Thomas Beaudoin fait tourner les têtes

Thomas Beaudoin fait tourner les têtes

Thomas Beaudoin

Crédit photo : Photo gracieuseté – Yann T., Sphère Médias Plus

Son talent d’interprétation et son charme fou transpercent l’écran dans la nouvelle télésérie Hubert et Fanny. Thomas Beaudoin attire de plus en plus l’attention des téléspectateurs avec ce premier rôle.

Il s’agit d’une première pour celui qui a grandi à Drummondville que d’incarner un personnage principal. Il avoue être tombé en amour avec cette série dès les premières secondes de lecture des textes d’audition.

«Le processus de casting était déjà en marche lorsqu’on m’a parlé de ce projet. J’ai reçu d’abord les textes d’audition et ensuite, les textes du premier épisode. C’est vraiment venu me chercher dans la manière que c’est écrit et ça m’a rapidement plongé dans un univers fantastique. Je me suis aussi tout de suite attaché à Hubert», se remémore-t-il.

«Ça m’a d’autant convaincu à auditionner quand j’ai su que c’était Mariloup (Wolfe) à la réalisation. Elle avait fait une belle job avec la première saison de Ruptures. Son travail me plaît beaucoup.»

Trois jours après l’audition, il a été convoqué à ce qu’on appelle des “tests de chimie”. C’est à ce moment qu’il a joué différentes scènes avec les actrices qui convoitaient le rôle de Fanny.

«Quand ç’a été au tour de Mylène (St-Sauveur, celle qui a finalement eu le rôle), toute de suite la chimie à embarqué étant donné qu’on avait déjà travaillé ensemble sur un autre projet», indique l’acteur de 36 ans, au bout du fil directement de Los Angeles.

Dans ce nouveau drame romantique signé Richard Blaimert, la passion, l’amour et l’engagement y sont abordés en toute sensibilité.

«Rien ne prédestinait Hubert (Thomas Beaudoin) et Fanny (Mylène St-Sauveur) à se rencontrer. Lors d’un vol à main armée qui dérape, craignant pour leur vie, ils tissent des liens aussi profonds qu’indéfinissables. Où cela les mènera-t-il? Leurs proches sont aussi à la croisée des chemins (…) Et si pour Hubert et Fanny, le fait de tout abandonner pour se laisser emporter par l’amour était la meilleure façon d’être heureux?», est-il écrit dans le synopsis de l’émission.

«À travers les 12 épisodes, il y a vraiment de belles histoires qui se développent (…) Ce que j’aime beaucoup de la réalisation de Mariloup et des mots de Richard, c’est que ça parle de la vraie vie. Ce n’est pas “pacté” d’action et de drames, c’est simplement la vie de tous les jours. Tout le monde peut se reconnaître», souligne-t-il.

Hubert est un tatoueur dans la mi-trentaine qui vit son train-train quotidien sans avoir besoin de personne.

«C’est un gars plutôt autonome, plutôt indépendant et qui n’a pas beaucoup d’amis. C’est un gars qui s’est développé un chemin dans la vie et qui pense avoir trouvé la solution à son propre bonheur, c’est-à-dire à ne pas s’engager, à pas avoir d’attentes de personne. Il a construit comme un mur de briques devant les relations amoureuses parce que son père est un homme un peu grincheux et sa mère collectionne les conquêtes. (…) Il ne veut pas blesser personne et ne veut plus être blessé. C’est une personne qu’il a somme toute une belle conscience et un bon fond.»

Thomas Beaudoin n’est pas le seul Drummondvillois à jouer dans la télésérie Hubert et Fanny. En fait, Mickaël Gouin y incarne Guillaume, le chum des sept dernières années de Fanny.

«On a été à La Poudrière en même temps. Lors d’un tournage, on s’est rappelé une “couple” de trucs. Il connaissait les mêmes gars que moi. C’était vraiment intéressant de retourner en arrière», raconte Thomas.

Fasciné par l’humain

Même s’il est installé à New York depuis un peu plus de 15 ans, Thomas Beaudoin n’est jamais bien loin lorsqu’un projet québécois s’offre à lui ou lui semble intéressant.

Mylène St-Sauveur et Thomas Beaudoin sur le plateau de Hubert et Fanny. (Photo gracieuseté – Yann T., Sphère Médias Plus)

«Ce qui est le fun avec les productions québécoises, c’est que jusqu’à maintenant, on m’a souvent demandé de faire des rôles de composition. J’adore ça, car ça me demande d’étudier le personnage, son cas, d’où il vient et ça me permet de le développer au niveau physique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle je suis devenu acteur. C’est parce que j’aime justement le défi d’être capable de représenter au grand écran un humain ou tout autre personnage vivant, comme un extra-terrestre ou un animal!», rigole-t-il.

«C’est une belle manière de dire qu’on aime les humains, poursuit-il. En fait, être acteur c’est comme être à la fois un détective et un psychologue : on cherche à comprendre qui est le personnage et on s’intéresse à l’humain dans sa globalité, au niveau physique, psychologique et spirituel.»

Il s’est d’ailleurs toujours intéressé, d’aussi loin qu’il se souvient, à la psychologie.

«J’avais commencé des études en psychologie à Concordia il y a quelques années. J’ai toujours été intéressé par la psyché. À partir d’un jeune âge, je me posais des questions, à savoir pourquoi les gens réagissaient d’une certaine manière, pourquoi ils prenaient telle décision, etc. C’est très intéressant. Maintenant, au lieu de diagnostiquer les autres, je me diagnostique moi-même à travers les personnages!»

Le sympathique acteur est actuellement dans un sprint d’auditions de pilotes d’émissions à Los Angeles et selon ses dires, d’intéressants projets cognent déjà à sa porte. Thomas Beaudoin est certes un nom qui reviendra sur toutes les lèvres dans les prochaines années.

Ses rôles

Depuis 2014, Thomas Beaudoin cumule les rôles au petit et grand écran, tant au Québec qu’aux États-Unis. Les voici.

– Thomas Champagne, un acteur porno, dans Trauma.

– Dick Séguin, un criminel, dans Blue Moon aux côtés de la Drummondvilloise Karine Vanasse.

– William Bennett dans Victor Lessard

Other Plans, Off The Ra

ils et The Spirit Of Christmas, des films américains.

– Il a participé à une publicité américaine d’Old spice.

– On le verra prochainement dans le film Quand l’amour se creuse un trou mettant en vedette France Castel, Julie Le Breton et Patrice Robitaille. «Je joue un rôle de flashback dans les années 1950, soit le mari du personnage de France Castel.»