La Laiterie Lamothe ferme aujourd’hui

La Laiterie Lamothe ferme aujourd’hui
La Laiterie Lamothe met fin officiellement à ses activités aujourd'hui

C’est aujourd’hui que la Laiterie Lamothe ferme définitivement ses portes. En plus de laisser à la ville un vaste bâtiment vacant, la coopérative Agropur a conduit 41 travailleurs de la région au bureau de chômage.

Rappelons que la Coopérative Agropur, qui a acquis la laiterie drummondvilloise en mars 2008, a annoncé l’arrêt définitif des opérations de la laiterie drummondvilloise en septembre dernier, causant du coup de fortes réactions à la grandeur de la province.

Au moment de la triste annonce, le président d’Agropur, Serge Paquette, avait expliqué que la Laiterie Lamothe avait fait l’objet d’une décision d’affaires. «La décision de mettre un terme aux activités de transformation laitière de cette usine est strictement basée sur des raisons économiques, avait-il expliqué. Afin de demeurer compétitive, Agropur doit s’assurer de la rentabilité et de l’efficacité de l’ensemble de ses opérations. La Coopérative évalue ses usines sur une base continue et veut maintenir une rentabilité opérationnelle, surtout dans un marché de plus en plus compétitif.»

En achetant l’usine, Agropur avait pourtant précisé qu’elle souhaitait accroître sa présence au Centre-du-Québec et profiter des quotas d’approvisionnement en lait biologique.

De toute évidence, le dossier a dévié de sa trajectoire.

Pour Drummondville, il est évident que cette fermeture marque la fin d’une époque. Il y a quelques décennies à peine, chaque ville moyenne au Québec arborait une laiterie sur son territoire.

Aujourd’hui, il n’en reste plus que six ou sept.

La Laiterie Lamothe et frères a ouvert ses portes en 1913. Passionné pour les produits laitiers, Hilaire Lamothe, producteur laitier, a fondé la petite laiterie artisanale en compagnie de son épouse Emma Dumaine et de leur quatre fils, Léonidas, Siméon, Aimé et Armand. C’est dans cette entreprise que les premières «pintes» de lait Lamothe ont vu le jour.

De fil en aiguille, la «petite» laiterie s’est développée et a tâté de nouveaux marchés. D’ailleurs, au début des années 2000, elle a présenté de nouveaux produits biologiques, la gamme Biolait, qui ont satisfait plus d’un consommateur à l’échelle de la province.

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