Un parcours qui me qualifie pour devenir maire (Tribune libre)

Un parcours qui me qualifie pour devenir maire (Tribune libre)
Tribune libre. (Photo : Illustration, L'Express)

TRIBUNE LIBRE. J’ai récemment pris la décision de me présenter à la mairie de Drummondville à la suite de l’annonce du départ du maire actuel, le 31 janvier prochain. Bien que la campagne électorale à venir me permettra de faire part à la population des idées, projets et façons de faire que je souhaite pour Drummondville, il m’apparaît important, aujourd’hui, d’expliquer à la population en quoi mon parcours de vie diversifié peut constituer un atout pour Drummondville.

Natif du quartier Saint-Jean-Baptiste, je suis issu d’une famille très modeste. Cela ne m’a pas empêché, à 21 ans, de me lancer en affaires avec 400 $ en poche en achetant une petite entreprise de tonte de pelouse.  Deux années après, 1980, j’ai fondé le Groupe Carrier et le Centre de jardin Alain Carrier. C’est là que tout a commencé. J’ai dû prendre d’importantes décisions qui auront permis au Centre de jardin, au fil des années, de devenir l’une des plus grandes entreprises d’aménagement paysager dans la région et au Québec.

Au cours des années, cette croissance a d’ailleurs été récompensée par trois Napoléon de la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond et par un des plus prestigieux prix dans le domaine, soit celui de l’Ordre du Mérite du commerce du détail du Québec. En 1999, le Groupe Carrier a fait l’acquisition d’un concessionnaire Bombardier (Performance NC) de Saint-Germain-de-Grantham et c’est comme ça qu’a débuté mon aventure dans le secteur des transports motorisés avec l’ajout, par la suite, de plusieurs autres commerces du genre un peu partout au Québec.

Avec les années, j’ai su m’entourer d’une équipe formidable qui compte aujourd’hui plus de 300 personnes au sein de 10 entreprises incluant les Jardins Saint-Laurent, un projet domiciliaire à Drummondville de plus de 4 millions de pieds carrés. Il faut être ambitieux, travaillant, avoir un peu de chance et surtout avoir confiance en soi. Il faut aussi avoir l’appui de ceux et celles qui nous entourent.  Bref, je suis un peu à l’image de ces très nombreux entrepreneurs qui ont fait et font aujourd’hui le succès de Drummondville en contribuant à son excellente réputation.

C’est vrai, j’ai eu du succès en affaires, mais je garde toujours les deux pieds sur terre en me rappelant mes débuts modestes. J’ai toujours eu du respect pour mes employés et cela m’a servi, car c’est à cause d’eux et leurs appuis sans faille que nous sommes une des plus grandes compagnies privées du sport récréatif au Canada et parmi les plus grandes en Amérique du Nord chez BRP. Être à l’écoute des employés, les féliciter et les récompenser, cela abouti indéniablement aux succès d’une entreprise. C’est ce que je veux faire avec les employés de la Ville, si on me donne ce privilège.

Je suis propriétaire du Centre de Jardin Alain Carrier et j’ai aussi une compagnie qui développe rues et des services publics dans Drummondville pour plusieurs millions de pieds carrés. D’ailleurs, concernant ces terrains, j’ai fait récemment la demande de développement auprès de la Ville. Vous comprendrez que si je suis élu à la mairie de Drummondville, je vais me retirer non seulement de la gestion de mes affaires, mais je suspendrai tout développement ou demande tant et aussi longtemps que je serai maire de la Ville dans le but d’éviter tout conflit d’intérêt apparent ou réel. Je serai au service de la Ville à cent pour cent et je le ferai de manière éthique.

En 2015, je me suis retiré du conseil d’administration du Groupe Carrier afin de profiter de la vie et de laisser toute la place à mes enfants, ce que l’on pourrait appeler une semi-retraite dans le but de me consacrer davantage à des causes qui me tiennent à cœur.

Le succès en affaires ne m’a pas empêché d’appuyer de nombreuses causes. Savoir redonner fait partie de mes valeurs, que ce soit à la Fondation Sainte-Croix/Heriot, la Tablée populaire, la Maison Verrier, le Centre Normand Léveillé, Partance, la Maison des femmes, le Centre de ressources pour hommes, le cancer du sein et celui de la prostate et de nombreux autres organismes et causes. Je souhaite garder cette sensibilité à titre de maire car les organismes communautaires constituent, à bien des égards, un service essentiel à offrir à notre communauté, particulièrement auprès des plus vulnérables. La Ville se doit de les appuyer ainsi que leurs centaines de bénévoles et même d’en faire plus. C’est une question de choix et de priorités.

En plus d’être un entrepreneur, j’ai également été conseiller municipal et maire de la municipalité de Grantham de 1985 jusqu’à sa fusion avec Drummondville en 1993, où j’ai continué à siéger sur le conseil municipal de la Ville pendant 2 années.  Cette expérience de la gestion municipale me donne une bonne connaissance du fonctionnement et de la dynamique d’un conseil municipal et d’une administration municipale. Pendant cette période, j’ai également eu l’occasion de siéger sur le conseil d’administration de la SDED ainsi que celui de la MRC de Drummond. Je sais donc dans quoi je m’embarque. Je ne me présente pas à la mairie de Drummondville sans connaissance ou expérience.

Comme vous avez pu le constater, mes 40 années d’expérience en excavation et mes 10 années en construction de rues et de réseaux publics pourront être mis en application au service de Drummondville. Mon expérience en urbanisme pourrait également servir à bonifier ce service de la Ville. Je souhaite donc contribuer, dans la continuité de ce qu’ont accompli Francine Ruest-Jutras pendant 26 ans et Alexandre Cusson au cours des 6 dernières années. Une continuité qui peut être vecteur de changement, d’amélioration et d’innovation. Bien entendu, je le ferai à ma manière, en travaillant en équipe comme je l’ai toujours fait, fort de mon bagage d’expériences variées. Ma conjointe depuis 39 ans, Marie-Chantale Laferté, mes 3 enfants et mes 5 petits-enfants, m’appuient dans ce projet ce qui me stimule davantage. Je souhaite mettre autant de passion à la Ville de Drummondville que je l’ai fait en affaires depuis 40 ans. Je veux écouter la population mais surtout agir pour qu’elle constate qu’elle aura été entendue. C’est ce qui compte à leurs yeux. Mes origines modestes me rappelleront toujours qu’il faut savoir se mettre à la place du citoyen si on veut vraiment progresser harmonieusement. C’est ce que j’entends faire avec toutes celles et ceux qui souhaitent le meilleur pour notre Ville. J’ai bien hâte d’entrer en action pour la Ville de Drummondville avec l’appui de la population.

Alain Carrier, aspirant candidat à la mairie de Drummondville

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