Malgré une baisse d’achalandage, le Musée national de la photographie garde espoir

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Par Emmanuelle LeBlond
Malgré une baisse d’achalandage, le Musée national de la photographie garde espoir
Le Musée national de la photographie est situé au 400 Heriot. (Photo : archives, Stéphane Lévesque)

CULTURE. L’année dernière, à pareille date, le Musée national de la photographie de Drummondville accueillait environ 1200 visiteurs par semaine. Aujourd’hui, l’achalandage se situe approximativement à 50 visiteurs. La différence est nette, mais l’institution muséale ne se décourage pas pour autant, puisqu’elle continue à innover en proposant des projets originaux.

«Il ne faut pas se mettre des lunettes roses. Ça faisait trois étés qu’on recevait une vingtaine de milliers de visiteurs en l’espace de trois mois et ça a beaucoup diminué», mentionne le directeur général Jonathan-Hugues Potvin.

Ce dernier croit fermement que dès la semaine prochaine, l’achalandage s’améliorera. «Ça bouge, il y a de l’action, on attend toujours de retrouver notre vitesse de croisière au niveau des visiteurs. Le plus gros mois de l’année – depuis quatre ans – c’est le mois d’août», soutient-il.

«Au Centre-du-Québec, on a des excursionnistes. Peut-être qu’ils sont moins enclins à venir dans cette période vacancière-là, en ce moment, étant donné qu’on est près. On voit qu’il y a un gros boom vers la Gaspésie et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Peut-être que dans le mois d’août, cette tendance-là sera relativisée. Les gens vont faire des sorties plus près de chez eux pour venir fréquenter le Centre-du-Québec. On travaille pour ça et on essaie que le monde voie la beauté qu’on a.»

Un rallye photo

Le Musée national de la photographie se prépare à lancer un nouveau projet, celui d’un rallye automobile à travers les 18 municipalités de la MRC de Drummond. «Ce gros projet va être effectif dès le 1er octobre, grâce au Fonds de la ruralité. C’est un rallye automobile de panneaux photographiques. L’escapade est environ de trois heures», explique M. Potvin.

«Le panneau est constitué de huit photographies. On en a quatre qui sont marquantes et qui proviennent essentiellement de la Société d’histoire de Drummondville, qui résume l’histoire de la municipalité. Et on a quatre photos actuelles. Depuis le mois de janvier, il y a une équipe volante du Club Photo Drummond qui sillonne les municipalités pour prendre des clichés, pour maximiser les saisons», complète-t-il.

Des vidéos explicatives seront également disponibles, afin d’informer les visiteurs sur l’étymologie de la région, le fondateur et le nombre d’habitants.

Le projet a été déposé il y a un an et demi. «Ce sont des processus qui sont quand même longs. Il faut rencontrer chacune des municipalités pour l’emplacement du panneau et demander la résolution municipale. Il y a une politique à régler qui est précise et laborieuse», affirme M. Potvin.

À la conquête des écoles

L’équipe du Musée national de la photographie déploie beaucoup d’efforts pour adapter ses visites scolaires à l’ère du coronavirus.

«On travaille aussi sur le post-COVID au niveau scolaire. Il faut savoir que sur nos 54 000 visiteurs de l’année passée, il y en a presque 60 % qui étaient reliés à notre clientèle scolaire ou de groupes organisés. On sait que ça va être moins possible avec ce qu’on connaît. On ne veut pas perdre toute cette matière-là parce qu’on a créé beaucoup d’ateliers reliés à la photographie pour les écoles de tous les niveaux.»

Malgré tous ces bouleversements, le directeur général affirme qu’il y a quand même du positif qui émane de la crise. «La COVID a amené un heureux problème pour nous, les gens ont fait leur ménage. Ça leur a donné beaucoup d’intérêt à nous donner leurs choses. On applique naturellement notre politique d’acquisition, mais on a reçu des collections incroyables, autant par des livres que des fonds photographiques que d’appareils.»

«Même si le confinement nous a amené à être fermé au public, 80 % de notre travail est la collection et la conservation de tous nos artefacts. Ça nous tient autant occupé, sinon plus», conclut-il.

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