Qu’une poignée de citoyens a participé à la tribune publique

Qu’une poignée de citoyens a participé à la tribune publique
Le sujet de la troisième tribune publique était l’offre en habitation à Drummondville. (Photo : Ghyslain Bergeron)

HABITATION. Le sujet de l’heure est sans aucun doute la pénurie de logements. Pourtant, seulement une quinzaine de citoyens se sont déplacés jeudi soir pour la tribune publique organisée par la Ville Drummondville à propos de l’offre en habitation dans la ville.

Tous étaient invités à se prononcer sur l’offre en habitation sur le territoire. La Ville de Drummondville, qui planche actuellement sur l’élaboration d’une politique d’habitation, désirait connaître les besoins et les suggestions des citoyens.

Force de constater qu’il manque de studios, d’appartements trois et demi, cinq et demi et même sept et demi. Bref, il manque de tout. Le taux d’inoccupation, qui tourne autour de 1,1%, est à son plus bas bas depuis 10 ans.

Nouvelles problématiques

Comme la demande est élevée, le prix des logements augmente sans cesse et les propriétaires sont plus exigeants et sélectifs. Cette problématique a été soulevée par Dominique Taillon, qui intervient régulièrement auprès d’une clientèle sans domicile fixe dans le cadre de son emploi à La Piaule.

«Mon constat des dernières années est qu’il y a beaucoup de personnes seules qui ont de la difficulté à trouver un toit, car les prix sont élevés et que les propriétaires en demandent toujours plus : enquête de crédit, endosseur, références, etc.», a-t-elle expliqué. Elle aimerait qu’une ressource soit mise en place, par la municipalité, pour outiller les propriétaires qui ont des problèmes avec leurs locataires.

À cela, David Bélanger, directeur général de l’Office d’habitation Drummond (OHD) a suggéré : «À Sherbrooke, il existe un regroupement pour les propriétaires immobiliers. Ça permet d’échanger l’information plus facilement entre eux».

«Nous sommes plus exigeants, car nous ne sommes pas bien protégés face à la Régie du logement», a lancé un promoteur immobilier, qui croit que le point ne relève pas du palier municipal, mais plutôt provincial.

«Il faut densifier»

Robert Binet, qui construit près de 300 logements dans le quartier du Vigneron, croit que la Ville de Drummondville aurait intérêt à permettre davantage la densification.

Ce dernier aimerait construire plus de logements par mètre carré de terrain, mais ses idées de grandeur sont parfois freinées par des règlements municipaux.

«On ne sera jamais capable de mettre un logement neuf à 600$ sur le marché, mais plus on va densifier, moins nos unités vont coûter cher. C’est aussi simple que cela. La densification permet également d’offrir plus de services aux citoyens tels que le transport en commun, les commerces de proximités, etc.», explique M. Binet.

Voici quelques suggestions soulevées afin d’améliorer l’offre en habitation à Drummondville: la construction de résidences pour étudiants, offrir une subvention aux propriétaires voulant rénover d’anciens bâtiments et imposer un pourcentage de logements sociaux dans les bâtiments neufs.

Un deuxième sujet était prévu à l’ordre du jour: les loisirs à Drummondville. À l’exception d’un seul citoyen qui aimerait que la ville retente sa chance pour l’obtention des Jeux du Québec, personne ne s’est exprimé sur la thématique.

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