«Drummondville est la capitale de la concertation» – Dominic Martin, directeur d’Intro Drummondville

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Par Marilyne Demers
«Drummondville est la capitale de la concertation» – Dominic Martin, directeur d’Intro Drummondville
Dominic Martin, directeur d’Intro Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)

DOSSIER. Drummondville est une terre d’accueil de choix pour les nouveaux arrivants et compte aujourd’hui des leaders issus de différents horizons au sein de sa communauté, prône Intro Drummondville. L’organisme est d’avis que la concertation du milieu aura permis à la Ville de se démarquer en matière d’immigration.

Au cours des dernières années, les différents acteurs appelés à intervenir auprès des personnes issues de l’immigration se sont davantage unis afin de mieux intervenir. «Personne ne travaille en silo, on travaille ensemble. On veut bâtir un milieu de vie enrichissant, entreprenant, sécuritaire et inclusif à Drummondville. On veut créer un espace où chaque citoyen peut développer son plein potentiel. C’est une vision partagée par l’ensemble des intervenants. Comme tout le monde va dans cette même direction, c’est une culture qu’on instaure à Drummondville», soutient Dominic Martin, directeur d’Intro Drummondville, anciennement connu sous le nom du Regroupement Interculturel de Drummondville (RID).

«On entend souvent que Drummondville est la capitale du développement. J’aurais envie de dire que Drummondville est la capitale de la concertation. Je pense qu’avec le leadership qu’on a, qui sait si d’ici trois ans, Drummondville ne sera pas un modèle à suivre», ajoute-t-il.

En 2020, la Ville de Drummondville a conclu un important partenariat avec Intro Drummondville, notamment pour la mise œuvre de son plan d’action en immigration. Dans le cadre de cette entente, l’organisme a été appelé à offrir un programme de formation et d’accompagnement auprès des organismes du milieu afin de mieux les outiller à réaliser leur mission respective auprès des personnes immigrantes.

Différents organismes peuvent également se prévaloir d’un service d’interprétariat, dont le Centre de services scolaire des Chênes, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. «On fait un travail tentaculaire», souligne Dominic Martin.

Accompagnement et jumelage
Depuis juillet dernier, Intro Drummondville offre aux personnes immigrantes admises depuis moins de 12 mois en sol québécois un programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration. Un plan d’action individualisé est mis en place avec la personne immigrante.

Quelques employés de l’organisme Intro Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«La personne est attitrée à un conseiller qui fait un plan d’action pour favoriser son intégration et l’aider à retrouver une autonomie le plus rapidement possible. On est automatique dans l’action. Par exemple, dans le plan d’action, si la personne mentionne qu’elle ira à la bibliothèque pour participer à tel type d’action au troisième mois, on peut y revenir avec elle, explique Dominic Martin. Ça prend un accompagnement soutenu et personnalisé dès la première année et Intro Drummondville l’offre. J’ai hâte de voir le résultat dans les prochaines années.»

Par ailleurs, à travers les services offerts par l’organisme qui vise à faciliter l’intégration des nouveaux citoyens québécois et d’amener les Drummondvillois à les accueillir depuis 28 ans, son directeur souligne les bienfaits du jumelage interculturel. «Quand tu jumèles deux personnes, ils n’ont pas le choix de se parler et de faire des activités. En fin de compte, tu vois que les personnes, avant d’avoir la peau noire, basanée ou blanche, ils ont un cœur. Ça diminue énormément la barrière de préjugés et le sentiment d’insécurité de part et d’autre», mentionne Dominic Martin.

«Ça augmente aussi une confiance linguistique chez les deux parties. On a une inquiétude avec la disparition de la langue française. Quand tu es jumelé, tu t’amuses en français. Le Québécois d’origine va voir que la personne immigrante parle en français, et cette dernière peut pratiquer le français. C’est très enrichissant. Mon rêve serait qu’automatiquement, une personne qui arrive à Drummondville soit jumelée avec un membre de la communauté d’accueil», poursuit-il.

Chaque année, Intro Drummondville rencontre entre 600 et 700 nouvelles personnes à travers ses différents services.

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