Elle ouvre un centre pour aider au développement des enfants

Elle ouvre un centre pour aider au développement des enfants
Marie-Christine Jutras-Côté a réalisé son rêve d’ouvrir un centre de développement pour enfants à Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)

ENFANCE. Dès sa sortie des bancs d’école, Marie-Christine Jutras-Côté avait un rêve : offrir un environnement propice au développement des enfants afin de les aider à devenir plus autonomes, plus fonctionnels, pour qu’ils puissent développer leur plein potentiel. Il y a quelques semaines, le centre de développement pour enfants Grandissons a ouvert ses portes sur le boulevard René-Lévesque, à Drummondville.

Le rêve a débuté en 2014. À la suite de l’obtention d’une maîtrise en ergothérapie, Marie-Christine Jutras-Côté a cumulé les emplois sans nécessairement trouver chaussure à son pied.

«J’ai œuvré au sein du CLSC, en santé mentale, dans les écoles. Ça ne me rejoignait pas. Je commençais à perdre la flamme. J’ai profité de mon congé de maternité pour amorcer mon projet et, aujourd’hui, je ne regrette rien et je suis très fière de mon centre», a expliqué la femme de 34 ans.

L’ergothérapie est une aide à rendre les enfants plus autonomes en évaluant leur niveau cognitif.

«On évalue ce que l’enfant doit être en mesure de faire selon son âge, c’est ce qu’on appelle l’occupation. Par la suite, on vient aider l’enfant sur ces défis. La collaboration des parents est essentielle, car entre deux rencontres, il faut continuer de travailler sur les défis. On établit des stratégies pour faire avancer le jeune», a précisé Mme Jutras-Côté.

L’espace de travail a été pensé pour que tout un chacun puisse y retrouver ce dont il a besoin, mais surtout afin de pouvoir observer l’enfant dans diverses situations.

«Il y a des zones de jeu, mais aussi un coin plus zen. Il n’y a pas de surstimulation. C’est adapté pour la clientèle 0-12 ans, mais le noyau se situe de 3 à 8 ans. C’est en interagissant avec eux qu’on peut trouver les difficultés qui viennent brimer l’autonomie de l’enfant», a ajouté l’entrepreneure qui est elle-même mère de deux enfants en bas âge.

Le centre est représenté par un hérisson, une belle représentation de la jeunesse selon Mme Jutras-Côté.

«On ne sait pas comment prendre les enfants. Ils peuvent piquer, comme le hérisson, quand ils rencontrent des défis dans la vie. Mais quand on prend le temps de bien les connaître, on se rend compte qu’ils sont doux. Ils arrivent ici avec ou sans diagnostic. Mon but c’est de les aider à s’épanouir dans la vie.»

Des projets pour le centre Grandissons

Pour le moment, l’ergothérapeute est seule dans l’entreprise, mais elle entrevoit déjà d’améliorer le centre en y intégrant d’autres corps de métier.

«J’ai déjà un bureau de libre pour accueillir une personne en réadaptation, en orthophonie ou même en ergothérapie! Idéalement, j’aurais eu le double de superficie, mais il fallait commencer quelque part. Les besoins sont là, il y a des listes d’attente», a expliqué Mme Jutras-Côté.

Le centre de développement pour enfants Grandissons voit grand. Des cours personnalisés, des approches de groupe et même des fêtes d’enfants pourraient venir compléter l’offre du centre.

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