Le colloque Apprendre à ciel ouvert offre un second souffle à l’enseignement

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Par Annie Maryse Dumont-Archambault
Le colloque Apprendre à ciel ouvert offre un second souffle à l’enseignement
L’enseignement à ciel ouvert compte de multiples avantages, comme d’apprendre dans un contexte ouvert, au grand air, et de faire prendre conscience du monde qui nous entoure tout en assimilant la matière. (Photo : Gracieuseté - David Larivière)

DRUMMONDVILLE. Le colloque Apprendre à ciel ouvert entame cette année sa 12e édition et se déroulera cette fois à Drummondville, à l’école secondaire Marie Rivier, les 26 et 27 avril prochains. Plus de 180 formateurs seront au rendez-vous et 700 passionnés d’éducation en plein air et d’apprentissage à ciel ouvert y seront présents.

La petite enfance à l’extérieur, la classe dehors, l’EPS en plein air, les sciences dehors et la recherche en plein air feront partie de la programmation qui promet d’être captivante pour ceux qui aiment transmettre leur savoir.

Entre autres, les thèmes du yoga, l’éco-éducation physique, le jeu libre, la pleine conscience en nature, la littératie et la numératie, la documentation pédagogique, la littérature jeunesse, les outils scientifiques et les enjeux de la motivation scolaire feront partie des formations. De la nature, la cuisine en plein air, à la biodiversité, en passant par la recherche et les mathématiques et le français : l’enseignement en plein air n’a presque pas de limites!

«La recherche nous montre que l’enseignement en plein air, c’est gagnant, mais est-ce que les enseignants savent quoi faire ou est-ce qu’ils sont prêts à travailler avec la nature, connaissent-ils tous les outils?», décrit Christian Leclair, directeur général du FÉÉPEQ, un organisme visant le développement et la promotion d’un enseignement de l’éducation physique et à la santé de qualité afin de contribuer au développement global et au bien-être des citoyennes et citoyens québécois.

Les enseignants recevront de multiples outils lors du colloque Apprendre à ciel ouvert. (Photo : Gracieuseté – David Larivière)

Interdisciplinarité et partage

En plus d’atteindre de nouveaux adeptes, le colloque permettra également d’apporter des éléments nouveaux pour ceux qui enseignent déjà à ciel ouvert. Bien que les classes en plein air gagnent en popularité, le rôle du colloque est justement de créer une force commune.  La démarche se résume en trois verbes d’action décrit le directeur : former, outiller et réseauter afin d’échanger des connaissances. Un partage d’information essentiel auprès des éducateurs de la petite enfance et des enseignants de tous les niveaux, du primaire à l’université.

«Réseauter, c’est important, car ça permet le partage de contacts, de l’information, des guides de formations, d’activités d’accompagnements, les subventions disponibles. Cela donne une teneur au colloque, une raison d’être. Ça permet de ne pas travailler en silo, c’est ce qui est beau dans ce colloque, explique Christian Leclair. Ça en fait l’événement professionnel francophone le plus gros au Québec dans le milieu de l’enseignement à ciel ouvert classe nature, et aussi tout ce qui entre en lien avec l’éducation en plein air. On a des gens de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse; c’est même un événement provincial de par son rayonnement.»

Ramener l’école au cœur de sa mission

Enseigner en plein air permet de resituer l’enseignement au point de départ, le but ultime de montrer. C’est ramener l’école au cœur de sa mission : instruire, qualifier, socialiser, et se préoccuper des grands enjeux de société», décrit-il. Cette année, le colloque présentera deux conférencières, Johanne Elsener et Caroline Laberge, selon le thème des bienfaits de la nature. Il y aura aussi des tables de concertation où les gens pourront y émettre leurs commentaires et leurs idées sur les enjeux et les solutions face aux défis.

Enseigner en plein air, peu importe la matière, c’est aussi faire prendre conscience que l’on fait partie de l’environnement, du monde qui nous entoure. Des trucs pour la concentration des élèves et des étudiants, comment gérer la présence des humains qui apprennent dans un environnement donné : les formations aborderont aussi ces éléments. «Dans un milieu à ciel ouvert, selon le contexte, il peut y avoir du bruit et la gestion de la classe devient différente. Ce n’est pas comme dans une classe ou un gymnase. Il y a aussi du bruit ambiant, la température est différente. On outille donc les enseignants, tout en leur faisant découvrir les effets si bénéfiques de l’école à ciel ouvert» précise M. Leclair.

Un colloque qui promet d’apporter de nouveaux horizons et une nouvelle lumière sur l’enseignement à ciel ouvert.

https://www.feepeq.com/fr/programmation-colloque

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