
Édouard Biron-Larocque est fier d'avoir décroché le rôle principal dans le court métrage Tenir le phare, en compagnie de Jacques L'Heureux. (Photo : Emmanuelle LeBlond)

FESTIVAL. L’acteur Édouard Biron-Larocque a éprouvé un sentiment d’accomplissement et de fierté, samedi soir, alors qu’il a partagé avec le public drummondvillois le fruit de son travail dans le court métrage Tenir le phare, lors des Rendez-vous Québec cinéma.

Édouard baigne dans le milieu artistique depuis qu’il a six ans. C’est lui qui a exprimé à ses parents le désir d’être devant la caméra. Le Drummondvillois a fait sa place en décrochant des rôles en publicité et à la télévision, comme dans les téléséries District 31, Épidémie et La vie compliqué de Léa Olivier.

En 2020, le jeune acteur a eu la chance de fouler le tapis rouge du cinéma Capitol, pour présenter le court métrage Recrue, dans lequel il incarnait le personnage principal. Deux ans plus tard, il est de retour au même endroit, mais cette fois, c’est pour un film différent : Tenir le phare.

«C’est un honneur de présenter ça à Drummondville, ma ville natale. Je peux montrer le travail que je fais. C’est vraiment bien», lance-t-il, avec enthousiasme.

Lors de la soirée, Édouard était accompagné par le cinéaste Thomas Soto, son grand acolyte. Ce dernier a tout de suite eu un «coup de foudre» pour le jeune acteur. Dès qu’il a commencé à travailler sur le court métrage, il a contacté l’agence du Drummondvillois. Il voulait avoir Édouard dans son équipe.

«Quand Thomas m’a approché, j’ai tout de suite accepté. On a fait dix heures de route pour se rendre jusqu’en Gaspésie. C’était incroyable», s’exclame-t-il.

L’équipe du film Tenir le phare: Benoit Jones Vallé, Thomas Soto, Marie-Christine Toupin et Édouard Biron-Larocque. (Photo: Emmanuelle LeBlond)

Le court métrage raconte l’histoire d’un septuagénaire et son petit-fils. L’Alzheimer du grand-père progresse et l’enfant tente au mieux d’être un support. Thomas Soto a mis tout son cœur dans ce projet. «J’ai écrit le court métrage quand mon grand-père a eu les premiers signes de la maladie d’Alzheimer. C’est une maladie qui est terrible pour la personne qui le vit, mais aussi pour l’entourage. Mon grand-père était un point de repère. Quand j’ai vu qu’il n’était plus le phare qu’il était, ça m’a profondément troublé. J’avais de la misère à mettre des mots sur mes émotions. Le court métrage m’a permis d’extérioriser ce que je ressentais», raconte-t-il, avec sincérité.

Pour faire un lien avec ses racines, le cinéaste a choisi de tourner les scènes à Sainte-Madeleine de la Rivière-Madeleine. Édouard a adoré son expérience. «C’était la plus belle expérience de toute ma vie. L’équipe a été formidable. On était tout le temps avec elle. On avait loué une maison. On était comme une famille et j’étais le petit frère», se remémore-t-il, en riant.

Le Drummondvillois a eu la chance de côtoyer Jaques L’Heureux sur le plateau. «C’est mon idole d’enfance. J’ai longtemps écouté Passe-Partout. Il était mon personnage préféré. J’ai réalisé un rêve», souligne celui qui est âgé de 10 ans.

Tenir le phare a été projeté au cinéma Capitol, samedi soir, tout comme cinq autres courts métrages. L’équipe du film est restée après la projection pour répondre aux questions du public.

Mentionnons qu’Édouard en nomination dans la catégorie Acteur principal pour Tenir le phare dans le cadre des Nova Star Awards 2022. Les gagnants seront connus lors de la remise des prix le 11 juin à Toronto.

Une quatrième édition réussie

La quatrième édition des Rendez-vous Québec cinéma à Drummonville est officiellement terminée. La directrice générale du Capitol, Annie Hamel, tire un bilan positif des trois jours de festival : «Les gens étaient au rendez-vous pour l’ensemble de nos activités, plus précisément pour les tapis rouges. C’est là qu’on réalise que les Rendez-vous Québec cinéma sont encore d’actualité.»

C’était la première fois qu’il y avait autant de films à la programmation et qu’il avait un nombre aussi élevé de tapis rouge. Les festivaliers ont aussi pu découvrir une tonne de courts métrages, ce qui représentait une nouveauté.

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