Des ateliers pour les étudiants universitaires anxieux

Des ateliers pour les étudiants universitaires anxieux
(Photo : Archives)

Pas de doute : l’anxiété est de plus en plus présente chez les étudiants universitaires. C’est du moins la vision de la conseillère aux affaire étudiantes, Véronique Myre, qui pilote également des ateliers spéciaux sur la gestion du stress.

«Je pense que c’est plus nommé qu’avant, c’est moins tabou qu’il y a quelques années», estime la conseillère.
Depuis 2016, des ateliers Korsa, basés sur une méthode élaborée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) par une équipe de chercheurs en psychologie, sont offerts à l’UQTR.

En suédois, le mot korsa signifie traverser. C’est d’ailleurs le but derrière ces ateliers : aider l’étudiant à franchir son anxiété et à reprendre le contrôle de lui-même. «Ce n’est pas une thérapie de groupe. On fonctionne avec le positif, afin de recentrer l’étudiant sur ses valeurs. On veut qu’il se rappelle ses objectifs, qu’il se souvienne de ce qu’il veut être. C’est un travail de fond», explique la responsable des ateliers Korsa à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Véronique Myre. Elle les donne en collaboration avec sa collègue, Sylvie Gervais.

La conseillère précise toutefois que ce n’est pas une approche médicale. «Nous ne faisons pas d’analyse, et nous ne donnons pas de diagnostic. Le but, c’est de créer des échanges et de donner des conseils.»

Actuellement, six groupes composés de dix à quinze personnes se réunissent toutes les semaines pendant un mois, à raison de 2h30 par rencontre. Mme Myre explique aussi que les ateliers sont beaucoup axés sur la présence attentive, ou «mindfulness».

Les participants apprennent diverses techniques de méditation et échangent entre eux, en plus d’avoir accès à des stratégies d’études et d’organisation du temps. «Le secret, c’est l’équilibre. Souvent, les étudiants vont avoir de la difficulté à choisir entre les études, le sommeil, le travail, une vie sociale et de saines habitudes de vie. Ils manquent de temps. Nous essayons de leur donner des outils», estime Véronique Myre.

«Nous recevons de beaux partages. Des liens se créent pendant les ateliers, et nous avons beaucoup de bons commentaires. Je pense que c’est une approche bénéfique, qui pourrait peut-être limiter la prise de médication dans certains cas», renchérit-elle.

Cependant, les étudiants du campus de Drummondville doivent se déplacer à Trois-Rivières. Il n’est toutefois pas exclu que Korsa se donne aussi à Drummondville, si la demande est là.

«Nous aimerions offrir une version en ligne de l’atelier au cours de l’année. Ce n’est pas pareil, mais c’est déjà un départ. Réaliser des capsules de méditation fait aussi partie de nos objectifs», dévoile Mme Myre.

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