Subvention de 500 000 $ pour cinq projets de recherche au CNIMI

Subvention de 500 000 $ pour cinq projets de recherche au CNIMI
Le CNIMI est le deuxième pavillon qui se trouve sur le campus. (Photo: Ghyslain Bergeron) (Photo : Ghyslain Bergeron)

RECHERCHE. L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a obtenu un montant de 500 000 $ sur quatre ans pour mener à bien une série de cinq travaux sur l’industrie manufacturière au nouveau pavillon du Centre national intégré du manufacturier intelligent (CNIMI) au campus de l’UQTR à Drummondville.

Grâce au programme Mitacs Accélération, la Chaire de recherche sur l’usine-laboratoire en intelligence manufacturière (ULIM) s’emploiera à faciliter la transformation numérique des PME manufacturières. 

«Cette subvention nous permettra de développer de nouvelles applications pratiques. Pour y parvenir, nous allons mobiliser sept étudiants issus des programmes de baccalauréat en génie mécanique, de maîtrise en ingénierie (génie industriel et génie mécanique) et de doctorat en ingénierie. Ils travailleront avec nous à développer des approches spécifiques pour le contexte des PME manufacturières», explique Pascal Forget, professeur au Département de génie industriel de l’UQTR et cotitulaire de la Chaire ULIM.

«Les entreprises veulent tirer avantage des nouvelles technologies et des pratiques de gestion innovantes, mais elles font face à plusieurs difficultés. Si le financement est un enjeu récurrent, celui du personnel qualifié est aussi à prendre en considération. C’est encore plus vrai du côté des PME manufacturières, qui ont souvent du mal à évaluer leurs besoins et à maîtriser les outils de l’industrie 4.0. Nos travaux visent à adapter ces solutions à leur contexte, en mettant au point des prototypes dans notre usine-laboratoire», ajoute-t-il.

Cette usine-laboratoire comporte un plancher manufacturier de 30 000 pieds carrés, ce qui permet aux chercheurs de mener des expérimentations en contexte réel. Véritable vitrine d’exploration technologique, cette infrastructure suscite l’intérêt de nombreux partenaires en raison de son orientation industrielle.

«Le lancement de la Chaire en juin 2021 a été rendu possible grâce à un partenariat de recherche avec l’entreprise Noovelia. Celle-ci nous avait consenti 500 000 dollars sur cinq ans pour que nous élaborions notre projet pilote d’usine intelligente. La fabrication de technologies connectées et le développement de solutions logicielles sont au coeur de ses activités. Or, ces thèmes recoupent également les travaux de recherche et de transfert effectués par l’UQTR et le Cégep de Drummondville, qui collaborent de manière interodres via les activités du CNIMI», rappelle le professeur.

En plus de M. Forget, l’équipe professorale responsable des travaux sera composée des autres cotitulaires de la Chaire ULIM (Marc-André Gaudreau, professeur au Département de génie mécanique de l’UQTR, et Jean-François Audy, professeur au Département de management de l’UQTR), ainsi que de Sébastien Gamache, professeur au Département de génie industriel de l’UQTR, et de Yan Bourgeois, enseignant au Département de génie mécanique du Cégep de Drummondville.

Cinq projets aux retombées concrètes

Le premier projet entrepris par la Chaire ULIM concerne la gestion intégrée et intelligente des opérations. Le but est de mettre en place un système de planification des ressources d’entreprise (ERP) adapté à la réalité des PME manufacturières.

Le second projet consiste à implanter un magasin automatisé qui exploite les outils de l’industrie 4.0. Pour faire face aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, les PME manufacturières doivent optimiser la gestion de leur inventaire. Pour y parvenir, les chercheurs examineront différentes architectures et technologies d’entreposage.

Le troisième exploite la notion de jumeau numérique. Ce modèle virtuel s’appuie sur les données du plancher de production, et permet de simuler la performance d’équipements physiques existants. Le projet permettra de développer un dispositif d’aide à la décision pour la gestion des outillages.

Le quatrième projet vise à développer des tableaux de bord de gestion connectés. Ces outils visuels assurent le suivi des opérations, facilitent l’analyse de données et permettent d’utiliser les ressources de manière efficiente. La finalité du projet est de proposer un aménagement visuel adapté pour les PME.

Enfin, le cinquième a pour objectif de créer une plateforme virtuelle de modélisation et de formation, qui portera sur les enjeux de la transformation numérique des manufacturiers. En utilisant une approche de jeu sérieux, les solutions technologiques seront présentées à l’utilisateur de façon virtuelle, afin de créer une expérience immersive qui lui permettra de les expérimenter. (CGM)

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