Retourner ou non son enfant à l’école

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Par Jean-Pierre Boisvert
Retourner ou non son enfant à l’école
L’école aux Quatre-Vents, où Claudine Robert est directrice adjointe, est l’une des écoles primaires qui accueilleront les élèves lundi prochain. (Photo : Archives)

Le choix de retourner ou non ses enfants à l’école peut être une question stressante pour certains parents et quelques considérations sont ici proposées par Claudine Robert, orthopédagogue à la Commission scolaire des Chênes (CSDC).

Au moment où le gouvernement Legault rouvre les écoles primaires ainsi que les classes maternelles, ce qui aura lieu lundi prochain à Drummondville, après presque deux mois de confinement imposé par la lutte à la pandémie de COVID-19, le choix est laissé aux parents.

«En premier lieu, tient-elle à préciser, ce n’est pas moi qui suis la mieux placée pour dire aux parents quoi faire. Ce sont eux les meilleurs juges pour savoir ce qui est le mieux pour leurs enfants. Je sais que certains se questionnent sur la sécurité sanitaire dans les écoles, mais il faut savoir que tout sera mis en place pour assurer cette sécurité, ça c’est certain».

Ce sont surtout les enfants en «difficulté scolaire» qui sont sujets à questionnement. «Pour ceux-là, il est suggéré de les envoyer à l’école, dit-elle en pesant bien ses mots. Nous faisons que le suggérer, en raison évidemment de l’encadrement habituel à l’école. Ce qui ne veut pas dire que les parents qui vont choisir de garder leurs enfants à la maison, pour une raison médicale ou autre, vont faire un mauvais choix. Ils devront toutefois les accompagner dans leurs travaux scolaires. Les parents ne sont pas des profs mais ils auront à jouer un rôle de facilitateur. À ce titre, du matériel leur sera envoyé par l’école pour bien les diriger dans l’accomplissement de ces travaux».

Est-ce que les profs auront à faire le même travail deux fois, une fois pour les élèves en classe et une autre pour les élèves à la maison? «Non. Ce sont des professeurs différents qui s’occuperont du contenu pour le travail à la maison en étroite collaboration avec les enseignants à l’école. Il y a déjà beaucoup d’échanges entre les profs pour que le meilleur suivi possible soit assuré. On voit déjà que les profs sont créatifs et de belles initiatives sont prises sur cette question», avance Claudine Robert, qui est également directrice adjointe à l’école aux Quatre-Vents.

Étant donné que la consigne de la distanciation de deux mètres doit être respectée en classe, on peut s’attendre à ce qu’il y ait un besoin de locaux supplémentaires. «Oui, mais ça va dépendre du nombre d’élèves qui opteront pour le retour à l’école. Au niveau de la Commission scolaire des Chênes, on prévoit que plus de 50 % de nos élèves se présenteront à leur école le 11 mai. Ce sera à voir. Nous attendons d’avoir le décompte précis pour regarder ça. Peut-être que la salle de la bibliothèque ou des aires communes pourront être utilisées. Le transfert de certaines classes dans les écoles secondaires sera une solution de dernier recours», affirme-t-elle.

Dernier point important : les parents pourront changer d’idée. «Oui, si un parent qui a d’abord décidé de garder son enfant à la maison change d’idée et veut l’envoyer en classe, il pourra le faire en avisant son école une semaine d’avance. À l’inverse, si un parent décide de ne plus envoyer son enfant à l’école, cela pourra se faire plus rapidement».

Claudine Robert rappelle enfin que l’école est obligatoire au Québec, que ce soit par l’enseignement à la maison ou en classe.

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