L’impressionnante collection d’arcades de Miguel Marcoux

L’impressionnante collection d’arcades de Miguel Marcoux
Miguel Marcoux possède 22 machines dans le sous-sol de sa maison. (Photo : Ghyslain Bergeron)

MAGAZINE. Les plus vieux se souviendront de l’Arcade des Champions, du Nana France ou de la Hotdogerie. Trois lieux mythiques où le son des jeux vidéo était une musique aux oreilles des joueurs. L’avènement des consoles de jeu portatives a tué ce type d’entreprise, mais un Drummondvillois a décidé de remonter le temps et de créer sa propre arcade, dans son sous-sol.

Les lumières sont tamisées. La luminosité des écrans projette différentes couleurs dans la pièce. La cacophonie musicale des jeux d’arcades résonne. Miguel Marcoux se tient devant l’un de ses jeux préférés, Mortal Kombat, et pitonne frénétiquement afin d’anéantir son adversaire.

«Ma passion pour les jeux remonte vers l’âge de 11 ans. Je passais mes vacances à Old Orchard dans le Maine (États-Unis) et je m’amusais à ramasser les bouteilles vides sur le camping. Par la suite, j’allais échanger ça contre de l’argent et je me rendais à l’arcade qui se trouve près de la mer. Je dépensais mon butin dans les jeux vidéo. Le lendemain, je recommençais!», a lancé le joueur de 40 ans.

Les jeux de combat sont les préférés de Miguel Marcoux. (Photo Ghyslain Bergeron)

C’est avec les consoles de jeu Genesis, Sega et Nintendo que Miguel Marcoux a grandi. «L’arrivée des jeux intelligents a changé la donne. Les défis étaient plus grands et quand ils sont passés 8 à 16 bits, le monde des jeux est passé à une autre vitesse. Pour ma part, c’est le jeu NHL sur la console Xbox qui me passionnait le plus. J’ai beaucoup joué en ligne. Même si je me suis dirigé vers les arcades, il m’arrive de reprendre la manette pour jouer quelques parties», a ajouté M. Marcoux.

Lors de son adolescence, le collectionneur aimait bien rencontrer ses amis à l’Arcade des champions sur l’heure du midi. «Nous avions aussi nos samedis arcade. On passait l’après-midi en face des machines pour ensuite aller au cinéma le soir», a-t-il expliqué.

Les arcades maison

Ce n’est que récemment que Miguel Marcoux s’est intéressé aux jeux d’arcade dite ¾ en raison de leur taille légèrement plus petite que les machines conventionnelles. «Je m’étais fait des plans pour m’en faire une quand j’ai vu une arcade des Tortues Ninja neuve à vendre et à bon prix. J’ai alors sauté sur l’occasion», a raconté Miguel Marcoux, qui ne pensait jamais que c’était le début d’une nouvelle aventure.

Rapidement, le jeu s’est abîmé. C’est à ce moment qu’il a décidé de réparer lui-même l’arcade. C’est via YouTube qu’il a pu apprendre comment procéder. «En plus de la réparer, j’ai décidé de modifier la console. J’ai ajouté des boutons lumineux, mis de l’éclairage dans la marquise. J’aimais tellement ça les réparer que je me suis mis à acheter des machines usagées pour les réparer et les revendre», a-t-il confié.

L’arcade Tortue Ninja a été la première machine de Miguel Marcoux. (Photo Ghyslain Bergeron)

À ce jour, le passionné compte environ 22 arcades, quatre machines à boules, un jeu de course et une table de hockey avec dôme. «Ça me fait environ 25 000 jeux en tout. Mes préférés restent les jeux de combat, car ça stimule les réflexes et j’aime la rapidité d’exécution. Il y en a partout, j’ai même commencé à envahir la salle de lavage! Je suis chanceux, car ma conjointe et mon fils de 10 ans embarquent dans ma folie. On se fait des jeudis arcade en famille. J’aime aussi recevoir plein d’amis, mais avec la COVID, je n’ai pas pu le faire autant que je voulais», a raconté M. Marcoux qui estime sa collection à environ 35 000$.

Des projets futurs

Malgré l’imposante collection qui est l’une des seuls du genre au Québec, peut-être même au Canada, M. Marcoux caresse le rêve de mettre la main sur un jeu qui se fait rare. «J’aimerais acquérir un jeu de soccer avec un dôme. Je sais qui en possède un, mais il ne veut pas me le vendre! Peut-être un jour. J’espère aussi acheter une deuxième console de jeu de course de voitures afin de créer une compétition entre deux joueurs ici même. Pour le moment, je dois jouer en ligne pour courser contre de vrais adversaires. Un jeu de dard électronique pourrait venir combler mes désirs», a-t-il énuméré.

Finalement, Miguel Marcoux a découvert le média social Twitch sur lequel il compte publier des vidéos. «Je serais le seul francophone à le faire dans ce domaine, car ceux qui en font sont tous anglophones. Je vais faire des «lives» de mes jeux pour partager ma passion, mais aussi émettre des commentaires et donner des trucs aux «gamers», a lancé en conclusion M. Marcoux.

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