Louise Bourret crée avec des grands

Louise Bourret crée avec des grands

Depuis ses débuts avec les Légendes fantastiques en 1998, Louise Bourret a laissé sa marque dans plusieurs grands événements artistiques au Québec et à l’étranger. Doté d’un sang froid hors du commun, elle a coordonné les décors, les costumes et le maquillage d’artistes se développant dans des spectacles tels que Cavalia, Nebbia (Cirque Éloize) et Era (Chine). Une vie trépidante sans routine…

Jamais, au grand jamais, Louise Bourret n’aurait imaginé que sa carrière allait prendre un tel envol.

En l’espace de quelques années, elle s’est retrouvée dans la cour des grands en mettant à profit son talent de coordonnatrice, d’accessoiriste et de costumière. «À la base, j’ai étudié en mode au Collège Marie-Victorin de Montréal. J’ai beaucoup étudié l’histoire du costume de l’antiquité à nos jours. J’ai toujours œuvré dans ce domaine. Jeune, c’est moi qui prenais en charge les spectacles d’ouverture des écoles, mais ma première vraie expérience a véritablement été avec les Légendes fantastiques. J’étais l’assistante à la production et la chef costumière», exprime Mme Bourret.

Ayant développé une véritable passion, cette mère de famille a décidé de prendre le risque de quitter cette équipe pour tenter sa chance avec d’autres créateurs… d’autres horizons. «Je pense que j’ai eu la chance d’être là au bon moment et à la bonne place», dit-elle.

C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée avec l’équipe de Kosmogonia, un spectacle à grand déploiement présenté à Shawinigan entre 2001 et 2004. «Participer à la conception d’un spectacle, c’est ce qui me fait le plus vibrer. Après, c’est autre chose. Il faut consolider et s’assurer qu’il progresse», ajoute l’artiste friande de nouveautés et de défis.

En 2005, elle a vécu un moment inoubliable presque inespéré en s’envolant vers la Chine pour travailler à la conception d’Era, un spectacle à grand déploiement présenté en raison de six fois par semaine. «Ça a été une expérience incroyable de quatre mois! J’ai adoré travailler avec les Chinois. Ils ont une culture bien spéciale. Ils connaissent leur histoire et ça vient me chercher», dit-elle.

Comme pour les Légendes fantastiques et Cavalia, Louise Bourret a travaillé aux côtés d’Érick Villeneuve, directeur artistique, pour la mise sur pied de cette production en sol asiatique. Elle reconnaît d’ailleurs son professionnalisme et son immense talent. «Mon travail est de faire le lien avec le directeur artistique, le metteur en scène, le designer et les artistes. Je dois m’assurer que les acrobates portent des vêtements appropriés et sécuritaires et qu’ils correspondent aux besoins du spectacle», communique Louise Bourret, qui confie avoir recours à ses talents de psychologue de temps à autre.

Feuille de route

Âgée de 46 ans, la Drummondvilloise dispose d’une feuille de route impressionnante. Elle a côtoyé des grands de la sphère artistique, comme Diane Dufresne, et participé à la réalisation d’événements majeurs, à l’exemple du Ballet Ouest de Montréal, de spectacle Dracula, du Festival de jazz de Montréal, des Outgames de Montréal, du Match des étoiles de Montréal et de Cavalia, ce spectacle équestre inoubliable présenté un peu partout dans le monde.

«Pour cette production, j’agissais à titre d’assistante à la conception des maquillages. Nous avons investi beaucoup d’heures dans cette aventure. La semaine qui précède la grande première d’un spectacle, personne n’a de vie. Tout le monde travaille pour le même but et c’est à la fois exigeant et passionnant», poursuit celle qui revient d’ailleurs de l’Arizona où elle a renoué avec les artistes de Cavalia.

Si la vie l’amène à côtoyer de grands créateurs, Louise Bourret estime toutefois important de conserver certains clients localement. Ainsi, depuis belle lurette, elle coordonne le spectacle de l’opéra du cégep ainsi que la soirée des Fêtes de la Caisse Desjardins de Drummondville. «J’ai plusieurs projets en tête, mais mon rêve serait vraiment de retourner en Chine. Ce sera peut-être possible puisque le spectacle Era pourrait être renouvelé en 2010. Qui sait où la vie me mènera?», termine Louise Bourret.

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