Henrik Lajoie est plus que motivé à retrouver sa vie d’avant

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Par Louis-Philippe Samson
Henrik Lajoie est plus que motivé à retrouver sa vie d’avant
Henrik Lajoie a dû réapprendre à manipuler sa guitare à la suite de son accident, lui qui a déjà été chansonnier. (Photo : Louis-Philippe Samson)

TÉMOIGNAGE. Aux prises avec des séquelles d’un traumatisme craniocérébral léger (TCCL), Henrik Lajoie veut guérir et recommencer à travailler comme charpentier-menuisier.

Avant son accident, le trentenaire travaillait comme charpentier-menuisier, un métier qui le passionnait. Il était un homme actif, amateur de sports et de musique, lui qui est guitariste. Il a aussi été, pendant huit ans, chansonnier dans un restaurant de Drummondville. Il a dû stopper toutes ces activités à la suite de son accident. Il a réappris à manipuler son instrument qui lui sert maintenant d’échappatoire aux problèmes qu’il vit avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Durant son processus, une ergothérapeute spécialisée en traumatismes crâniens, mandatée par la SAAQ, a évalué sa condition. Celle-ci a suggéré quelques méthodes afin de l’aider à retourner travailler.

D’abord, M. Lajoie a tenté un retour sur les chantiers de construction au rythme de quelques heures par semaine sous une formule de stage. Lors de celui-ci, tous les frais ont été absorbés par la SAAQ. Cette option ne s’est pas montrée concluante.

Henrik Lajoie, photographié ici en février 2022, souhaite à tout prix retourner travailler comme charpentier-menuisier. (Photo : gracieuseté)

«Avant son accident, Henrik était un très bon employé qui produisait à un bon rythme, a dit Michaël St-Laurent Chapdelaine, patron et meilleur ami de M. Lajoie. Il savait comment arriver au résultat attendu. Depuis son accident, j’ai vu sa progression, mais j’ai aussi remarqué des choses qui m’ont fait réaliser qu’il n’est plus le même gars. Je l’ai vu perdre l’équilibre en voulant faire des mouvements simples. L’action d’un chantier est encore trop intense pour lui.»

Un deuxième stage devait avoir lieu, mais à la lumière des résultats du premier, il a été déterminé qu’il serait trop dangereux, autant pour M. Lajoie que ses collègues, de le renvoyer là-bas.

La seconde option proposée par l’ergothérapeute a été de se concentrer sur un projet personnel qui s’apparente à son métier et dans un environnement contrôlé. C’est grâce à ce projet que le Drummondvillois dit avoir fait le plus de progrès ces six derniers mois.

«C’est un long processus. Chaque jour, je vois des améliorations. Ce sont de petites choses, mais ce n’est pas constant. Il y a des hauts et des bas», a dit M. Lajoie.

Pourtant, le principal intéressé affirme vouloir retourner au travail dès que possible. Il se dit motivé à y arriver. «Pour moi, c’est vital de me reconditionner à pratiquer mon métier. Je vais essayer par tous les moyens possibles de retourner sur un chantier. Mais avec toutes les embuches qu’on a mises sur mon chemin, je me demande de plus en plus s’il faudra que je me trouve un autre travail», s’inquiète Henrik Lajoie, émotif.

D’ici là, il espère pouvoir rencontrer un neuro-ophtalmologiste qui lui permettra de faire un pas de plus dans sa guérison et son retour sur les chantiers de construction.

À lire également : Victime d’un traumatisme crânien, il se dit abandonné par la SAAQ

 

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