Ariane Moffatt revisite son intimité et son hypersensibilité

Ariane Moffatt revisite son intimité et son hypersensibilité
Ariane Moffatt sera à la Maison des arts le 7 novembre prochain. (Photo : gracieuseté)

MUSIQUE. Ariane Moffatt venait à peine de donner naissance à son troisième enfant, Georges, lorsqu’elle a été happée par un désir de créer. Petites mains précieuses, son sixième album est le résultat d’une connexion profonde avec elle-même.

Petites mains précieuses.

La photo de couverture du nouvel album d’Ariane Moffatt donne le ton à un esprit néo-seventies. «Elle a été prise dans mon lac, en Estrie. Le jeu de scintillement, comme une petite brillance sur l’eau, rappelle les années disco, raconte Ariane Moffatt. Je trouve que cette époque a quelque chose de très intimiste, chaud et humain. Je me suis inspirée de cette décennie musicale, car c’était cohérent avec ce que j’avais envie d’exprimer».

Lorsque son petit Georges est né prématurément, la chanteuse a senti qu’elle devait écrire. «J’ai eu une connexion profonde avec moi-même qui m’a donné envie d’écrire. Je m’amuse à dire que j’ai fait cet album sur les hormones», lance-t-elle.

Elle considère son sixième album comme très intimiste, féministe et fragile. «J’ai perdu toutes mes défenses. C’était le fun de ressentir ça», ajoute-t-elle.

En plus de revisiter son intimité, l’artiste laisse la place aux autres, grâce à des compositions à caractère plus social, comme La Statue. «J’ai écrit dans la période après le mouvement #metoo. La musique est pour moi une façon de me rallier aux gens et d’être solidaire aux sensibilités qu’ils vivent. Dans ce cas-ci, c’est une façon d’appuyer et de soutenir le courage de ces femmes-là», explique-t-elle.

Un trip qui défoule

Lorsqu’elle s’empare de la scène, Ariane Moffatt garde un ton intimiste. Mais, ceux qui iront la voir à la Maison des arts, le 7 novembre prochain, peuvent aussi s’attendre à danser. «Mon spectacle défoule. Certaines chansons vont faire danser. Nous sommes quatre sur la scène et l’esprit du band est vraiment palpable. J’avais ce besoin que la musique soit jouée par des gens», souligne-t-elle. Dans cette tournée qui a débuté il y a maintenant un an, Ariane Moffatt se réjouit «de développer une forme de profondeur avec le public».

En plus de jouer sur les scènes du Québec, Ariane Moffatt a lancé un nouveau projet musical, SOMMM, avec Étienne Dupuis-Cloutier (alias DRMS), un compositeur et multi-instrumentiste.

Ensemble, ils collaborent avec différents artistes. Jusqu’à présent, deux chansons ont vu le jour; une avec Fouki et l’autre avec LAF. «Le but est de sortir un EP (mini-album) d’ici le printemps. C’est très créatif comme projet et ça me fait du bien», laisse tomber l’ancienne coach à l’émission La Voix.

Créatrices, par Valérie Chevalier et Andréanne Gauthier.

Créatrices

Ariane Moffatt figure parmi les trente femmes choisies par Valérie Chevalier et Andréanne Gauthier pour faire partie de leur recueil, Créatrices. C’est une fenêtre privilégiée et intime sur l’univers de ces artistes, dans leur espace de travail, dans leur tête et dans leur cœur, pour révéler leur rapport très personnel à la création.

«Je me suis sentie choyée que l’on m’approche. On ne mettra jamais assez en valeur les femmes et leur sensibilité. C’était un cadeau de me retrouver parmi elles», précise-t-elle. C’est un long échange à propos de comment on vit notre création et notre vie d’artiste».

Partager cet article