Le nouveau toit de l’église Saint-Frédéric devrait durer 125 ans

Le nouveau toit de l’église Saint-Frédéric devrait durer 125 ans

Les paroissiens de Saint-Frédéric en particulier, mais les citoyens du grand Drummondville en général, peuvent dormir sur leurs deux oreilles car les travaux de réfection que l’on vient d’apporter à la toiture de leur église devraient les mettre à l’abri pour au moins les 125 prochaines années d’une quelconque intervention à cette partie stratégique, s’il en est une, de ce bâtiment historique.

«Chose certaine, à moins d’un sinistre, je vous garantis que ce n’est pas moi le marguillier qui va superviser les prochains travaux à la toiture de notre église», confesse avec une fierté bien légitime Jacques Milot, celui-là même qui vient de réaliser ce mandat au nom de la fabrique Saint-Frédéric.

Bien sûr, la mission de M. Milot et de ses précieux acolytes n’est pas encore complétée puisqu’au contrat de 1,3 million $ accordé aux entrepreneurs Renotech P.G.P. inc. et Perron & Fils Ferblantier inc., il reste encore la seconde phase à réaliser, soit la réfection du clocher.

Cela se fera à partir du printemps prochain, en même temps que le campanile qui n’a pu être complété à l’intérieur du calendrier de la première phase, comme prévu.

Ce petit contretemps s’explique, selon M. Milot, par un délai inattendu pour la signature officielle du contrat, les journées perdues en raison des intempéries, le vol de matériaux (feuilles de cuivre) sur le chantier, sans oublier la découverte de mauvaises surprises sous les deux toits plats au-dessus du jubé pourtant refaits il y a quelques années.

Cet imprévu entraînera d’ailleurs une facture supplémentaire de 55 000 $ qui aurait encore été plus élevée sans l’effort additionnel de l’entreprise drummondvilloise Soprema et de son directeur général Richard Voyer qui ont accepté de consentir plus de produits de recouvrement que prévu.

Chose certaine, Jacques Milot se dit convaincu que ce n’est pas demain le jour où il va falloir grimper à nouveau sur le toit de l’église pour aller colmater des trous, comme cela s’est fait trop souvent par le passé à l’aide de clous et de matériaux non appropriés.

D’ailleurs, s’il est une leçon que le marguillier retient de son expérience dans ce dossier, c’est qu’en bout de ligne, cela revient moins cher de confier l’entretien de pareilles oeuvres à des spécialistes et de recourir aux bons matériaux.

Parlant de matériaux, M. Milot se dit convaincu que l’amalgame des feuilles métalliques de 20 onces (au lieu de 14) et des membranes élastomères procurera une qualité exceptionnelle à la toiture de l’église Saint-Frédéric.

Mais, selon ce dernier, il n’y a pas que la qualité, il y a aussi la beauté que la nouvelle couverture apporte au bâtiment historique en lui donnant de la hauteur.

Bien sûr, l’église retrouvera toute sa splendeur extérieure lorsque l’on aura complété la réfection du clocher et du campanile.

D’ailleurs, même si les travaux sont interrompus pour l’hiver sur le chantier, les spécialistes de Perron & Fils Ferblantier inc. sont à l’oeuvre dans leur atelier de la Montérégie afin de reconstituer le plus parfaitement possible les éléments décoratifs et autres pièces constituantes du clocher et du campanile.

Dès le printemps, les hommes de Renotech P.G.P. inc. installeront les échafaudages qui leur donneront accès au clocher et au campanile.

Selon Jacques Milot, si tout va comme prévu, les travaux devraient être complétés en septembre 2007 et auront donc coûté un peu plus de 1,3 million $, et ce, grâce à la contribution de quatre partenaires dont le ministère de la Culture et des Communications, par l’entremise de la Fondation du patrimoine religieux du Québec, qui assume 68,65% de la facture.

D’ailleurs, au nom de la fabrique Saint-Frédéric, son président, Florent Pariseau, curé, et Jacques Milot, responsable des travaux, ont adressé une demande de subvention complémentaire de 55 000 $ au Comité du patrimoine religieux pour assumer les coûts de réparation des deux toits plats.

Ce comité, ouvrons une parenthèse, est sous la responsabilité de l’économe diocésain, Normand Paquette, qui connaît fort bien le dossier de l’église Saint-Frédéric.

L’homme d’affaires Gilles Soucy, avec une contribution exceptionnelle de 500 000 $, Soprema inc., avec la fourniture de ses produits pour quelque 60 000 $, et la Ville de Drummondville, via une subvention de 50 000 $ par l’entremise du programme municipal de subvention, sont les intervenants locaux qui ont permis le dénouement de cet important projet pour la fabrique Saint-Frédéric sans avoir à recourir à une campagne de financement populaire. «Je pense que l’on peut affirmer sans exagérer que 2006 a été une année historique pour notre grande communauté car au moment où l’on doit commencer à envisager des changements de vocation pour certaines églises, nous avons été au moins en mesure de refaire le toit de cet édifice patrimonial afin de le préserver pour les générations à venir», a exprimé le marguillier Milot avec le sentiment du devoir accompli.

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