Une rentrée scolaire en présentiel au Cégep de Drummondville

Photo de Emmanuelle LeBlond
Par Emmanuelle LeBlond
Une rentrée scolaire en présentiel au Cégep de Drummondville
La rentrée du Cégep de Drummondville se déroulera le 23 août. (Photo : archives)

ÉDUCATION. La vie reprendra son cours sur le campus du Cégep de Drummondville. Les étudiants – qui sont en majorité vaccinés – retourneront sur les bancs d’école, à compter de lundi, à l’occasion de la rentrée automnale.

«Nous aurons une rentrée en classe. On est tellement content de ça. Sur le plan pédagogique, rien ne remplace un professeur avec des étudiants en classe. Il n’y a rien qui bat ça, même si on a les meilleurs systèmes du monde sur le plan virtuel», affirme le directeur général, Pierre Leblanc.

Le plan déposé au début du mois d’août par la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann, prévoyait une rentrée sans masque ni distanciation si 75 % des élèves étaient vaccinés, mais l’arrivée de la quatrième vague a assombri le tableau. Mardi, le premier ministre François Legault a annoncé que le masque devrait être porté en tout temps.

Le directeur général, Pierre Leblanc. (Photo: gracieuseté)

Le Cégep de Drummondville appliquera cette nouvelle consigne, encourageant même les enseignants, le personnel et les étudiants à se faire vacciner. «Selon les chiffres qu’on a reçus le 12 août dernier, 80,5% des étudiants ont une première dose et ils ont reçu leur deuxième dose ou pris rendez-vous pour l’obtenir. On est très fier, mais on voit qu’il y a encore un effort collectif à faire», soutient-il.

Ce dernier rappelle que le gouvernement provincial compte instaurer un passeport vaccinal dès le mois de septembre. «Il sera exigé pour certaines activités, comme la salle de conditionnellement physique, les activités parascolaires, sportives et socioculturelles. On n’a pas les détails encore. On va suivre les directives du Ministère pour s’assurer de faire les choses dans les règles de l’art.»

Puisque le taux de vaccination dépasse le seuil fixé par le gouvernement, du nombre de 75%, l’établissement scolaire a le feu vert pour organiser des activités d’intégration et d’accueil. «Jeudi, un total de 1027 nouveaux étudiants vont venir rencontrer leurs enseignants, visiter les lieux et prendre connaissance des nouveaux services. C’est un accueil par programme», informe le directeur général.

Les inscriptions

Pour la session d’automne, le Cégep de Drummondville connaît une hausse d’inscriptions. «À la rentrée, on va accueillir 2456 étudiants pour la formation du secteur régulier. Depuis 2019, c’est notre meilleure augmentation. Pour la formation continue, ils sont 508 étudiants inscrits. Il y a près de 3000 étudiants qui suivent une formation créditée au Cégep.»

La bibliothèque, qui a été la proie des flammes en août 2020, est accessible pour les étudiants. Des opérations de décontamination et de nettoyage ont été réalisées lors de la dernière année. «L’endroit est remarquablement beau. C’est un lieu fantastique pour étudier, lire et faire des travaux», témoigne M. Leblanc.

D’ailleurs, une nouvelle formation est offerte pour la session d’automne. Il s’agit du programme Techniques en pharmacie, dont 50 étudiants sont inscrits.

L’enjeu de l’espace

Le directeur général ne peut s’empêcher de passer sous silence le manque d’espace qui représente un casse-tête pour l’établissement scolaire. «On manque d’espace partout, au point que ça freine notre développement. Par exemple, on doit contingenter certains programmes par manque d’espace. On doit transformer le salon du personnel pour le transformer en classe. On va faire tous les efforts du monde pour convaincre les autorités de nous autoriser à procéder à l’agrandissement le plus rapidement possible», soutient M. Leblanc, en insistant sur l’urgence de la situation.

Mentionnons que l’équipe du Cégep de Drummondville ne cesse de s’agrandir. Depuis janvier, 45 nouvelles personnes ont été embauchées, pour un total de 387 employés.

Quoi qu’il en soit, M. Leblanc entame cette première année en poste avec enthousiasme et fébrilité. «Mardi, c’était la rentrée des professeurs et la rencontre des employés. Ça a été une belle réussite. L’énergie était là. On a une approche de gestion participative. Les gens ont le goût de ramer dans le même sens», conclut-il.

Partager cet article