La Fondation Grantham dévoile les lauréats de l’année 2022

La Fondation Grantham dévoile les lauréats de l’année 2022
La Fondation est située à Saint-Edmond-de-Grantham. (Photo : Ghyslain Bergeron)

SAINT-EDMOND-DE-GRANTHAM. Les récipiendaires des prix de la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement pour l’année 2022 sont Heather Davis, Estelle Zhong Mengual, Gisèle Trudel et Stéphane Claude.

Pas moins de 100 artistes et chercheurs ont présenté un dossier. Plus de 45% de ces candidatures venaient de l’extérieur du Canada.

Heather Davis. (Photo: gracieuseté)

Deux lauréates ont été nommées dans le volet de la recherche. Canadienne, Heather Davis est professeure au Eugene Lang College of Liberal Arts de la News School à New York. En tant que chercheuse interdisciplinaire travaillant à l’intersection des humanités environnementales, des études médiatiques et de la culture visuelle, Heather Davis s’intéresse depuis plusieurs années à la façon dont la saturation des combustibles fossiles façonne la culture contemporaine. La résidence à la Fondation Grantham lui permettra d’entreprendre un nouveau livre intitulé Pétro-Time.

Pour sa part, Estelle Zhong Mengual est titulaire de la chaire Habiter le paysage. L’art à la rencontre du vivant à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle considère l’histoire environnementale de l’art comme une contre-histoire, une articulation possible entre arts visuels et questions environnementales pour transformer notre rapport, et plus précisément notre sensibilité, au monde vivant. À l’occasion de sa résidence à la Fondation Grantham, Zhong Mengual approfondira ce point de vue dans le but d’écrire et de publier un nouvel ouvrage accessible à un public élargi.

Estelle Zhong Mengual. (Photo: gracieuseté)

Un duo d’artistes-chercheurs a été sélectionné dans le volet de la création. Il s’agit de Gisèle Trudel et Stéphane Claude. Gisèle Trudel est artiste, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada MÉDIANE en arts, écotechnologies de pratique et changements climatiques.

Stéphane Claude est ingénieur de son, compositeur et chercheur responsable du secteur audio au centre d’artistes Oboro. Deux questions générales sous-tendent leur démarche et le travail qu’ils présenteront à la Fondation : comment la recherche-création peut-elle susciter des collaborations entre arts, sciences et communautés pour mettre en place une écotechnologie de pratiques émergeant dans un contexte de changements climatiques? Comment les données scientifiques des sols et des forêts peuvent-elles être expérimentées par l’intermédiaire d’installations artistiques immersives in situ?

Les chercheuses reçoivent chacune une bourse de 5000$ assortie d’une résidence d’un mois à la Fondation. Le duo d’artistes reçoit une bourse de 10 000$ assortie également d’une résidence d’un mois à la Fondation.

Gisele Trudel et Stephane Claude. (Photo: gracieuseté)

Piloté par Johanne Lamoureux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en muséologie citoyenne, le jury d’attribution des bourses réunissait les expertises de Sophie Bélair-Clément, artiste professeure à l’Université du Québec en Outaouais, Jean-François Bélisle, directeur et conservateur en chef du Musée d’art de Joliette, Suzanne Paquet, directrice du Département d’histoire de l’art et d’études photographiques de l’Université de Montréal et Bénédicte Ramade, critique, chercheuse et commissaire indépendante spécialistes des enjeux de l’anthropocène.

Le pavillon de la Fondation a été conçu par l’architecte Pierre Thibault. Il est situé au bord d’une petite rivière, dans un boisé, à l’orée d’une forêt à Saint-Edmond-de-Grantham. (EL)

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