«Les mesures ne sont pas assez sévères pour les voyageurs» – Jasmin Lupien

«Les mesures ne sont pas assez sévères pour les voyageurs» – Jasmin Lupien
Les voyageurs qui entrent au pays n’ont pas à passer de test de dépistage de la COVID-19. (Photo : Unsplash)

VOYAGE. Fraîchement débarqué au Canada, Jasmin Lupien estime que les mesures mises en place pour les voyageurs arrivant au pays ne sont pas assez strictes, si l’on veut éviter la propagation du coronavirus. 

Malgré de nombreuses mésaventures, Jasmin Lupien a finalement réussi à embarquer dans l’avion qui faisait la liaison Madrid — Montréal, le 24 mars dernier.

Après un séjour dans le deuxième pays européen le plus touché par la pandémie, on lui a demandé s’il avait des symptômes de la COVID-19 et c’est à peu près tout. On l’a laissé filer de l’aéroport de Montréal jusqu’à Drummondville.

Ian Yaworski, qui est revenu du Maroc le 20 mars dernier, tient le même discours : «On ne nous a absolument rien demandé, ni au Maroc, ni en France, ni à notre arrivée à Montréal… C’est un peu bizarre compte tenu de la situation».

Jasmin Lupien, qui dit suivre à la lettre les consignes de quarantaine, raconte son retour au Canada : «On était tous collés dans l’avion. Il devait avoir une trentaine de sièges libres sur 300. Si quelqu’un avait le coronavirus dans ce vol, plusieurs ont aussi dû le contracter. Arrivé à Montréal, on m’a demandé si j’avais des symptômes. On m’a donné un dépliant avec l’information concernant la COVID-19 et je suis parti chez moi en voiture avec la famille de Rémi Pellerin».

«Le gouvernement du Québec prend de bonnes décisions à l’interne pour éviter la propagation du virus, mais sachant que la plupart des cas arrivent de l’étranger, je trouve que les mesures ne sont pas très sévères pour les voyageurs. Par exemple, on aurait pu avoir des masques dans l’avion», ajoute-t-il en répétant que l’Espagne est comme une «zone de guerre» en ce qui a trait à la pandémie.

Dans le vol de rapatriement, Jasmin Lupien a rencontré des Québécois originaires de Chicoutimi. «Comme ils habitent loin, ils dormaient dans un hôtel à Montréal en revenant de l’Espagne. Puis le lendemain, ils devaient prendre un autobus qui faisait Montréal-Chicoutimi», laisse-t-il tomber, surpris.

«On met en place des mesures assez drastiques qui ont des répercussions économiques énormes. D’un autre côté, les voyageurs débarquent à Montréal et n’ont pas à prendre plus de précautions que ça. À mon humble avis, il faudrait plus de contrôle», conclut Jasmin Lupien, lors d’un entretien téléphonique avec L’Express.

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