«Je veux transmettre la culture du soulier» – Pierre-Luc Vigneault

«Je veux transmettre la culture du soulier» – Pierre-Luc Vigneault
Pierre-Luc Vigneault transmet sa passion pour les souliers tout en gérant son entreprise. (Photo : Ghyslain Bergeron)

AFFAIRES. Plus que jamais, le marché est influencé par la culture du web, les modes et les associations entre les vedettes de tous horizons avec des produits divers. Pierre-Luc Vigneault a développé une passion pour les souliers et créé son entreprise drummondvilloise, The Hypeclub, à seulement 19 ans.

Vers l’âge de 13 ans, Pierre-Luc Vigneault avait déjà commencé à s’intéresser au commerce d’achat et de revente alors qu’il collectionnait les cartes de hockey. Le temps a passé et sa passion pour les affaires n’a fait qu’augmenter.

«J’aime la mode et les influences. Je m’identifiais à ces vagues et c’est ce qui m’a amené au «Sneaker Con», une convention de revendeurs de souliers qui proviennent de partout dans le monde. J’ai été intrigué et c’est aussi là que j’ai acheté ma première paire de souliers, des Yeezy 350 d’Adidas, dont le design a été fait par Kanye West», raconte le jeune entrepreneur qui avoue avoir payé 700 $ pour ses souliers.

Lentement, Pierre-Luc Vigneault apprend les rudiments et les subtilités du métier avant de se lancer officiellement en affaires.

«J’étais à Montréal et, sur la rue, un gars a voulu m’acheter mes (souliers) Yeezy que j’avais dans les pieds! C’est à ce moment que j’ai vu qu’il y avait un marché et je me suis mis à fouiller sur le sujet», a ajouté M. Vigneault.

Le commerce de la rue Notre-Dame compte plus de 220 paires de souliers. (Photo : Ghyslain Bergeron)

À l’aide d’Instagram, Facebook et d’autres moyens de communication, il commence à vendre de plus en plus de souliers, ce qui pose un problème d’entreposage. «Ma mère ne comprenait pas pourquoi j’achetais autant de souliers! J’entassais ça, mais je savais que j’étais pour revendre mes stocks», a-t-il précisé.

Les affaires allaient si bien qu’il a décidé de tester un point de vente permanent sur la rue Saint-Pierre. «J’ai sous-loué le local à des connaissances pendant deux mois. À ma grande surprise, il y avait une file d’attente devant le magasin le jour de l’ouverture. Les gens avaient dormi sur le trottoir. Ça m’a fait chaud au cœur de voir ça. C’était encourageant.»

Même si Drummondville ne comprend pas encore la culture de ce type de commerce, un déménagement s’est amorcé vers la rue Notre-Dame. Avec l’aide d’un ami pour le lancement de l’entreprise et l’apport familial pour la préparation du local, Pierre-Luc Vigneault était prêt à envahir le marché québécois.

«Je veux transmettre la culture du soulier. Les gens ne comprennent pas pourquoi un soulier peut coûter 700 $ et qu’un identique va valoir 2000 $. Avec mon expertise, je peux faire l’éducation et expliquer les petits détails (logo, coutures, exclusivités) qui font qu’il y a une si grande différence», a précisé M. Vigneault.

La nouvelle place d’affaires expose plus de 220 paires de souliers différentes, dont la bannière Nike et la série Jordan. Il faut ajouter les éditions limitées et les collaborations spéciales qui font que les souliers deviennent des modèles qui sont ultras recherchés.

«Les gens se déplacent pour toucher et voir les produits. Il y en a de partout. Du même coup, ils s’assurent que ce sont des authentiques. Mes employés sont bien formés. Ici, il n’y a pas de contrefaçon, je vous rassure!», a-t-il conclu.

Des vêtements de collection, des articles «vintages» et des accessoires sont aussi en vitrine chez The Hypeclub Drummondville.

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