Drummondville veut conserver, voire augmenter, son couvert forestier

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Par Marilyne Demers
Drummondville veut conserver, voire augmenter, son couvert forestier
Un inventaire des arbres urbains a permis d’en dénombrer 7 000 à Drummondville. La Ville estime qu’elle en aura géoréférencés près du double à terme. (Photo : Ghyslain Bergeron)

ENVIRONNEMENT. Au moment où divers projets de développement immobilier en cours sur le territoire drummondvillois sont critiqués, la Ville vient d’adopter sa première politique de l’arbre.

Le document d’une quinzaine de pages a comme objectif d’orienter et de déterminer la place de l’arbre en ville. La zone urbaine, ciblée dans cette politique, représente 23% du couvert forestier.

Sachant qu’au total, c’est 46 % de la superficie de Drummondville qui est sous un couvert forestier, un plan de conservation des milieux naturels verra le jour en 2021. Les terrains se trouvant à l’extérieur du périmètre urbain, incluant les milieux humides, y seront ciblés.

Le plan de conservation des milieux naturels sera lié à la politique de l’arbre, laquelle compte cinq axes d’interventions. Parmi eux, la Ville souhaite conserver et protéger les milieux sensibles, qui regroupent environ 1 000 kilomètres de bandes riveraines en plus des milieux humides.

Les boisés urbains et périurbains sont aussi concernés. Pour ce qui est de la Forêt Drummond, compte tenu de sa faune, différents traitements de rajeunissement seront prodigués pour fournir différents types d’habitats. Ainsi, des efforts de conservation associés aux travaux forestiers seront mis de l’avant.

Si le Boisé-de-la-Marconi possède le statut de réserve naturelle, la Ville mentionne que d’autres boisés pourraient faire l’objet de mesures de conservation et être aménagés de façon durable. De nouveaux vergers urbains pourraient être instaurés.

L’indice de canopée sera augmenté sur le territoire. Davantage d’arbres seront plantés, notamment lors de la construction ou la réfection de nouvelles rues, de pistes cyclables, d’édifices publics et de stationnements. La présence d’arbres sera bonifiée dans les parcs et les espaces verts.

Les terrains vacants non aménagés devront être reboisés si aucun projet de développement n’est prévu. À titre d’exemple, la Ville mentionne l’ancien site d’enfouissement dans le secteur Saint-Nicéphore où ont été plantés 21 000 arbres en 2014.

Tel qu’indiqué dans la politique de l’arbre, la planification des interventions sera améliorée, entre autres grâce à un inventaire informatisé des arbres publics permettant d’identifier les essences et les travaux à réaliser. Les pratiques d’entretien arboricoles seront encadrées. La Ville accroîtra également les activités d’information et de sensibilisation liées au patrimoine arboricole auprès de ses partenaires et des citoyens.

Rappelons que la population a été mise à contribution dans l’élaboration de la politique de l’arbre. Un sondage en ligne a notamment été réalisé auprès de quelque 300 personnes en novembre dernier. Des commentaires et des suggestions ont été recueillis avant la présentation de la version finale.

«Santé physique et mentale, changements climatiques, valeur foncière, apaisement de la circulation, biodiversité, gestion de l’eau pluviale et îlots de chaleur, patrimoine et esthétique de nos quartiers, etc. : les arbres contribuent positivement à tous ces enjeux. En ce sens, il est essentiel de mieux s’en occuper et cela commence avec cette nouvelle politique», indique le président de la Commission de l’environnement et conseiller municipal du district 5, John Husk.

Le premier plan d’action découlant de la politique de l’arbre sera dévoilé en avril. Des actions concrètes et des échéanciers y seront présentés.

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