Les Autodromes Drummond et Granby ainsi que le GP3R s’associent

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Par Louis-Philippe Samson
Les Autodromes Drummond et Granby ainsi que le GP3R s’associent
L'autodrome Drummond, l'Autodrome Granby et le Grand Prix de Trois-Rivières s'associent pour la présentation d'une toute nouvelle épreuve. (Photo : Daniel Mailhot, Autodrome Drummond)

COURSE AUTOMOBILE. L’Autodrome Drummond, l’Autodrome Granby et le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) se sont associés pour proposer, en 2021, la première épreuve de voitures de terre battue sur circuit routier de l’histoire de l’épreuve mauriçoise.

Pour Yan Bussière, promoteur de l’Autodrome Drummond, cet événement représente une occasion en or de faire connaître les circuits de Drummondville et Granby à un nouveau public.

«L’Autodrome Granby et moi, on y voit une opportunité de faire connaître nos pistes de course sur terre battue encore plus à une clientèle qui connait plus les compétitions sur asphalte. C’est une première historique, parce qu’il n’y a jamais eu aucun bolide modifié qui a coursé sur l’asphalte en circuit routier. Il y avait déjà eu des compétitions sur des ovales d’asphalte dans les années 1980 environ», a commenté M. Bussière.

Cette union a pu avoir lieu grâce à l’absence des écuries américaines du GP3R, en raison des contraintes aux frontières liées à la COVID-19. Cette absence a créé des ouvertures dans l’horaire qui ont permis la naissance de cette compétition.

«On a une bonne entente avec Dominic Fugère, le directeur général du GP3R. On veut faire de cet événement un événement annuel. On profite un peu de la COVID pour se réinventer. Le fait que les Américains ne pouvaient pas venir au GP3R, Dominic a vu l’opportunité. C’est un gars qui connait la terre battue et nos bolides et il trouve ça vraiment spectaculaire. Alors, pourquoi ne pas l’essayer?», a proposé Yan Bussière.

Le rôle des circuits de Drummondville et Granby est surtout d’encadrer le déroulement de la course par l’adaptation des règlements et des voitures en plus de la promouvoir auprès de leurs publics.

«Notre rôle est de faire la promotion de l’événement et de l’organiser. Personnellement, je m’occupe avec plusieurs personnes des règlements pour savoir comment bien adapter l’épreuve et les bolides. L’objectif est d’uniformiser le tout pour que les pilotes puissent modifier leurs voitures sans trop débourser et que ça soit plaisant. Il ne faut pas que ça soit trop compliqué non plus parce que les courses sur la terre battue reprennent la semaine suivante», a évoqué le promoteur de l’Autodrome Drummond.

Virage à droite

La transition des ovales de terre battue vers un circuit routier d’asphalte ne sera pas une mince affaire pour les pilotes. Les véhicules de terre battue ne sont pas conçus pour effectuer des virages à droite. Les équipes devront donc modifier leur bolide en prévision de l’épreuve. Ce sont les moteurs de la catégorie Sportsman qui seront utilisés lors du GP3R dans des voitures de la catégorie Modifié.

«Ce ne sont pas des bolides qui sont faits pour tourner à droite du tout. Les voitures seront adaptées pour être capables de tourner à droite et faire partie d’un événement majeur. Ce sera équitable pour tout le monde. Nos vedettes de la série Modifié vont courser avec des moteurs de Sportsman dans leur bolide pour la plupart. On ne pouvait pas prendre les moteurs modifiés et risquer de les briser. Ce sont des moteurs conçus pour tourner à gauche seulement. Les moteurs Sportsman sont déjà utilisés dans d’autres compétitions sur asphalte en plus», a expliqué Yan Bussière.

Des pilotes expérimentés et bien connus, tels que Raphaël Lessard, Andrew Ranger et Marc-Antoine Camirand tenteront leur chance dans cette nouvelle épreuve. Ils se mesureront à une trentaine d’autres pilotes, dont plusieurs recrues du circuit Sportsman.

L’épreuve des voitures de terre battue se tiendra sur trois jours entre les 13 et 15 août, une autre première pour les équipes participantes qui ont l’habitude de tout faire en une journée.

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