Martin Champoux fait le point sur sa campagne électorale

Martin Champoux fait le point sur sa campagne électorale
Martin Champoux, candidat dans Drummond pour le Bloc québécois. (Photo : Ghyslain Beregeron)

ÉLECTIONS. Selon Martin Champoux, le candidat du Bloc québécois (BQ), les dernières semaines ont été remplies de belles rencontres où les gens se sont montrés de plus en plus réceptifs au message du parti d’Yves-François Blanchet.

À quelques jours du scrutin qui élira le prochain député pour la circonscription de Drummond, Martin Champoux a voulu faire le point sur sa campagne.

Le candidat bloquiste déplore de nombreuses distractions qui ont fait en sorte que plusieurs électeurs se sont désintéressés de ce qui aurait pu être une bonne occasion d’échanger des idées, des visions et des projets pour la société.

«Je comprends que certains candidats ont des plateformes difficiles à défendre, mais quand on adhère à un parti, on doit à nos électeurs d’en expliquer les positions. Mais encore faut-il les endosser… Par exemple, on ne peut pas se dire pro-environnement et défendre l’exploitation du pétrole des sables bitumineux», a déclaré M. Champoux.

«Brandir des épouvantails et faire des attaques personnelles, ça ne nous ressemble pas et ça ne ressemble pas à ce que les Québécois attendent de ceux qui aspirent à les représenter», ajoute-t-il. Rappelons que lors du dernier débat, Jessica Ebacher, candidate pour le Parti conservateur, a attaqué Martin Champoux puisqu’il réside à Sainte-Julie.

Les libéraux et conservateurs absents d’un débat

Deux débats étaient organisés pour les candidats de Drummond; l’un par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Drummond (CCID) et l’autre par le Cégep de Drummondville.

Alors que les candidats des quatre principaux partis étaient présents à celui de la CCID, William Morales — candidat libéral — et la conservatrice «n’ont pas daigné aller débattre» le lendemain devant plus d’une centaine d’étudiants, de professeurs et de citoyens au Cégep.

Cela est décevant, selon Martin Champoux. «Alors que nous tentons d’intéresser les jeunes à la politique et qu’ils nous implorent d’agir pour le climat, il m’apparaît inconcevable, voire irresponsable, d’ignorer une telle invitation. Dommage pour eux, ils ont manqué une belle occasion de faire valoir leurs points de vue auprès d’un groupe très intéressant».

À noter que William Morales avait confirmé sa présence avant de se désister le jour même et que la conservatrice avait décliné l’invitation.

L’environnement à cœur

Le BQ ne veut pas de pipeline au Québec et propose des alternatives écoresponsables pour une transition vers les énergies renouvelables.

Subventionner la recherche, faciliter l’accès aux voitures électriques tant neuves qu’usagées, investir dans des énergies renouvelables et revoir le système de péréquation pour récompenser les provinces qui ont un bon bilan écologique ne sont que quelques-unes des propositions bloquistes.

«Il m’apparaît tout à fait naturel que ceux qui polluent en paient les coûts. Ce n’est pas à ceux qui font des efforts environnementaux d’assumer les dégâts causés par l’Alberta et son pétrole», affirme Martin Champoux.

Le tourisme, un enjeu primordial

L’ancien directeur du marketing et du développement du Village québécois d’antan (VQA) souhaite aussi parler du développement touristique.

Selon M. Champoux, la région a besoin de grands projets pour attirer les touristes de partout. Il entend soutenir vigoureusement les initiatives qui seront mises de l’avant.

«Que ce soit par du financement récurrent pour aider aux opérations de nos attractions ou par des investissements dans des projets audacieux, les acteurs du milieu touristique pourront compter sur un allié fidèle, promet-il.  Je connais très bien les besoins de cette industrie, je les ai vécus de l’intérieur».

Une dernière semaine bien remplie

Le candidat bloquiste sent que la population est très réceptive à la proposition du BQ. La cote d’appréciation du chef Yves-François Blanchet, lui-même natif de Saint-Edmond et ancien député provincial de Johnson, y est pour beaucoup, selon Champoux.

«M. Blanchet a encore son ancien comté et sa région très à cœur. Il m’en a confié les rênes, mais m’a averti qu’il me garderait à l’œil», rigole M. Champoux.

Dans les prochains jours, le candidat du BQ continuera d’aller à la rencontre des électeurs et multipliera les occasions de promouvoir les idées de son parti, notamment en matière d’environnement et de développement économique régional.

Martin Champoux insiste sur le fait que c’est un privilège de pouvoir participer à l’exercice démocratique. Il invite toute la population à aller voter le 21 octobre et espère que les gens de Drummond lui accorderont une confiance. (EA)

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